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 Only women bleed [PV Vendini]

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MessageSujet: Only women bleed [PV Vendini]   Mer 17 Déc - 13:13

C’est un vampire qui entre dans un bar.

Voilà un début de blague typique. Sans doute une mauvaise blague. Mais attendez de voir la suite ! Elle est hilarante !

Donc, c’est un vampire qui entre dans un bar. Une vampire plus précisément. Or, cette vampire n’a fait que torturer et dominer ses victimes pendant plus de 400 ans.

Attendez ! Vous n’avez pas entendu le reste !

Donc, c’est une vampire dominatrice qui entre dans un bar…

Non, en fait c’est une mauvaise formulation.

C’est une vampire dominatrice… Qui entrera plus tard dans un bar… Mais qui a rencontré un homme dragon. Et cet homme dragon… L’a réduite en esclavage !




Kaboum tsss !




C’est à en pleurer de rire. A en pleurer surtout.

Ce n’est pas très drôle comme chute, mais terriblement inattendu. Un élément essentiel aux bonnes blagues.

Que faisait donc cette vampire dominatrice dans un bar, si loin de la maison de son maitre ? Eh bien je venais boire et réserver une chambre avant le lever du jour. Boire du sang évidemment. En temps normal j’aurais réquisitionné mon encas pour la journée, histoire de ne pas m’ennuyer (si vous voyez ce que je veux dire), mais j’avais interdiction formelle de « me divertir de la sorte » avec qui que ce soit. Ordre du maitre.

Au moins je pouvais sortir, chasser, et torturer quelques victimes. Je ne m’attendais pas à voir autant de liberté. Pas que je m’en plaigne, mais tout le monde avait de nombreux à priori sur l’esclavage, moi y compris.

Et je n’étais pas encore totalement au point avec ce que je pouvais ou ne pouvais faire à présent.
Donc, j’étais partie pour trouver un moyen chaste de me divertir toute la journée, cloitrée dans une chambre de cette auberge.

Que faisais-je ici, au fait, si loin de mon manoir et de la demeure de mon maitre ?

Du tourisme.

Pas dans ce monde, évidemment !

Chaque endroit correspondait à un lieu particulier de l’Envers. Il était donc plus facile de voyager dans mon monde pour me téléporter à un lieu différent de celui dans lequel j’évoluais habituellement.

J’avais déposé mon butin dans ma chambre, troqué mes vêtements Enverois pour une robe verte et un serre taille noir, gardant les chaussures à talon et les sous-vêtements de l’autre monde.
Mes lèvres arboraient un rouge sombre, accordés à mes cheveux, relevés négligemment pour contraster avec le côté sophistiqué de ma robe.

Ainsi accoutrée, je m’étais installée à une table au coin opposé à la porte afin d’avoir une vue sur toute la salle, attendant ma proie.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Ven 19 Déc - 3:23

Antonio Vendini, 36 ans, criminel ambitieux, était en train de se demander s'il pouvait continuer encore longtemps à un tel rythme.

Cela faisait trois kilomètres qu'il traînait derrière lui un énorme sac de toile rempli de toutes sortes d'objets et de trésors, qu'il avait surnommés son "loot". Accumulées durant ces deux derniers jours, ces richesses encombrantes lui faisaient réaliser pourquoi Bethesda avait imposé une limite de poids dans Skyrim.

Trois kilomètres. Trente hectomètres. Trois cents décamètres. Trois mille mètres. Trente mille décimètres. Trois cent mille centimètres. Trois millions de millimètres.

Et le pire durant tout ce trajet ?

Le thème de Tetris hantait son esprit. Alors pour l'exorciser, Vendini le chantonnait :

— Pam pampampam pampampam pampampam pampampam pampampam pam pam pam pam...

Trois kilomètres de pam, cela commençait à faire long. D'autant que rien d'autre ne rythmait son voyage. Certes, au sortir de la maison de la brave (et désormais pauvre) âme qui lui avait offert le gîte, il avait été attaqué par un homme qui avait voulu boire son sang.

Pays de dingues. La Roumanie était un pays de dingues. Ce taré avait bondi de nulle part et s'était jeté sur Antonio comme s'il n'avait été qu'une vulgaire bouteille de bière. Vendini détestait la bière, par conséquent cela ne mit pas son agresseur dans les meilleures dispositions.

Se débattant férocement, le criminel ambitieux avait dégainé son pistolet, mais se ravisa au dernier moment : il aurait regretté avoir gâché une munition pour un clochard d'Europe de l'Est (Pléonasme.). Il se contenta alors simplement de lui asséner un formidable (tu dis souvent cet adjectif, tu sais ?) coup de crosse dans la bouche. L'assaillant en perdit toutes ses dents et s'enfuit sans demander son reste.

— Encore heureux. Il aurait manqué plus que ça, qu'il en redemande !

Bon c'est fini maintenant ?

— Quoi qu'est fini ?

Tes insupportables interruptions incessantes.

— C'est ça, fais le mariole avec tes figures de style. Pour une fois que tu t'en sors correctement...

Oh tu me fais quoi, là ? Je te signale qu'on nous lit.

— Qu'on TE lit. Moi je suis le faire-valoir dans cette histoire. L'objet commercial. Le relief comique qui attire les lecteurs vers ton blog minable. Un siphon à pigeons ! Et j'ai même pas mon mot à dire en plus !

Et qu'est-ce que tu voudrais dire, précisément ?

Vendini lâcha son lourd fardeau en toile et posa les poings sur les hanches.

— J'ai à dire, Messire, que j'en ai jusque-là d'être utilisé à des fins commerciales sans toucher de pourcentage dessus ! D'abord ça a commencé avec tes rédac' de français dans lesquelles tu essayais à tout prix de m'insérer en pensant bêtement que la prof allait se souvenir de moi.

J'étais jeune.

— Puis tu m'as intégré dans les Protecteurs de Tamriel alors que j'avais encore une fois rien à voir avec le contexte ! Tu m'as fait enfiler tellement de déguisements que je ressemblais plus à un défilé de mode qu'à un "criminel ambitieux" ! Puis j'ai eu mes propres aventures fantastiques ! Quel tas d'inepties !

Mais ça a défini ton sale caractère !

— Ensuite ça a été Devil Trinity ! D'un coup je me suis retrouvé avec pouvoirs magiques et j'avais eu un enfant avec ma soeur ! Ma soeur ! Non mais t'avais bu du Coca Zéro pour avoir écrit un truc pareil ! Bon d'un autre côté j'ai été Maire et je me suis tapé Gabrielle.

Et t'as été tué.

— Et j'ai été... oui. Par ta faute. Ensuite, tu m'as ressuscité pour relancer ton foutu blog. Bon, je l'avoue, ça marche mieux, maintenant. Et après ? Après ? Tu m'as abandonné pour aller sur un autre forum ! Pfff, Dimma ? Sérieusement ? Et tu lui as donné mon apparence physique ?!

