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 Une convalescence compliquée [PV Gareth]

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MessageSujet: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mar 18 Nov - 16:06

Il devait être aux alentours de six heures du matin lorsque je passais le pas de ma porte. La jour n'allait pas tarder à poindre et je ne pus m'empêcher de soupirer de soulagement. Au moins, nous ne nous étions pas fait surprendre. De toute manière, je n'aurais rien pu faire avec ce poids mort sur le dos. Ghost se leva et me regarda de loin, comme s'il se demandais ce qu'il se passait. Puis, comme si nous communiquions par télépathie, il passa devant moi dans l'escalier qui menait au premier étage. Il fallait que je la cache, et bien. Ma sœur pouvait débarquer à tout moment chez moi pour me demander d'aller chercher des infos sur ce qu'il s'était passé cette nuit-là.Mais j'avais de nombreuse choses à faire avant ça.

De plus en plus difficilement, je montais les escaliers. Il commençait à peser lourd le bougre ! J'allais le plus vite possible dans ma chambre, vérifiant que les rideaux opaque étaient bien fermés puis fit coulisser le mur derrière la cheminée. Un passage des plus caché, j'avais moi-même assassiner l'architecte de cette maison pour le compte d'un de ses rivaux. je montais le petit escalier menant à une chambre. La bestiole qui s'était terrée dans ma poche tout le chemin sortit et s'installa sur la table de chevet. Ghost ne broncha pas, mais me fixait comme s'il demandait des explications, que je ne lui donnais pas, bien entendu.

La chambre était assez simple, le lit fait; le matelas plus que confortable.... Ça irait très bien. Ma sœur ne connaissait pas l'existence de ce passage secret. Donc elle ne viendrait pas fouiner ici, si jamais... Je m'assis en bas du lit et coupais les liens qui retenaient le petit dans mon dos. Je ne puis retenir un petit cri de soulagement en le sentant s’affaisser gentiment sur le matelas en plume. Qu'Ishtar soit louée, non seulement nous étions saufs, mais en plus je n'avais plus à le porter. Mais il fallait que je m'occupe du plus pressé : le soigner. Je redescendis dans ma chambre où je me changeais, lâchant mes cheveux et ne gardant que la chemise et le pantalon. Puis, je filais à la cuisine, râlant comme quoi je n'étais pas guérisseuse.... Mais revenant tout de même avec un broc d'eau chaude, des linges, du fil, une aiguille, des sels et de l'alcool. Je n'étais pas médecin, mais ma mère m'avait appris les rudiments des premiers secours... Heureusement dans ce cas là....

Je posais ça a coté de la bestiole et entrepris de déshabiller le jeune homme. Ce fut avant que le petit cri retentisse et que la peluche vienne me prendre la main avec un air désapprobateur. Elle semblait quand même intelligente, alors je me penchais vers elle avec un petit sourire.

"Il faut que je le soigne.... Pour ça il faut que je lui enlève ses vêtements... Sinon il va mourir, tu comprends ?"

Pas bête du tout, en fait. Avec un air triste, elle lâcha ma main et alla s'installer là où elle pourrait tout voir. Je mis quelques minutes à lui enlever sa veste en cuir, encore en bon état malgré l'usure. Quand à la chemise.... J'arrachais tout... Et restait pétrifiée devant le corps couvert de cicatrices de mon "patient"... Jamais je n'avais vu quelqu'un d'aussi couturé. Il devait en avoir vécu des choses affreuses pour avoir un corps comme celui-là. J'avais beau être quelqu'un de difficilement impressionnable, pour le coup, j'étais attristée... Et ces traces noires...  Elles me disaient quelque.... Merde ! Il était malade ?! Heureusement, j'avais été vaccinée... Mais si lui non, il faudrait que j'aille en dégoter un...

J'essayais de le réveiller avec les sels, mais fort heureusement, il était trop profondément endormi pour ça. Je nettoyais rapidement la perce de la lance, qui ne fut pas longue à recoudre. Là où ça me faisait le plus peur, c'était la flèche. Je soignais ces petites blessures, détectant au passage trois côtes fracturées. Je dus être beaucoup pus minutieuse avec la main, de laquelle je dus extraire quelques petits morceaux de verre. Et, ne pouvant recoudre, j'y appliquais un baume cicatrisant aux plantes, que mon apothicaire m'avait recommandé, avant de bander.

Puis je regardais cette flèche... J'allais pour l'attraper quand la peluche posa une patte sur ma main. Elle savait qu'il allait avoir mal, malgré le coma... Mais il savait aussi qu'il fallait que je le fasse... Elle était tellement mimi cette petite bête... Je lui fis une petite caresse sur la tête. Puis, me concentrant à nouveau sur la flèche, je la brisais non loin de la blessure. Puis, je fit un décompte dans ma tête, me motivant aussi a la retirer avant de l'arracher du flanc du jeune homme. Ce fut tellement violent que dans son "sommeil", il en cria et en eu un violent sursaut. Je lui appliquais immédiatement un torchon imbibé d'alcool d'alcaline, pour désinfecter et couper le saignement. Et quand je glissais mon regard vers la petite compagne du petit, je me rendis compte avec un pointe au cœur qu'elle pleurait.