C'était un caméo, un clin d'oeil aux anciens de Devil Trinity.

— Qui étaient peu nombreux. L'admin, toi, ta gonzesse. Tiens, ta gonzesse, parlons-en...

Laisse-la en dehors de ça ! Tu devrais même lui être reconnaissant, c'est elle qui t'a donné ton apparence physique définitive !

— Et maintenant tu m'utilises ENCORE sur un AUTRE forum ?! Et le comble du ridicule, tu me fais passer pour un abruti total en chantonnant Korobeinki en pleine campagne en traînant un sac d'ordures qui valent pas un rond !

Bon, très bien, soit. Je m'excuse. Voilà. T'es content ?

— Non.

T'es jamais content.

— Ça passe pour cette fois, mais je te préviens, après ce RP, on va définitivement revoir les clauses de mon contrat.

Terminant sur cet accès de colère, Vendini empoigna fermement son baluchon et reprit son chemin, pestant encore durant une bonne moitié de kilomètres.

Ce fut alors qu'il aperçut enfin, depuis le sommet d'une colline, une baraque qui n'était pas si éloignée que cela. Cette vue réchauffa le coeur du criminel ambitieux qui, soudain piqué d'un élan d'adrénaline, se rua vers ce port terrestre plus vite qu'un géocoucou.

Ce ne fut (quasi-répétition, coco...) qu'au moment d'atteindre la cabane qu'Antonio se rendit compte de trois choses : premièrement, il faisait nuit ; deuxièmement, il faisait froid ; troisièmement, c'était plus qu'une simple cabane. C'était une auberge.

Il se pencha en arrière pour lire correctement le nom de l'enseigne : l'Hydre d'Argent.

— L'Hydre d'Argent ? Tu parles d'un nom sympathique... commenta-t-il en resserrant les pans de son manteau. Ça fait film d'action pour ados. Percy Jackson et l'Hydre d'argent. D'ailleurs c'est le nom d'un monstre dans le dessin-animé de Godzilla, je crois. L'Hydre d'argent.

Antonio ouvrit la porte et entra dans l'auberge. Il fut bloqué et se retourna : le sac était trop gros pour passer. Il soupira et maudit la brave (et désormais pauvre, j'insiste) âme qui l'avait hébergé.

Plutôt que de s'éreinter inutilement, il s'approcha du premier péquin présent dans l'auberge et lui posa la main sur l'épaule. L'homme se retourna. Il avait un chapeau noir sur la tête, une barbe mal rasée, des cheveux blonds filasses et sales.

— Salut l'ami. Comment te nommes-tu ?
— Djaq.
— Djaq, mon ami. Une pièce d'or si tu fais rentrer tout ça, dit-il en désignant le sac, et si tu le montes dans ma chambre. D'accord ?
— Pour une pièce d'or je vous donnerais même ma femme !

Antonio sourit et lui tapota amicalement l'épaule. Puis il se dirigea vers le comptoir et s'adressa l'aubergiste que se trouvait derrière.

— Bonsoir... Une chambre s'il vous plaît.
— Cinq pièces de cuivre. Désolé, c'est la dernière qui reste, et c'est la plus petite. Vous aurez pas de place pour votre sac.
— Cinq pièces de cuivre ?
— Cinq.

Vendini esquissa un sourire gêné.

— Désolé, j'ai pas cette somme-là sur moi...
— Alors pas de chambre.

Le criminel ambitieux cogna respectueusement la tête de l'aubergiste contre son comptoir et le maintint dans cette position.

— J'ai pas très bien entendu, glissa-t-il à son oreille. Vous pouvez répéter ?

Il serra ses doigts sur la nuque de l'aubergiste.

— Comment ? Vous m'offrez la nuit ? Comme c'est aimable à vous. Je vous noterai bien sur TripAdvisor.

Il le lâcha et l'aida à se remettre en état. Il lui caressa la joue puis inspecta les environs. L'auberge était garnie d'hommes en tous genres qui, s'ils n'avaient pas des têtes de tueurs, pouvaient faire néanmoins de superbes hommes de main sacrifiables. Le brouhaha que leurs conversations causaient était insupportable aux oreilles du criminel ambitieux, mais c'était quelque chose qu'il allait vite arranger.

— J'aime bien cet endroit, conclut-il. Je crois que je vais m'y établir un peu plus longtemps que prévu. Ça ne vous dérange pas ? rajouta-t-il à l'attention de l'aubergiste.

Sur ces mots, Vendini se dirigea vers la seule table libre qu'il restait, au fond de la salle, et monta dessus. Il dégaina son pistolet et tira un coup de semonce. Cela lui octroya aussitôt l'attention de tout le monde.

— Bonsoir à vous, amis brigands ! Laissez-moi vous dire juste quelques mots. Moi... j'ai fait un rêve, une fois. Je suis malin, méchant, vilain ! Le crime est mon quotidien ! J'ai la main froide, j'ai rendu tant de gens tristes... Mais malgré mon caractère, malgré ma poigne de fer ! Moi j'ai toujours rêver d'être un grand pianiste ! J'peux vous interpréter un morceau de Mozart ! Chatouiller les blanches, les noires sans peur ! On peut dire que je suis sans pitié, en musique, j'fais pas d'quartier ! Merci, oui vous l'aurez compris moi j'ai un rêve !

Au fond, alors qu'il déballait toujours le sac, Djaq s'écria :

— Il a un rêve ! Il a un rêve !
— Parfaitement ! Messieurs, Mesdames ! Je vous propose l'inédit ! L'impossible ! Ce soir uniquement et en exclusivité, je recrute toute la main d'oeuvre possible pour constituer le plus grand syndicat du crime que ce pays ait connu ! Profitez, les enfants, c'est seulement pour ce soir.

Il rangea son pistolet à l'intérieur de son manteau et esquissa un sourire de loup.

— De toute façon ne pensez pas sortir d'ici sans vous être inscrits, kssshéhéhé... L'aubergiste ? Amène-moi de quoi écrire !

Vendini prit place à la table, et l'aubergiste lui apporte un parchemin, une plume et un flacon d'encre. Antonio regarda ces artefacts avec une certain incrédulité.

— ... Et je suis censé faire quoi avec ça ? Chatouiller ton papyrus pendant que je le noie dans l'encre ?
— C'est pour écrire...
— Je peux pas écrire avec ça ! Je suis moderne, moi ! Bon... Qui sait écrire ?

Personne ne réagit. Vendini se frappa le front du plat de la main.

— Toi, l'aubergiste, tu sais écrire ?
— Euh... seulement les chiffres...
— Bon... Tu écriras ce que je te dicterai en chiffres, alors...