Il me fallut plus de trois heures pour le soigner entièrement. Je dus le démasquer pour voir s'il n'était pas blessé au visage. Ce fut alors avec effroi que je me rendis compte que c'était un homme ! Chétif, certes, Mais sans doute plus âgé que moi.  Imaginez la surprise....  Quand j'eus finis, le récipient d'eau était rouge, les linges aussi, mais il dormirait dans un lit propre. Je rangeais tous en quatrième vitesse, faisant disparaître l'eau rougeâtre dans le jardin. Puis, je le couvris d'une couette chaude. Il fallait qu'il se repose. J'ordonnais à Ghost de rester avec lui et forçait la peluche a venir avec moi.Je l'emmenais en cuisine, ou je me lavais les mains, puis sortis des biscuits à la framboise. Je regardais la créature et souris en voyant qu'elle salivait devant. Je lui en donnais un et la ramena chez son maître, avec une petite assiette de gâteau et un petit bol de lait. Puis, exténuée par la nuit, je me glissais dans mon lit, et m'endormis aussitôt, sans avoir oublié d'avoir fermé le passage secret derrière moi.
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mer 19 Nov - 0:37

J'émergeais peu à peu du néant dans lequel j'étais plongé et petit à petit le brouillard sombre dans lequel je flottais, depuis un temps que je n'avais put comptabiliser, commençait à s'éclaircir. Au fur et à mesure que je me réveillais je reprenais conscience de mon corps tout entier et c'est avec une grimace et un long gémissement que j’accueillais cette lourde et douloureuse enveloppe corporelle. Mes côtes me faisaient mal, je sentais comme des brûlures sur mon flanc et un picotement au niveau de la main.
Bordel de merde! Mais qu'est ce que j'avais fait pour me mettre encore une fois dans un état pareil?

Alors que je reprenais lentement mais sûrement mes esprits je restais allongé, les yeux fermés, et laissais mes sens me revenir peu à peu. Une douce odeur de bois, de cire d'abeille et de fleurs venait chatouiller mes narines, en plus de cela je sentais deux odeurs un peux plus musquées que je connaissais mais impossible de me rappeler ce que c'était. Étais je mort? Est ce que mon âme avait trouvée le repos? Je me trouvais entouré d'une sensation douce et moelleuse qui semblait atténuer quelque peu ma douleur et m'intimait presque de rester couché. Puis se fut au tour de mes oreilles et de mon ouïe si fine de revenir, l'endroit où je me trouvais était d'un calme si reposant... Je fronçais le nez. Trop reposant. Sur ma gauche j'entendais le halètement d'un animal, surement un canidé, et c'est alors qu'une des deux odeurs me revint brutalement à l'esprit: un loup! Alors là ce coup ci c'était sur, j'étais mort et c'était le gardien des âmes de garous qui attendait que j'ouvre les yeux. Ben il attendrait! Là j'étais bien...

Tout à coups je senti comme un poids sur mon torse accompagné de petits miaulements et de petits cris aigus. J'ouvrais difficilement mes paupières si lourdes d'un air dubitatif et la vit juchée sur ma poitrine qui s'agitait en tout sens avant de se jeter à mon cou en... pleurant? C'était bien la première fois que je voyais ma chère petite Caparacas pleurer ainsi! Je levais mon bras qui me semblait fait de plomb et vint caresser son petit dos musclé et poilu, comme elle aimait tant, afin de la calmer et lui signifier que visiblement non, je n'étais pas mort.

Je finis d'ouvrir les yeux et me redressais difficilement sur mon céans. Mais où est ce que j'étais encore? Et là, la mémoire me revint brutalement telle une grosse gifle. Le gros lard, la fuite, la chute, le garde... Je poussais un faible grognement et tout en serrant ma petite amie contre moi ,alors qu'elle me câlinait et léchait mon cou, j'observais les alentours. Je me trouvais dans une pièce faiblement éclairée, aux rideaux tirés, plutôt bien meublée et j'étais dans... Un lit? Mon aversion pour le confort humain commençait déjà à me remonter de manière oppressante quand mon regard tomba net dans le bleu clair et profond de deux grands yeux. Je m'en détachais difficilement pour voire à qui ils appartenaient et sautais alors rapidement hors du lit, à l'opposé de mon ennemi. Un loup! Un putain de gros loup blanc qui me fixait.

A quatre pattes, malgré la terrible douleur qui me tenaillait les côtes et me faisait une respiration sifflante, je fixais l'animal en grondant et en montrant les dents. Cette bête ne ferait pas de moi son quatre heure et il était hors de question que je me laisse dominer par un simple loup! J'avais maté des bestioles plus grosse et plus dangereuses que celle là! Il suffirait qu'il flair ma condition de garou et il se jetterait à mon cou. Entre deux loups un seul pouvait rester sur un territoire: le plus fort. Et là en l’occurrence j'étais plutôt amoché... Tant pis! Si j'étais encore vivant il ne m'enverrait pas tout de suite dans l'autre monde, ou du moins pas sans égratignures!