Il reprit à l'attention de l'assemblée :

— Les enfants, le recrutement a commencé !
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Ven 19 Déc - 23:25

En quelques minutes à peine, un humain s’était installé face à moi et avait débuté la conversation. Il semblait être un bon candidat pour occuper ma journée : mignon, bien battit, trop sûr de lui. Dommage qu’il me faudrait le bâillonner pour éviter d’alarmer toute l’auberge. Les gens reconnaissaient trop facilement la différence entre des cris de douleur et de jouissance.

Enfin, je ferais avec.

Le convaincre de monter dans ma chambre ne sera pas trop difficile, il semblait même très décidé à l’atteindre. Patience. J’aimais jouer avec ma nourriture avant de l’achever.

Ma victime entamait son second verre. Au bout du quatrième, son sang aura un petit gout alcoolisé qui, ma foi, ne sera pas désagréable.

Un petit sourire victorieux aux lèvres, je me permis même de l’hypnotiser un peu, pour voir ce regard d’adoration totale qu’il m’adressa alors.

Ce n’était pas mon genre d’utiliser ce pouvoir, mais puisque je ne pourrais pas profiter de ce qu’il avait à m’offrir (volontairement), je pouvais bien me permettre ce genre de petit plaisir.

Soudain, mon regard fut attiré par quelque chose, quelqu’un plutôt, à l’entrée.

Je fronçai les sourcils, devinant immédiatement l’origine de l’inconnu. Ses vêtements, sa coupe soignée, son odeur… L’Envers.

L’homme était bloqué par la taille du sac qu’il trainait, mais, visiblement, il ne se démonta pas et réussi à convaincre un des ivrognes tout près pour que ce dernier s’en occupe.

Intéressant. Il parlait la langue commune en plus…

Comment pouvait-il se mouvoir dans ce monde accoutré de la sorte sans s’attirer de soucis ? Depuis combien de temps était-il là ? Pourquoi n’avait-il pas l’air totalement perdu ?

- Tu m’écoutes ?

Mon regard revint vers mon encas du jour et je lui répondis sèchement :

- Tais-toi.

Je revins à l’inconnu. A bien le regarder, il me semblait l’avoir déjà vu quelque part. Enfin, j’avais tendance à beaucoup voyager dans l’Envers…

Je laissai échapper un sourire en le voyant « convaincre » l’aubergiste et me calai plus confortablement contre mon siège pour l’observer. Cet homme de l’autre monde m’intriguait.

Il grimpa sur une table près de la mienne et sortit une arme typique de chez lui pour tirer.

Il n’avait vraiment aucune conscience des ennuis qu’il pouvait s’attirer. Qui l’avait amené ici ?

— Bonsoir à vous, amis brigands ! Laissez-moi vous dire juste quelques mots. Moi... j'ai fait un rêve, une fois. Je suis malin, méchant, vilain ! Le crime est mon quotidien ! J'ai la main froide, j'ai rendu tant de gens tristes... Mais malgré mon caractère, malgré ma poigne de fer ! Moi j'ai toujours rêver d'être un grand pianiste ! J'peux vous interpréter un morceau de Mozart ! Chatouiller les blanches, les noires sans peur ! On peut dire que je suis sans pitié, en musique, j'fais pas d'quartier ! Merci, oui vous l'aurez compris moi j'ai un rêve !

Je retins un petit rire face à cette tirade aussi inattendue que la présence de cet homme ici et plaquai ma main sur ma bouche pour l’étouffer quand son nouveau compagnon renchérit :

— Il a un rêve ! Il a un rêve !

— Parfaitement ! Messieurs, Mesdames ! Je vous propose l'inédit ! L'impossible ! Ce soir uniquement et en exclusivité, je recrute toute la main d'oeuvre possible pour constituer le plus grand syndicat du crime que ce pays ait connu ! Profitez, les enfants, c'est seulement pour ce soir.


Intéressant. Vraiment intéressant. Je ne pensais pas être un jour surprise de la sorte après quatre siècles. Voilà qui promettait une soirée bien passionnante.

— De toute façon ne pensez pas sortir d'ici sans vous être inscrits, kssshéhéhé... L'aubergiste ? Amène-moi de quoi écrire !


Un léger sourire s’étira sur mes lèvres. Et lui, pensait-il seulement sortir d’ici ? Je pourrais peut-être troquer mon bellâtre alcoolisé pour cet enverois à la langue bien pendue.

Ce dernier sembla ne pas apprécier notre manière d’écrire, ce qui me poussa à me poser encore une fois cette question : depuis combien de temps était-il ici ? Il était visiblement à l’aise, peu choqué, mais ne faisait aucun effort pour se cacher.

— ... Et je suis censé faire quoi avec ça ? Chatouiller ton papyrus pendant que je le noie dans l'encre ?
— C'est pour écrire...
— Je peux pas écrire avec ça ! Je suis moderne, moi ! Bon... Qui sait écrire ?


Moi je savais écrire, mais hors de question de recevoir des ordres. Du moins, je ne recevais d’ordres que d’une personne.

Soit. Reprenons dans notre réflexion : cet homme, cet humain… Il ne semblait pas craindre les monstres qui peuplaient ce monde. Il ne faisait aucun effort pour rentrer chez lui. Au contraire.

Peut-être était-il juste dérangé mentalement.

— Toi, l'aubergiste, tu sais écrire ?
— Euh... seulement les chiffres...
— Bon... Tu écriras ce que je te dicterai en chiffres, alors...


En chiffres… C’est que j’en aurais presque de la peine. Mais ce sera un spectacle drôlement amusant.

— Les enfants, le recrutement a commencé !

Je me tournai vers mon hypothétique future victime.
- Ca m’a l’air plutôt intéressant. Tu devrais te renseigner.

L’autre cligna deux fois des yeux avant de comprendre ce qu’il devait faire.

Alcool et hypnose ne faisaient pas bon ménage.

Je croisai les jambes et observai les réactions de l’inconnu face à mon encas. Enfin, je doutais qu’il pose des questions pertinentes.

Mais au moins je verrais ce fameux système d’écriture en chiffres !

Je pourrais lui envoyer un tas d’autres clients pour me divertir toute la soirée, mais il faudra bien que je l’aborde au bout d’un moment. Et hors de question de me faire enrôler.

L’avantage était que je me trouvais à côté. Pas besoin de me lever, encore moins de hausser la voix pour m’adresser à lui.

- Combien de temps avez-vous mis pour apprendre notre langue ? Demandais-je finalement.

Parce qu’après tout, ce détail me chiffonnait. Il ne semblait pas intégré, ne savait même pas écrire à la plume, et parlait pourtant parfaitement la langue commune, ce qui signifiait qu’il avait sans doute mis un certain temps à l’apprendre…
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Jeu 8 Jan - 16:19

Au bout de deux minutes, Antonio se cognait répétitivement la tête contre la table. La plupart des soulards s’étaient mis en ligne devant la table du criminel ambitieux et défilaient au compte-gouttes. Vendini leur demandait comment ils s’appelaient, ils répondaient, Vendini essayait de transformer leur patronyme en code chiffré, mais il se heurta vite à un obstacle imprévu : ces gens ne savaient pas épeler leur propre nom.

— Bon, comment tu t’appelles ?
— Ordibug.
— On dirait un nom de pokémon… Bon, alors… Comment tu l’épelles ?
— Comment je le quoi ?
— Épelle. Comment tu l’écris ?

Antonio devenait fou. Il ne parvenait pas à concevoir qu’on ne sût pas au moins écrire son propre prénom. C’était la moindre des choses quand on cherchait à se faire engager dans un joyeuse bande de joyeux criminels s’ébranlant joyeusement dans un joyeux monde d’activités joyeusement illégales (tu aimes montrer que tu sais écrire, pas vrai ?).

— Laisse tomber. Bon, suivant !

Un homme prit la place du précédent. Antonio éclata de rire, puis il adopta une expression grave.

— Très drôle. Suivant.

Une femme s’installa devant le criminel ambitieux.

— Nom, prénom, âge, et occupation professionnelle.
— Droughsky Vilafalel, 57 ans, fermière.
— On vous rappellera… Suivant !

Un enfant de moins de dix ans prit place.

— Ça doit être une grosse blague… Une caméra cachée. Tu as quel âge, mon petit ?
— 238 ans.

L’enfant révéla deux canines pointues. Antonio frissonna, le buveur de sang qui l’avait agressé plus tôt se rappelant soudain à son bon souvenir.

— Évidemment que tu as 238 ans… Suivant !

Une toute petite silhouette prit le relais.

— Nom, prénom, âge, occupation professionnelle…
— Mourf, mourf, mourf, mourf.
— Je vous demande pardon ?

Antonio observa son interlocuteur. C’était un animal, une sorte de mélange entre une belette, un chat et un quokka. Tout touffu, son regard et sa posture dégageaient une innocence désarmante. Il affichait un sourire dérangeant et une mine globalement adorable.

— Mourf ?
— Qu’est-ce que c’est que ce… ce… ce chpoune ?
— Mourf !

L’animal bondit sur la table et commença à sautiller en rond, exhibant sa face réjouie et heureuse à quiconque le regardait. Antonio l’attrapa sous les pattes antérieures et le posa par terre, mais il sauta sur ses épaules et refusa de s’en déloger. Vendini soupira et se résigna à son sort en indiquant au suivant de s’installer. Cependant, avant qu’il ne pût poser ses quatre questions (jusque-là restées sans réponse), on l’interrompit :

— Combien de temps avez-vous mis pour apprendre notre langue ?

Il se tourna vers la source de la voix, et remarqua une femme fatale rousse (pléonasme, coco) en robe verte et serre-taille noir. Il la reconnut aussitôt et tressaillit en se demandant combien de fois il devrait encore la tuer pour qu’elle lui fiche la paix un jour dans sa vie, mais retint sa pulsion de mort subite (bon techniquement c’est pas comme si Kyll m’avait toujours pourri la vie. Sur DT elle était gentille. Enfin, gentille… Relativement).

— Tournée générale, les gars. C’est la maison qui offre.

Ceci dit, Antonio se leva et, le chpoune toujours confortablement installé sur ses épaules, alla s’asseoir à la table de la rouquine.

— J’adore comme c’est forcément moi qui me suis adapté à votre langue de barbare. C’est extrêmement raciste de dire ça. Genre c’est pas vous qui vous êtes branchée sur mes ondes radio ?

Antonio regarda le chpoune sur ses épaules.

— C’est juste métaphysique, ça…
— Mourf !

Qu’espérait-il en s’adressant à l’animal ? Il refoula cette idée et claqua des doigts pour capter l’attention de l’aubergiste.

— Patron ! Un coca light pour moi et un amaretto pour la jeune demoiselle ! Je suppose vous buvez toujours un amaretto, reprit-il à l’attention de la rouquine. J’espère que vous autres Roumains savez faire de bons cocktails.

Il croisa les jambes. Le rongeur touffu grimpa sur sa tête et s’y enroula tel un turban à fourrure.

— Que me vaut l’honneur d’avoir eu droit à votre attention ? D’ordinaire les nanas comme vous restent distantes et recherchent exclusivement la compagnie des crétins pour simplement vouloir les dominer. Enfin, c’est la définition première de la femme fatale.

Il se claqua alors la joue.

— Ou bien je suis devenu un crétin sans m’en rendre compte !

Il se claqua alors l’autre joue.

— Ou bien vous n’êtes pas du tout une femme fatale. Admettez que c’est quand même bien plus probable, d’un coup. [/color][/b]
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Ven 9 Jan - 23:33

L’homme de l’Envers (ouh, ça sonnait bien comme surnom ça ! Quoiqu’un peu trop long peut-être) se tourna vers moi.

Mes doutes quant au fait qu’on se soit déjà rencontrés, même brièvement, se confirmèrent. Je pouvais entendre son cœur accélérer et son regard me transperça, me poignarda même. Je devais sans doute lui avoir causé quelque tord lors d’un voyage dans l’autre monde. Rien de bien exceptionnel.

— Tournée générale, les gars. C’est la maison qui offre.

Il se leva et se rapprocha. Son ton, son expression, tout aurait pu être grave s’il n’avait pas eut cette aaaaaadorable créature sur l’épaule. Je n’étais pas du genre à bichonner tous les animaux que je croisais, mais ce chpoune était comme … un chpoune. Totalement, absolument, irrémédiablement adorable. Tout son être demandait des papouilles, des câlins et des baisers.

Étrange qu’il se soit attaché à cet homme excentrique, certes, mais visiblement peu affectueux.

— J’adore comme c’est forcément moi qui me suis adapté à votre langue de barbare. C’est extrêmement raciste de dire ça. Genre c’est pas vous qui vous êtes branchée sur mes ondes radio ?

Il s’adressa au chpoune :

— C’est juste métaphysique, ça…
— Mourf !

Je haussai les épaules. Il devait ignorer la véritable nature de ces animaux connus pour former un peuple hautement philosophe. Dommage qu’ils aient renoncé au langage pour éviter toute violence. Visiblement, la formule fonctionnait, mais il était désormais impossible de les comprendre.

En parlant de compréhension.

— J’ai appris l’anglais. Je saurais le reconnaître. Et vous ne parlez PAS anglais en ce moment même.