Je continuais de le fixer en grondant, toutes dents aiguisées en dehors, et jetais ma main dans mon dos pour saisir... de l'air! Et merde! Je prenais alors conscience que mon arme et mes effets se trouvaient sur le bord du lit et que j'étais simplement vêtu de mon pantalon. Pas le temps de m'habiller. Le loup voyant ma réaction se mit aussi à gronder et à montrer les crocs... Comme il était hors de question, au vu de mon état actuel, que je le laisse m'attaquer et prendre le dessus, je me jetais en avant pour le plaquer contre le mur, le prenant à bras le corps et venant lui appliquer un bon coups de poing dans le flanc par la même occasion! J'avais pris l'initiative mais c'était pas gagné! La bête semblait bien nourrie et se débâti tant et si bien qu'elle m'échappa et vint planter ses crocs dans mon épaule droite, je roulais au sol avec le loup cherchant à me dégager et lui appliquant dès que je le pouvais des coups dans les côtes ou sur le museau.

La bestiole était puissante et avait déjà réussi à me mordre profondément en plusieurs endroits quand je senti la blessure faite par la lance se déchirer, me clouant au sol par la même occasion. Le gros loup blanc allait pour se jeter à ma gorge et me surplombait déjà lorsque ma chère amie, à qui j'avais toujours demandée de se tenir éloignée de ce genre de combats, vint se poster entre lui et moi, crocs et griffes en dehors, cherchant à lui crever les yeux et à le faire reculer. Je me retournais sur le ventre, tenant de ma main gauche la blessure que j'avais au flanc et de laquelle mon sang s'écoulait à gros bouillons, pour me traîner un peu et chercher à saisir mon sabre. Alors que j'entendis couiner ma petite amie, je refermais mes doigts sur la garde de mon sabre et... La porte de la chambre s'ouvrit avec fracas frappant violemment le mur.

Dans l'encadrement de la porte se trouvait... Une femme? Et une bourgeoise en plus, si j'en jugeais par la robe de bonne facture qu'elle portait! Je me relevais tant bien que mal sur un genou et dégainais d'un coup sec mon sabre en reportant mon attention sur le vrai dangers: le loup! Ma tendre amie se trouvait toujours entre lui et moi, feulant et grognant, mais je voyais qu'elle avait dut prendre un coups à sa posture. Heureusement la blessure ne semblait pas trop grave étant donné qu'il n'y avait pas de sang sur son doux pelage aussi noire que l’obsidienne.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mer 19 Nov - 18:51

Je m'étais réveillée en début d'après-midi, aux alentours de deux heures, fatiguée comme pas permis... Mais bon, ce n'était pas la première fois que je me levais tard, mes domestiques avaient l'habitude de certaines de mes manières "bourgeoise". Oui, oui, pratique d'être assassin dans un milieu aisé ou on peut jouer la comédie à tout va sans que personne ne s'aperçoive de rien. Le réveil fut difficile, certes, mais mes serviteurs (que je payais, bien entendu) avaient tout prévu et connaissaient bien mes goûts. Un bain chaud m'attendait, qui me détendit enfin complètement du stress de la nuit passée. J'en profitais pour commander un repas. Je savais que je devais sortir le soir même , donc je ne mangerai pas ... Le repas n'était pas pour moi.

Je me prélassais dans le bain pendant une bonne heure, la pipe au bec ! Le pied total ! Puis, je dus m'habiller. Je savais que je devrais changer de robe à peine quatre heures plus tard, Mais, afin que je puisse l'enfiler rapidement, il fallait que je mette mon corset sous cette robe là, pour ne pas avoir à le faire ce soir... La barbe ! La jeune femme qui me servait aussi de femme de ménage et de cuisinière (quand je ne mettais pas moi-même à la cuisine), m'aida à le lasser... Je devais être une bien mauvaise maîtresse pour qu'elle me maltraîte ainsi ! je détestais cet engin de malheur, qui, en plus du fait qu'il te forçait à te maintenir droite, te coupait également une partie de la respiration pour être à la mode et gracieuse. Au diable la mode et la grâce, aux nom des dieux, tout, sauf ça !!!

Je mis quelques temps à me poudrer, cachant les cernes dûes à la fatigue. Je ne rentrerai pas tard de cette fameuse soirée, j'invoquerai certainement la lassitude, ou la fatigue dûe à une nuit peuplée de cauchemar... La seconde solution serait sans doute la meilleure. Pris de pitié, mes hôtes me renverraient sans doute avec la larme à l'oeil en se disant "brave petite..." Ah ! C'était beau la comédie. Elia m'apporta le repas alors que je commençais tout juste à m'occuper de mes cheveux. Il était chaud, très chaud même...Parfait, comme ça j'avais largement le temps de me coiffer.