— Patron ! Un coca light pour moi et un amaretto pour la jeune demoiselle ! Je suppose vous buvez toujours un amaretto. J ’espère que vous autres Roumains savez faire de bons cocktails.

Je fronçai les sourcils et croisai les jambes. Deux choses :

- Comment savait-il que je buvais ce genre d’alcool dans l’autre monde ? Avais-je déjà bu avec lui ? Il me semblait jeune et la possibilité que cet événement date de plusieurs siècles était hautement improbable. Cela ne faisait que cinq ans que j’avais accès à L’Envers. Je m'en serais souvenue si j'avais passé plus de dix minutes avec lui.

- Les Roumains ?! Je savais ce qu’était un Roumain chez lui, mais plus il parlait, et plus je commençais à comprendre la situation.


— Que me vaut l’honneur d’avoir eu droit à votre attention ? D’ordinaire les nanas comme vous restent distantes et recherchent exclusivement la compagnie des crétins pour simplement vouloir les dominer. Enfin, c’est la définition première de la femme fatale.


Son comportement était ridicule. Oh, loin d’être stupide, sans doute très réfléchi même, mais disons que le chpoune autour de sa tête n’aidait pas.

— Ou bien je suis devenu un crétin sans m’en rendre compte !

Je ne pu m’empêcher de sourire de nouveau. Il se pourrait bien, si ma théorie était juste, qu’il soit devenu un crétin sans s’en rendre compte…

— Ou bien vous n’êtes pas du tout une femme fatale. Admettez que c’est quand même bien plus probable, d’un coup.
— Vous êtes quelqu’un de drôle. Avouais-je en laissant échapper un petit rire.
— Mourf !

Je croisai les doigts devant moi, reprenant mon sérieux sans pour autant me débarrasser de ce petit sourire amusé qui venait automatiquement en le voyant, lui et ce chpoune.

— Le crétin qui m’accompagnait est passé devant vous il y a quelques minutes à peine, le bellâtre au regard vide… ça m’a beaucoup amusée. Vous ne trouverez ni coca, ni amaretto ici. Mais dites-moi, je me penchais et posait mon coude sur la table et mon menton au creux de ma paume, où pensez vous vous trouver au juste ? Je fis mine de chercher autour de moi du regard. Est-ce qu’une personne originaire d’ici vous accompagnait ?
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Sam 24 Jan - 1:52

— Vous êtes quelqu’un de drôle.
— Mourf !

Cette bestiole poilue commençait à agacer Vendini. Il la prit par le cou et la déposa par terre, mais elle s'élança et bondit sur ses genoux, se frottant affectueusement contre son torse.

— Le crétin qui m’accompagnait est passé devant vous il y a quelques minutes à peine, le bellâtre au regard vide… ça m’a beaucoup amusée. Vous ne trouverez ni coca, ni amaretto ici. Mais dites-moi, où pensez vous vous trouver au juste ? Est-ce qu’une personne originaire d’ici vous accompagnait ?

Antonio fronça les sourcils. La perspective de devoir se passer de son breuvage favori le rendait maussade. Il esquissa un demi-sourire et répondit simplement :

— Embrassons-nous Folleville, kssshéhéhé… Vous êtes subitement intéressée par ma vie, maintenant ? Vous êtes bien la première.

Il s'enfonça dans la chaise et posa les pieds sur la table. Le chpoune grimpa sur ses jambes et se lova contre ses mollets.

— Métaphoriquement parlant, je veux dire. Je remarque que vous êtes de nombreux stressés à me demander comment je suis arrivé ici et avec qui. NombreuSEs stresséEs, plutôt. C'est un truc que les nanas d'ici font pour draguer ? On dirait que vous avez toutes peur que je fasse une bêtise. Ça va, détendez-vous du string, la seule chose dangereuse que je risque de faire, c'est d'écorcher cet écureuil.

Il attrapa le chpoune par la queue et le souleva dans les airs. L'animal lui lança un joyeux “mourf” et s'agita pour obtenir plus de câlins. Antonio le fit tournoyer et l'envoya loin derrière lui. Il ne vit pas où le rongeur atterrit, mais il entendit un terrible fracas qui suffit à le satisfaire.

— Alors allons-y pour les révélations. Antonio Vendini, 36 ans, criminel ambitieux, grand vainqueur de la belette de Winchester, concepteur de la potion de guérison des ongles incarnés, auteur du parchemin “Le druidisme expliqué aux personnes âgées”. Je suis ici pour mâcher du chewing-gum et botter des fesses, et je n'ai plus de chewing-gums.

Il écarta les bras.

— Je peux continuer des heures à faire des références pop stupides, ou alors on peut faire affaire. Puisque vous êtes, je suppose, la seule personne qui a un minimum décent de cervelle ici, à part moi, je vous propose un partenariat équitable. Vous m'expliquez en des termes simples ce qui m'arrive, et moi, je vous… euh… tout dépend de ce que vous voulez, kssshéhéhé…

Il leva la main avant qu'elle ne réponde pour préciser :

— À part me bouffer. Vous seriez pas la première today, mais je considère que c'est contre-productif. Sans compter que je devrais casser toutes vos jolies petites dents carrées de chpoune.
— Mourf !
— Comme il dit. Une minute.

Antonion baissa les yeux, et s'aperçut que le chpoune était de retour sur ses cuisses et ronronnait, ou plutôt mourfait en continu.

— C'pas vrai, ça…
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Sam 24 Jan - 16:20

— Embrassons-nous Folleville, kssshéhéhé… Vous êtes subitement intéressée par ma vie, maintenant ? Vous êtes bien la première.

Je haussai un sourcil. Qu’espérait-il en me disant cela ? Que je le rassure ? Que je lui dise qu’il était bel homme et qu’il pouvait attirer beaucoup de femmes ?

Je n’étais pas dans une optique de séduction, alors il pouvait toujours courir pour que je rassure son égo masculin.

— Métaphoriquement parlant, je veux dire. Je remarque que vous êtes de nombreux stressés à me demander comment je suis arrivé ici et avec qui. NombreuSEs stresséEs, plutôt. C'est un truc que les nanas d'ici font pour draguer ? On dirait que vous avez toutes peur que je fasse une bêtise. Ça va, détendez-vous du string, la seule chose dangereuse que je risque de faire, c'est d'écorcher cet écureuil.

Oh, visiblement, il était déjà tombé sur d’autres personnes. Mais il ne semblait pas s’en soucier plus que ça. Qu’était-il arrivé aux autres ?

Je l’observai tenter de se débarrasser du chpoune, remis distraitement en place une bretelle de mon soutien-gorge, et l’écoutai déblatérer ses blagues.

— Alors allons-y pour les révélations. Antonio Vendini, 36 ans, criminel ambitieux, grand vainqueur de la belette de Winchester, concepteur de la potion de guérison des ongles incarnés, auteur du parchemin “Le druidisme expliqué aux personnes âgées”. Je suis ici pour mâcher du chewing-gum et botter des fesses, et je n'ai plus de chewing-gums.

J’allais lui demander de répondre sérieusement, pour une fois. Il y avait un temps pour rire et un temps pour parler de choses extrêmement importantes. Pour lui du moins. Moi je pouvais toujours régler son problème en le tuant, mais il avait un certain charisme, il savait parler et plaisanter. C’était un homme qu’il valait mieux garder en vie pour se distraire donc.

— Je peux continuer des heures à faire des références pop stupides, ou alors on peut faire affaire. Puisque vous êtes, je suppose, la seule personne qui a un minimum décent de cervelle ici, à part moi, je vous propose un partenariat équitable. Vous m'expliquez en des termes simples ce qui m'arrive, et moi, je vous… euh… tout dépend de ce que vous voulez, kssshéhéhé…

J’ouvris la bouche mais il leva la main pour m’interrompre.

— À part me bouffer. Vous seriez pas la première today, mais je considère que c'est contre-productif. Sans compter que je devrais casser toutes vos jolies petites dents carrées de chpoune.
— Mourf !
— Comme il dit. Une minute.

Le chpoune était revenu. Toujours aussi adorable.

— C'pas vrai, ça…

J’attirai l’attention de la créature et tapotai mes genoux pour qu’il vienne.

— J’ai cru un instant que vous ne prendriez jamais la chose sérieusement. Soupirais-je, rassurée, alors que le chpoune tournai sur mes cuisses avant de s’installer.

Mes doigts caressèrent machinalement sa fourrure alors que je continuais.

— Ce partenariat me plaît bien. Ça tombe bien, j’ai une journée à tuer dans une chambre de cette auberge et vous avez renvoyé mon encas. Donc, je vous propose de me tenir compagnie cette journée-là, pour que je vous explique la situation.

Le chpoune se roula pour que je lui gratouille le ventre.

— Pour ce qui est de ce que je veux… Un sourire s’étira sur mes lèvres, disons qu’un jour, et il se peut fort bien que ce jour n'arrive jamais, je ferai appel à vous et je vous demanderai de me rendre, à votre tour, un petit service.

Satisfaite de pouvoir enfin placer une référence de l’Envers que quelqu’un pourrait comprendre, je m’appuyai contre le dossier de ma chaise.

— Mais vous avez mentionné d’autres personnes, dont certaines qui auraient tenté de vous manger. Que leur est-il arrivé ? On vous a aidé ?

Peut-être que le Marcheur était toujours dans le coin, veillant sur lui.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Sam 24 Jan - 21:31

La rouquine attira l'attention du rongeur et le fit venir sur ses jambes à elle.

— J’ai cru un instant que vous ne prendriez jamais la chose sérieusement.
— Je me dois d'être fidèle à ma réputation.
— Ce partenariat me plaît bien. Ça tombe bien, j’ai une journée à tuer dans une chambre de cette auberge et vous avez renvoyé mon encas. Donc, je vous propose de me tenir compagnie cette journée-là, pour que je vous explique la situation.
— Encas ? Au moins vous avouez ouvertement votre intention de me bouffer… Vous avez un problème, dans ce pays.
— Pour ce qui est de ce que je veux… disons qu’un jour, et il se peut fort bien que ce jour n'arrive jamais, je ferai appel à vous et je vous demanderai de me rendre, à votre tour, un petit service.

Antonio sourit, amusé par la citation.

— Je ne suis pas croque-mort, et je pense pas que votre fils aîné colérique, si vous en avez un, se fera criblé de balles de mitraillettes à un péage.
— Mais vous avez mentionné d’autres personnes, dont certaines qui auraient tenté de vous manger. Que leur est-il arrivé ? On vous a aidé ?
— Vous êtes choupie quand vous faites la bête. Non, vraiment, ça vous fait une bonne tête. D'après les vagues explications de ma cosplayeuse favorite, j'ai été attaqué par un Marcheur, qui devra faire avec une chaise roulante le jour où je le retrouverai. Apparemment j'ai pas ma place ici, mais, eh, le crime a sa place partout, n'est-ce pas ? Pas de ségrégation.

Il se leva et claqua des doigts, mais le brouhaha avait repris et plus personne ne faisait attention à lui. Il contempla la foule qui avait vite repris ses habitudes avec consternation, et une certaine honte, il devait l'admettre.

En une demi-seconde, son rêve de crime organisé très bien organisé s'était écroulé. Et cela n'avait nécessité qu'une bande d'ivrognes démotivés. D'instinct, il s'empara de son pistolet, prêt à abattre le soulard le plus proche, mais il s'en retint au dernier moment, et préféra se rasseoir, déposant l'arme sur la table.

— J'ai l'habitude de faire avec des crétins, c'est juste un moment de réadaptation. C'est toujours le plus dur, après ça ira mieux… Et puis je ne dois pas gâcher mes munitions, je n'en ai pas tant que ça… C'est vrai que si seulement j'avais une ou deux caisses d'armes, là, j'aurais pu équiper quelques gars et commencer à faire régner ma loi… Mais je ferai avec, je ferai avec.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Dim 25 Jan - 20:55

— Vous êtes choupie quand vous faites la bête. Non, vraiment, ça vous fait une bonne tête. D'après les vagues explications de ma cosplayeuse favorite, j'ai été attaqué par un Marcheur, qui devra faire avec une chaise roulante le jour où je le retrouverai. Apparemment j'ai pas ma place ici, mais, eh, le crime a sa place partout, n'est-ce pas ? Pas de ségrégation.

Il se leva et claqua des doigts, s’attendant sans doute à une quelconque réaction dans la salle. J’eus presque de la peine pour lui lorsqu’il ne se passa rien. Après tout, il ne fallait pas trop en demander aux ivrognes d’une taverne.

Je me demandais quel genre d’habitudes il devait avoir dans l’autre monde. Pas celle de passer inaperçu, visiblement.

Je l’observai manquer de tuer un homme au hasard, notant son manque de scrupules quant à ôter une vie.
Jusqu’où pouvait-il aller ? Le vol et le meurtre ne devaient pas le déranger. La torture ? Le génocide ? Ce serait intéressant à voir.

— J'ai l'habitude de faire avec des crétins, c'est juste un moment de réadaptation. C'est toujours le plus dur, après ça ira mieux… Et puis je ne dois pas gâcher mes munitions, je n'en ai pas tant que ça… C'est vrai que si seulement j'avais une ou deux caisses d'armes, là, j'aurais pu équiper quelques gars et commencer à faire régner ma loi… Mais je ferai avec, je ferai avec.

Je me mordillai la lèvre inférieure. Je pourrais lui proposer de lui ramener ses précieuses armes de l’autre monde. Je pourrais même le ramener dans son monde, après tout.