Je venais à peine de coincer les mèche de devant avec deux pinces au dessus de ma tête qu'un bordel sans nom se fit au dessus de moi ! Oula ! Je ne cherchais pas à comprendre, je pris le plateau, tout en faisant bien attention a ne rien renverser, ouvrit le passage secret, donc je gravis rapidement les marches et ouvris violemment la porte. Quelle ne fut pas ma surprise de voir Ghost, mon loup, si adorable et si peu agressif en tant général, se battre avec l'homme blessé que j'avais sauvé le matin même, avec, entre eux deux, la petite bestiole... Je posais le plateau sur la commode, les sourcils froncés et regardais mon animal, qui s'était soudainement aplati sur le sol.

"Ghost... Tu dégages ! De suite ! Je ne veux plus te voir dans cette pièce tu m'entends ?"

Je ne le tapais pas, ce n'était pas du tout mon genre. Rien qu'à la voix, il savait qu'il avait fait une bêtise, même si je ne savais pas ce qu'il s'était réellement passé. Mais il n'avait pas à attaquer un homme blessé, même sous provocation, il le savait ! Et puis, mine de rien, mon grand blessé avait sorti son arme... Et je ne tenais pas à ce qu'il finisse en descente de lit, je tenais trop à lui. Sans chercher à m'attendrir, le loup fila par la porte, sans demander son reste, boitillant d'une patte... Il faudrait que je regarde ça, mais ce n'était pas le plus urgent. Je soupirai, en me passant une main dans les cheveux. Puis je regardai l'homme... Je pris le plateau et allais le poser sur la table de chevet. La bestiole alla immédiatement fouiner dessus et pris deux des fameux biscuits à la myrtille que je faisais, les renifla et retourna immédiatement vers son maître à qui elle en tendit hein.

Puis, je me tournais vers l'homme, me voulant rassurante. Je m'accroupis devant lui, avec une légère distance tout de même, et lui sourit.

"Dis... il faudrait que je vois tes blessures,  tu saignes à nouveau..."

J'espérais qu'il allait gentiment ranger son sabre et pas essayer de me taper dessus... J'étais en robe, et j'avais beau être armé, il serait quand même plus rapide que moi... Je croisais secrètement les doigts pour qu'il se tienne tranquille.  
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Jeu 20 Nov - 19:39

La jeune femme venait tout juste d'ouvrir la porte que je reportais mon attention sur le loup. Et voilà que la bestiole jouait les carpettes! Mais qu'est ce que c'était que cette histoire? C'était qui cette bonne femme là? D'accord j'avais déjà vu des loups accompagner des elfes ou certains garous mais jamais se comporter comme de gentils toutous qui venaient d'être pris à faire pipi sur le tapis de sa maman!

"Ghost... Tu dégages ! De suite ! Je ne veux plus te voir dans cette pièce tu m'entends ?"

Le loup/toutou sorti de la pièce ventre à terre et en vitesse à l'injonction de sa maîtresse. Certes le ton de la dame était ferme mais je trouvais pitoyable qu'un animal aussi libre et indépendant qu'un loup en vienne à se comporter comme un chien. Mais bon, c'était pas mon affaire au final. N'empêche cette sale bestiole m'avait bien amochée et je sentais le sang qui continuait de couler à gros bouillons entre mes doigts, il faudrait que je me méfie de lui à l'avenir. La jeune femme pénétra dans la pièce et vint poser un plateau d'où s'échappait un doux parfum qui vint me titiller les narines. Ma petite compagne se précipita sur la table de chevet, ramassa quelque chose que je ne connaissais pas et vint rapidement me rejoindre pour m'en tendre un. Je tendis la main pour le saisir, mais avant d'avoir put l'atteindre la blessure que je venais de lâcher me foudroya, me forçant à me plier en deux sous la douleur.

"Dis... il faudrait que je vois tes blessures,  tu saignes à nouveau..."

La jeune femme s'était accroupie à distance respectable de moi, son sourire et son ton calme me surprenant au plus haut point. Nom mais c'était qui cette greluche là? Je voyais bien que je saignais! Et alors? Elle voulait que je donne gentiment la papatte et me laisse tripoter? Je montrais les "crocs" en grognant dans sa direction, cherchant une issue du regard sans la quitter du coin de l’œil. Il fallait que je me barre rapidement d'ici avant que la garde ne rapplique fissa. Je ne savais pas du tout comment j'avais fini ici, mais la bourgeoise avait surement dut prévenir les gogols en armure et ça ça puait grave... En plus elle avait vu mon visage, pas le choix il allait falloir la liquider et me faire la malle.

"Je sais pas qui vous êtes. Je sais pas ce que vous me voulez. Mais il est hors de question que j'attende ici gentiment que les gogols en armure viennent me cueillir."

Je fixais d'un regard dur, et d'animal coincé, les yeux de la jeune femme. Ne la lâchant à aucun moment.

"Alors vous allez me laisser passer sans histoire et vous pourrez retourner à vos joyeuses petites fêtes mondaines, pendant que le reste du peuple crève la dalle. Mais bon j'attend pas d'une pucelle de bourgeoise que vous compreniez ce genre de choses."

Je brandis mon sabre entre la jeune femme et moi, commençant à tourner lentement autour d'elle en direction de mes affaires qui traînaient contre le lit, je relâchais le trou béant que j'avais au flanc pour m'en saisir puis repartais dans l'autre sens, grognant férocement et toutes dents dehors, en direction de la porte par laquelle elle était entrée.