Mais j’avais envie de voir ce qu’il pouvait faire ici.

Voyez, quand on a au moins quatre siècles, on aborde les évènements de manières très différente : là où certains mortels y voyaient le présage d’une période agitée, d’une vague de crime et de terreur, moi je n’y voyais qu’une ridicule vaguelette au milieu de l’océan.

D’humeur brusquement joueuse, j’éprouvais l’envie de parier sur cet humain quelque peu original, lui donner tout ce dont il avait besoin pour démarrer et observer le résultat.







Mais je ne pouvais plus prendre de décision sans compter une personne dans l’équation. Mon Maitre.
Etait-il trop tôt pour que je lui demande quelques faveurs ?

Je joignis mes doigts devant mon visage, les coudes posés sur la table, réfléchissant.

— Je pourrais vous donner un… coup de pouce, pour votre entreprise. Tout dépendra de votre capacité à vous adapter à ce monde, si vous êtes toujours d’accord pour en parler dans la journée, bien sûr, et de la permission de mon… supérieur.

Je me demandais vraiment comment allait réagir mon maître lorsque je lui demanderais de prendre sous mon aile un criminel. Je doute que le conseiller du roi accepte ce genre d’organisation dans son royaume, mais peut-être qu’avec de bons arguments, de bons accords…

Je baissai les yeux sur mes genoux.

Peut-être qu’avec un chpoune…

— Vous m’avez l’air sympathique et quelque peu… singulier. Cela dit, il devient évident que si je vous aide, les termes de ce partenariat deviendront un peu plus complexes. A moins que la contrainte ne vous fasse peur ?

Et puis, avoir une organisation criminelle dans ses contacts pouvait être très utile lorsque les moyens officiels et légaux ne pouvaient être appliqués.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Jeu 29 Jan - 21:43

— Je pourrais vous donner un… coup de pouce, pour votre entreprise. Tout dépendra de votre capacité à vous adapter à ce monde, si vous êtes toujours d’accord pour en parler dans la journée, bien sûr, et de la permission de mon… supérieur. Vous m’avez l’air sympathique et quelque peu… singulier. Cela dit, il devient évident que si je vous aide, les termes de ce partenariat deviendront un peu plus complexes. A moins que la contrainte ne vous fasse peur ?

Antonio claqua joyeusement dans ses mains.

— Parfait ! Je savais que je pouvais compter sur vous. J'ai tout de suite vu que vous aviez les ovaires pour ce genre de chose. Cela dit…

Antonio claqua tristement dans ses mains.

— Votre “supérieur” ? Ça m'embête un peu, ça, moi. Je veux dire, je peux parfaitement me la jouer Steve Jobs et vous débaucher de Coca, hein. Là n'est pas le problème. Vous me semblez être une femme forte et indépendante capable de faire ses propres choix. Donc vous entendre parler d'un “supérieur”… Ça me rassure moyennement.

Il se leva une nouvelle fois et s'appuya sur le dossier de la chaise.

— Mais je suis d'humeur généreuse, mon amie. Je vois dans vos yeux que vous avez déjà compté comme m'ayant à votre botte cuir/talon haut, et je pense, si j'ose dire, que vous vous fichez votre bel index manucuré dans votre orbite bien maquillé. Il est évident que nous serons partenaires. Comme je l'ai dit, je suis d'humeur généreuse, alors je vous gratifierai, toujours dans le cadre de notre partenariat, d'une rente mensuelle équivalant à 6% de nos futurs bénéfices. Ça sera peu au début, en effet, mais ça grimpera très vite. Sans compter que je suis ouvert à aller jusqu'à 8% pour un début, et que la rente augmentera naturellement avec le temps. Oh et, bien sûr : je ne suis toujours pas à manger, d'accord ? Je sais, je martèle, mais c'est un point sur lequel je préfère insister.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Dim 1 Fév - 18:36

— Parfait ! Je savais que je pouvais compter sur vous. J'ai tout de suite vu que vous aviez les ovaires pour ce genre de chose. Cela dit…

Cela dit ?

C’était comme dire « mais »… Je n’aimais pas quand il y avait un « mais »…

Qu’est-ce qu’il allait bien m’annoncer ?

— Votre “supérieur” ? Ça m'embête un peu, ça, moi. Je veux dire, je peux parfaitement me la jouer Steve Jobs et vous débaucher de Coca, hein. Là n'est pas le problème. Vous me semblez être une femme forte et indépendante capable de faire ses propres choix. Donc vous entendre parler d'un “supérieur”… Ça me rassure moyennement.

Me débaucher ?

Je laissai échapper un petit rire.

- Je doute fort que vous puissiez me débaucher… Peut-être que je vous parlerais de lui plus en détail un jour.

Un jour. Quand je serais plus encline à admettre en public, devant des inconnus, que j’avais été réduite en esclavage par le conseiller du roi.

Antonio se leva, encore une fois. Il ne tenait pas en place, visiblement !

— Mais je suis d'humeur généreuse, mon amie. Je vois dans vos yeux que vous avez déjà compté comme m'ayant à votre botte cuir/talon haut, et je pense, si j'ose dire, que vous vous fichez votre bel index manucuré dans votre orbite bien maquillé. Il est évident que nous serons partenaires. Comme je l'ai dit, je suis d'humeur généreuse, alors je vous gratifierai, toujours dans le cadre de notre partenariat, d'une rente mensuelle équivalant à 6% de nos futurs bénéfices. Ça sera peu au début, en effet, mais ça grimpera très vite. Sans compter que je suis ouvert à aller jusqu'à 8% pour un début, et que la rente augmentera naturellement avec le temps. Oh et, bien sûr : je ne suis toujours pas à manger, d'accord ? Je sais, je martèle, mais c'est un point sur lequel je préfère insister.

Je haussai un sourcil tandis que mes doigts continuaient à caresser le pelage épais du chpoune. Dans un sens, le petit animal me calmait.

— 8% ? Vous n’avez pas l’air de réaliser les risques que je prends actuellement rien qu’en ne vous livrant pas aux autorités. Sans compter le fait d’introduire du matériel interdit, de soutenir un syndicat du crime et de tenter de convaincre mon « supérieur » qui s’avère être une personne extrêmement haut-placée.

Je me crispai rien qu’à l’idée de devoir aborder le sujet auprès du Maitre, et me concentrai sur le chpoune pour me calmer.

— Mais je suis d’un naturel joueur et je suis curieuse de savoir ce qu’un humain comme vous est capable d’exécuter en un laps de temps aussi court que son existence. Je propose donc 35%, vous ne servirez pas de repas, du moins, pas à moi, je ne peux vous assurer quoi que ce soit auprès des autres de ma race, je n’ai aucun contact avec eux.

Soupirant, je rajoutais, me rappelant les conditions de ma nouvelle « vie » :

— Evidemment, ce n’est qu’une proposition sans garantie, les termes de notre contrat seront fixés lorsque j’en aurais fait part à mon « supérieur », mais s’il accepte, vous bénéficierez sans doute d’avantages non négligeables. En attendant, je peux toujours vous informer sur votre situation et sur ce monde, comme convenu.
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Mar 3 Fév - 19:48

— 8% ? Vous n’avez pas l’air de réaliser les risques que je prends actuellement rien qu’en ne vous livrant pas aux autorités. Sans compter le fait d’introduire du matériel interdit, de soutenir un syndicat du crime et de tenter de convaincre mon « supérieur » qui s’avère être une personne extrêmement haut-placée.

— Très bien, je monte à 10%. Ça devrait largement couvrir les frais et vous rapporter un petit bonus très agréable.

Cela étant dit, Vendini s'interrogeait sur la façon dont la charmante jeune femme concevait l'illégalité. Elle n'avait pas d'a priori dessus, ce qui était toujours cela de pris, mais elle insistait pour en parler à son “supérieur”. C'était un peu comme si une gamine disait à son père qu'elle allait commencer à l'héroïne, mais qu'elle le prévenait par politesse.

— Mais je suis d’un naturel joueur et je suis curieuse de savoir ce qu’un humain comme vous est capable d’exécuter en un laps de temps aussi court que son existence. Je propose donc 35%, vous ne servirez pas de repas, du moins, pas à moi, je ne peux vous assurer quoi que ce soit auprès des autres de ma race, je n’ai aucun contact avec eux.

Antonio eut une crise cardiaque.

— 35% ?! Trente putain de cinq de putain de pour de putain de cent ?!

— Evidemment, ce n’est qu’une proposition sans garantie, les termes de notre contrat seront fixés lorsque j’en aurais fait part à mon « supérieur », (mais c'est qu'elle insiste, en plus) mais s’il accepte, vous bénéficierez sans doute d’avantages non négligeables. En attendant, je peux toujours vous informer sur votre situation et sur ce monde, comme convenu.

— Hoooop hop hop, une seconde, mon petit volcan trop bien mensuré, je crois qu'il est temps de mettre un petit peu d'ordre, tout de suite et maintenant avant que ça dégénère. 35%, c'est non. C'est non, et ça sera définitivement non. 35% hors des caisses, quand on est pas trop mauvais en math, ça laisse 65% de l'autre côté. 65% pour toute une organisation, c'est impossible. Il faut payer les employés, investir, prévoir un fond de roulement, s'occuper de la comm', rénover les infrastructures, acheter de l'équipement et des fournitures… Ce genre de petites bêtises qui fait qu'on n'a pas à mettre la clé sous la porte au bout d'un mois. 65%, pas potib' pas potib'.

C'était une longue tirade. Il reprit sa respiration et poursuivit :

— Ce que je vous offre est mille fois mieux. 10% mais aussi la liberté. Si je ne me trompe pas, cela m'a l'air d'être un concept que votre supérieur connaît assez peu. Oh après je comprendrai très bien que vous préfériez rester à ses côtés. Cela dit, Maître Loup s'enfuit et court encor.

Il tendit la main. Le chpoune se leva pour s'y jeter. Vendini le prit contre lui et le gratta derrière la nuque.

— À vous maintenant de me raconter tout ce que j'ai à savoir. Facteur clé de succès, quand tu nous tiens…
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MessageSujet: Re: Only women bleed [PV Vendini]   Ven 6 Fév - 20:30

— Hoooop hop hop, une seconde, mon petit volcan trop bien mensuré, je crois qu'il est temps de mettre un petit peu d'ordre, tout de suite et maintenant avant que ça dégénère. 35%, c'est non. C'est non, et ça sera définitivement non. 35% hors des caisses, quand on est pas trop mauvais en math, ça laisse 65% de l'autre côté. 65% pour toute une organisation, c'est impossible. Il faut payer les employés, investir, prévoir un fond de roulement, s'occuper de la comm', rénover les infrastructures, acheter de l'équipement et des fournitures… Ce genre de petites bêtises qui fait qu'on n'a pas à mettre la clé sous la porte au bout d'un mois. 65%, pas potib' pas potib'.

Je fronçai les sourcils et pinçai les lèvres. Il n’avait VRAIMENT pas idée des risques que sa petite affaire pouvait lui attirer. Ce n’était pas comme s’il s’agissait d’un homme de mon monde montant son gang, non, là, en plus de participer à l’essor de la criminalité du royaume, il violait d’autres règles concernant le mélange entre l’Endroit et l’Envers.

Et avoir l’appui du conseiller du roi ne serait pas chose aisée.

Mais Antonio ne semblait pas s’en soucier, puisqu’il continua, en toute innocence :

— Ce que je vous offre est mille fois mieux. 10% mais aussi la liberté. Si je ne me trompe pas, cela m'a l'air d'être un concept que votre supérieur connaît assez peu. Oh après je comprendrai très bien que vous préfériez rester à ses côtés. Cela dit, Maître Loup s'enfuit et court encor.

Je me fermai et croisai les bras sous ma poitrine. Il parlait de liberté sans savoir de quoi il parlait. L’esclavage n’existait plus dans son monde, mais ici, c’était différent.

Il ne pouvait PAS m’offrir cette liberté dont il parlait.

Et puis je relativisais sur ma situation en regardant les bons points : je pouvais toujours chasser, j’avais accès à des séances de torture plus élaborées que celles que j’avais l’habitude de mener, avec le meilleur matériel du royaume, des proies de choix, je ne manquais de rien et mon maitre était un bon amant et son sang était… divin.

Était-ce ça le prix de la liberté ?

Je préférais éviter de me poser cette question, sans doute par peur de la réponse. Après tout, le résultat était le même : je n’avais pas le choix.

Ma mâchoire se crispa alors qu’Antonio conclu :

— À vous maintenant de me raconter tout ce que j'ai à savoir. Facteur clé de succès, quand tu nous tiens…

Je soupirai et me levai.

— Je dois d’abord me nourrir, si vous ne voulez pas servir d’encas. Je vous retrouverais ici dans une heure, à peu près. Tâchez de ne pas vous faire trop remarquer, je ne pourrais rien faire pour vous si les gardes vous embarquent entre temps.

Sur ces mots, je m’éloignai, cherchant une proie du regard, repérant un homme qui sortait en titubant.

Parfait, ce sera facile de lui prélever un litre ou deux de sang dans un endroit discret. Planter mes crocs me défoulera, par la même occasion, parce que franchement… me proposer la liberté. Je n’aimais pas qu’on remue le couteau dans la plaie, comme ça.
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