Alors que j'étais à la moitié du chemin à parcourir, des tâches sombres vinrent obstruer mon champs de vision. J'appelais d'un petit cri aigu ma compagne qui était restée sur place et m'observait d'un regard triste et dépité. Quoi? Qu'est ce que j'avais fait? La souffrance que je lisais dans le regard de ma plus chère et tendre amie me fendit le cœur, et alors que je chassais quelques unes des tâches noires d'un revers de la main hésitant, mon pied glissa sur la flaque de sang qui s'étalait à mes pieds. Basculant violemment en arrière, je lâchais mon sabre ainsi que mes affaires avant de sentir un grand choc à l'arrière de mon crâne.

Alors que je gisais au sol, la brume sombre qui voilait peu à peu me regard me laissa entrevoir une dernière chose. Ma douce amie se tenait sur mon torse et piaillait, avant de venir poser ses petites pattes sur le trou béant que m'avait fait la lance et de venir enfouir son adorable petit museau dans mon cou, le baignant de ses larmes.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Jeu 20 Nov - 22:01

Woo...Je m'attendais à tout, sauf à ça. Je lui avais sauvé la vie, ramené chez moi, soigné ses blessures, je m'apprêtais à le nourir... Et il montrait les dents. J'étais sidérée. Je retins un soupir d'exaspération et allait tenter une nouvelle approche quand, sans que je m'y attende vraiment, il me parla sur un ton si sec, si froid, si agressif... Si méchant que j'en fus d'autant plus surprise. Quoi ? Moi, une balance ?... il ne se rendait pas compte que je l'aurais vendu depuis longtemps si je l'avais voulu ? Que je ne l'aurais pas caché chez moi ? Quoi ?! Moi ? Une pucelle de bourgeoise ?... Pardon ? Laisser le peuple crever la dalle. C'était tellement vexant pour moi que je ne pus réagir. Ses paroles m'atteignirent tellement profondément que j'étais même prête à le laisser partir.

Lorsqu'il brandit son sabre devant moi, cependant, cela me fit un électrochoc. Bordel, j'allais pas me laisser faire par un couillon qui n'avait même pas la délicatesse de me parler gentimment, à moi, qui avait sauvé sa misérable vie des griffes des gardes, qui en avait même tué, alors que je me faisais toujours un principe de ne jamais le faire, sachant que ma soeur en était leur capitaine... Tout ceci m'énervait royalement. Toujours accroupie, je sortis la dague sanglée à mon mollet, prête à en découdre. Ce fut alors que je le vis chuter violemment en arrière... Et ce fut à cet instant que je m'aperçus de la quantité de sang souillant le sol, et étant venu tâcher le bas de ma robe.... Au nom d'Ishtar, allait-il se laisser faire, le bougre !? sa bestiole accourit vers lui en poussant des petits gémissements. Cela m'attendrit quelque peu. Il lâcha son sabre, sa tête rencontrant assez violemment le sol.

Je me relevais et passais une main dans mes cheveux. Puis je m'approchais de lui, et avisais la peluche qui me regardait d'un air méfiant.

"Hey, je l'ai déjà soigné une fois, et je vais recommencer, d'accord ? Il ne mourra pas sous mon toit, ton maître. C'est hors de question ! Même si il a tout d'un connard doublé d'un malpoli ! "

Elle s'éloigna don, se postant près du lit, encore une fois pour tout voir. Avec grandes difficultés, je le soulevais et le remit sur le lit... Dont il faudrait que je change les draps souillés une fois qu'il irait mieux. Je me précipitais en cuisine, vérifant que mes domestiques étaient partis, ce qui était le cas, fort heureusement, dont je ramenais encore une fois tout ce qu'il fallait pour le soigner. L'alcaline arrêta rapidement le saignement de sa grosse plaie, que je recousus pour la seconde fois de la journée. Je mis un moment à le bander, histoire qu'elle ne se réouvre plus. Puis, je soignais les différentes morsures laissées par Ghost dont certaines méritaient quelques petits points de suture. Je mis encore près de deux heures à le soigner, sous les yeux pleurant de sa peluche.

Le nettoyage de la chambre me prit à peu près autant de temps. Je ramassais ses affaires, les nettoyant en parti du sang qui les recouvraient. Je mis sa veste de côté, bien décidée à la lessivée et à lui rendre propre. Fort heureusement, le sang n'eut pas le temps d'attacher au parquet et je pus le nettoyer assez facilement, et ce malgré la quantité. J'ouvrais la fenètre pour aérer et regardait mon patient... Avec tout le sang qu'il avait perdu, il en aurait au moins pour une semaine.

Je redescendis dans la chambr. Ses mots me revinrent en pleine figure. De rage, j'arrachais ma robe et la jetais au feu, afin que les lavandières du coin ne voit pas les tâches de sang... Ses paroles me resteraient sans doute en travers de la gorge pendant un bon moment...

Environ quatre jours plus tard

Je rentrais par la fenêtre de ma chambre, comme une ombre se glissant dans l'obcurité, sans un bruit. J'allumais rapidement une chandelle après avoir fermé les rideaux opaque. Il n'y avait plus de danger. La cible de cette nuit avait été facile à atteindre, un travail propre et soigné comme j'aimais les faire. J'enlevais mon masque, le laissant pendre sur le côté droit de mon visage. Il fallait que je fasse manger mon convalescent. Il y avait maintenant quatre jours qu'il ne s'était pas réveillé. Je descendis rapidement aux cuisines, mettant la soupe au feu... Elle serai chaude vingt minutes plus tard.

Puis je remontais. Avant d'ouvrir le passage secret, j'avisais une bourse sur mon bureau. la cible que j'observais quand j'avais sauvé cette homme avait été assassiné par celui même qui se trouvait dans la chambre au dessus. Cette paie ne me revenait pas. J'embarquais donc la bourse avec moi et montais rapidement les escaliers du passage secret, toujours en silence.
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Lun 24 Nov - 14:09

Je me réveillais doucement et restais calmement les yeux fermés, mon corps me faisait souffrir et la faim tenaillait mon estomac de manière brutale. J'ouvrais les yeux lentement, mes blessures me ravivant la mémoire assez brutalement pour la deuxième fois, et observais les alentours. Visiblement j'étais encore chez la bourgeoise de la dernière fois. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là, ni si la garde risquait d'arriver. Je me relevais en prenant garde à ne pas me faire mal, heureusement le sale loup n'était pas là, et m'asseyait dans le lit confortable dans lequel on m'avait visiblement à nouveau couché. Alors que je réalisais cela mon aversion pour le confort dit "civilisé" me remonta sous la forme d'une grosse boule dans la gorge. Depuis combien de temps n'étais je pas sorti respirer un grand bol d'air? La nature et son calme me manquait tellement...

Je me levais doucement de mon lit, portant ma main au niveau du trou béant que m'avait laissée la lance du garde. Visiblement ma blessure avait été recousue et pensée. Surement pour que je ne la rouvre pas avec mes bêtises. Je soupirais longuement et senti ma chère amie qui tirait sur ma jambe de pantalon.

" Bonjour ma belle! Comment vas tu? Ça fait longtemps qu'on est là? "

Je me baissais difficilement pour qu'elle grimpe le long de mon bras et vienne se lover dans mon cou. J'écoutais patiemment sa série de petits pépiements, souriant légèrement lorsqu'elle me grondait de mon comportement avec la jeune bourgeoise que j'avais vue et menacée avant de sombrer à nouveau. Visiblement cette jeune femme m'avait sauvée, et deux fois en plus! Voilà qui me gênait doublement. Non seulement j'allais devoir me confondre en plates excuses, mais en plus de ça j'avais désormais une dette de sang sur les épaules. Il ne me manquait plus que ça... Mais j'avais promis. J'avais promis deux fois, auprès de mes chères Roses, que le jour où quelqu'un me sauverait la vie je lui en serait éternellement redevable. J'avais promis que je serais indépendant mais que le jour où on me sauverait je ne lâcherais plus la personne.

Je cherchais mes affaires du coin de l’œil, mais fut incapable de les trouver. Visiblement ma bourse, mon tabac, mes plantes et ma veste étaient là, mais mes armes avaient, elles, disparues... Compréhensible après la rencontre de la dernière fois. Je me dirigeais vers la commode et me saisit de ma blague à tabac, je l'ouvrais et en tirais ma pipe sculptée dont je caressais les gravures, plongé dans mes pensées. Ce fut les cris de mon estomac qui me ramenèrent d'un seul coups au temps présent, je sortais quelques feuilles d'un tabac naturel que j'avais cueillit et fait séché moi même, en bourrais ma pipe et l'allumait en tirant quelques bouffées dessus.

Y avait pas à dire, ce tabac était bon! Je me saisis du petit sac en tissu dans lequel je rangeais mes plantes médicinales et en sorti une feuille bien particulière que je découpais et mélangeais au tabac avant de rallumer le tout. Je me dirigeais vers la fenêtre que j'ouvris afin de respirer en grand coup, portant mon regard vers le ciel. Il faisait nuit et un très léger vent frais soufflait au dehors, la lune était au trois quart pleine. Je soupirais à nouveau, il ne me restait plus qu'une dizaine de jours...
Je me calais dans l'embrasure de la fenêtre et fumais tranquillement ma pipe, le tabac et la drogue me détendant et me faisant légèrement planer, je regardais le ciel étoilé tout en caressant ma petite Caparacas juste sous le museau, écoutant avec un sourire ses petits ronronnements.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Lun 24 Nov - 15:38

Arrivée en haut, je compris que j'avais oublié une chose.... La clé ! Et merde ! Il fallait que je redescende... Mais ce fut alors que j'entendis parler derrière la porte... Il était réveillé ? Déjà ? C'était pas humain de se remettre aussi vite d'une si grande perde de sang ?... Bon, j'y penserai plus tard. Il fallait que je redescende chercher cette foutue clé et que je fasse quelque chose de très important... Lui apporter de quoi manger. Cela faisait quatre jours que je le nourrissais comme je pouvais, à la soupe. Il devait certainement avoir la dalle ! Malgré ses injures de l'autre jour, je décidais de les mettre de côtés de de faire hôtesse parfaite.

Sans prendre le temps de me changer, ça pressait un minimum, je descendis aux cuisines. j'avais également faim, je préparais donc un repas pour deux.mes domestiques m'avaient préparé de la viande grillée pour le soir-même, vu que je n'avais pas mangé cela serait parfait. Il y avait deux côtes de Jairth, des grosses vaches vivants dans les plaines du nord à la chair tendre et juteuses à souhait. Je les fis rapidement réchauffer au feu de bois, veillant à ce qu'elles ne cuisent pas plus. Elles étaient saignante, comme je les aimais. Je mis un reste de pommes de terre rôties dans un plat en terre cuite, y rajoutais des herbes, une pointe de crème et de fromage que j'envoyais aussi dans le four à bois.

Environ dix minutes plus tard, je préparais un énorme plateau dans lequel je mis deux bols de soupe de légumes, deux assiettes chargées chacune d'une pièce de viande et de pomme de terre, une bol de lait pour la bestiole et une assiette de biscuit au fromage de chèvre et au romarin. Je montais rapidement le plateau dans ma chambre, que je posais sur le bureau, le temps de chercher la clé, qui se trouvait dans le tiroir de ma maquilleuse. Je la posais sur le plateau et montais doucement les escaliers. Par je ne sais quel stratagème, je pus ouvrir la porte sans que plateau ne se reverse, plateau que je posais sur la commode avant de refermer derrière moi. Puis je regardais vers le lit et vit l'homme à la fenêtre, qui fumait visiblement. Je me raclais la gorge, afin de me manifester et, grâce à ma pierre à feu, commençais à allumer les chandelles.
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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mer 26 Nov - 0:04

J'étais perdu dans mes pensées lorsque j'entendis le cliquetis de la clef tournant dans la serrure, je fermais doucement les paupières en inspirant un grand bol d'air. Le moment était venu de m'excuser pour mon comportement déplacé et de m'expliquer. De plus il était plus que temps de faire davantage connaissance avec la personne qui m'avait sauvée la vie, de commencer à m'acquitter de ma dette et de voire si cette jeune femme le méritait vraiment.

J'entendis son léger raclement de gorge, sûrement pour me signaler sa présence, expirais une longue bouffée de fumée et tournais doucement la tête dans sa direction, rouvrant les yeux. C'était bien la jeune femme que j'avais vu la dernière fois, elle avait apporté un grand plateau aux doux parfums de viande et de plantes qui fumait depuis la commode où elle l'avait posé et qui tira un horrible cri de famine à mon estomac. Je ne fit pas attention attention à cet accueil des plus mal poli, ayant de toute manière connu bien pire comme cas de faim, et me raclais légèrement la gorge sans cesser de caresser le cou de ma petite Caparacas, espérant qu'elle ne l'avait pas entendu.

Bonsoir demoiselle. Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la dernière fois, entre le loup et l'enfermement je ne savais plus trop où donner de la tête et me suis comporté de la manière la plus malpolie qui soit.

Je me raclais à nouveau la gorge, me passant la main dans les cheveux et détournant le regard. J'étais pas très doué pour les excuses et cette situation ajoutée à son silence me mettaient mal à la l'aise. Je tirais une nouvelle bouffée sur ma pipe, inspirais longuement et recrachait le tout pleinement, me laissant envahir par une douce sensation de calme et de lenteur. Non seulement cette drogue naturelle me faisait doucement planer, chassait légèrement ma gêne, m'aidait à trouver et peser mes mots, mais elle atténuait pas mal la douleur qui cisaillait mon corps de toute part. Je réalisais soudain que la jeune femme avait allumée quelques chandelles et que mon visage défiguré était à découvert. Bordel de merde! Je dissimulais rapidement mes traits dans l'ombre de la fenêtre, cachant la lumière de la lune en appliquant ma main sur le côté droit de mon visage.

Je ne vous ai pas non plus remerciée de m'avoir sauvé la vie. Il est maintenant évident que vous ne m'avez pas vendu à la Garde et ma petite amie m'a racontée les soins que vous m'avez prodigué.

Ma chère amie pépia à son évocation en remuant sur mon épaule, j'en profitais pour mieux observer mon interlocutrice. Visiblement la bourgeoise avait troquée sa robe de couleur pour une tenue bien plus surprenante. Elle était vêtue d'une tenue noire moulante, qui mettait assez bien en valeur la fraîcheur de sa jeunesse, d'une cape et de cuissardes tout aussi sombres, mais ce fut sa ceinture qui retint davantage mon attention. Certes sa tenue était faite pour avoir une liberté de mouvements totale et était d'excellente facture, mais à sa taille pendaient cinq ou six couteaux de lancer, bien rangés dans leurs fins étuis de cuir noir. Pas du tout le genre de tenue et de breloques que portaient une jeune fille de bonne famille pour être à l'aise une fois rentrée à la maison ça!

Je haussais un sourcil dans l'ombre, me promettant d'en apprendre d'avantage et regrettant déjà l’absence de mes armes.

Je m'appelle Gareth. Puis je savoir à qui j'ai affaire?

J'attendais sa réponse et en profitait pour changer souplement de position, passant de vautré dans l'embrasure de la fenêtre à accroupis tel un animal. Mieux valait ne pas relâcher ma vigilance! Après tout elle m'avait sauvée la vie, mais semblait pleine de secrets et de surprises dont il valait mieux me méfier.

Auriez vous l’obligeance de bien vouloir remettre à mon amie le long morceau de tissue qui dissimule mes traits afin que je me rende plus présentable?

Ma chère Caparacas sauta au sol en comprenant ce que je venais de demander et se dirigea vers la jeune femme, visiblement pas inquiète pour un sou. Je continuais d'observer mon hôtesse, l'écoutant attentivement, accroupi sur le rebord de la fenêtre et continuant de tirer sur ma pipe tranquillement. J'avais fait, me semblait il, tout le nécessaire pour m'excuser et repartir sur de bonnes bases avec elle. Désormais la balle était dans son camps.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mer 26 Nov - 11:42

Je m'attendais à beaucoup de choses en rentrant dans la pièce : me faire agresser, être ignorée, qu'il ne soit plus là... Bref, autant de choses négatives que je pouvais en inventer. Mais ça... Ma chandelle resta en suspens quelques instants. J'avais bien entendu ? Je me tournais vers lui, reposant la chandelle à sa place, sceptique. Ce fut presque intinctivement que je sortais ma pipe de son étui et commençais à la bourrer d'herbe tout en l'écoutant. Incroyable changement d'attitude, vraiment. J'étais tout simplement agréablement choquée par ce que j'entendais. Je ne pus m'empêcher de sourire en coin en le regardant.

"Oh ?... Ca veut dire que je ne suis plus une .... Comment tu as dit ça déjà ?... Une pucelle de bourgeoise, c'est ça ?"

Je ne pus m'empêcher d'avoir un petit rire de gorge un rien moqueur avant d'allumer ma pipe d'une main experte. Il me faisait halluciner, lui, quand même. Mais bon, c'était quand même plus positif que je ne l'avais imaginé. Puis je haussais les épaules.

"Quand au loup, il s'appelle Ghost et il n'est vraiment pas le genre à se montrer agressif."

Je demandais clairement des explications pour la bagarre de la dernière fois. A voir s'il répondais ou non.

Après m'avoir demandé mon identité, il changea brusquement de position, comme un animal aux aguets. Etrange.... Pensait-il que j'allais lui faire du mal ?... Bon, il fallait dire qu'avec mon accoutrement, je pouvais inspirer tout sauf de la confiance. Je retirais la cape, que je posais sur une chaise, et, avec nonchalance, fis de même avec la ceinture et la dague que je portais au poignet. Il m'en restai une sanglée à la cuisse que j'enlevais également, mais laissais celle dans la botte droite, qu'il ne pouvait pas voir. On était jamais trop prudent. Puis enfin je lui souris.

"Je me nomme Eloya."

Cela semblait suffisant comme présentation. Inutile de lui préciser mon nom de famille, ni que j'étais la soeur cadette de la commandante en chef des gardes royaux. Je ne voulais pas lui faire peur. Il me demanda son foulard pour cacher ses traits..... Je lui aurais bien dit que je les avais déjà vu, mais je ne voulais pas le contrarier. J'attrapais son foulard et le donnais à la bestiole qui devais lui rapporter. J'en profitais pour me rapprocher d'un coin de la pièce.

"Au fait, pour vos armes... Elles sont juste là."

Je donnais un léger coup de pied au mur derrière moi, qui s'entrouvrit pour laisser place à une armoire assez large, où j'avais entreposé le sabre et son sac en osier. En espérant qu'il ne râle pas parce que j'avais touché à ses affaires. Je la laisses ouverte, il irait vouir quand il les souhaiterait. Je ne tenais pas à ce qu'il me prenne pour une voleuse (malgré le fait que j'en étais réellement une). mais comme il avait l'air d'être calme, je pensais pourvoir lui rendre sans ne rien craindre de sa part.

Puis, voyant qu'il s'était couvert, je revins vers le plateau, y enlevais les deux bols de soupe , le bol de lait et la soucoupe de biscuit salé et le couvrais, afin de garder nos assiettes au chaud. Puis je pris les deux bols de potage et lui en tendis un, une cuillère plongée à l'intérieur.

"Vous devez avoir faim. Venez donc manger ! Et je vous rassure, ce n'est pas empoisonné."

Je le regardais avec un petit sourire encourageant... Vite ! Moi aussi je commençais à avoir faim, les missions me creusaient souvent l'estomac !
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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Mer 26 Nov - 13:59

Je poussais un léger grognement à l'évocation du sobriquet que je lui avais donné lors de notre première rencontre. Je m'étais excusé non? Et de toute façon le fait qu'elle m'ait sauvée et soignée n'enlevait en rien au fait que c'était une bourgeoise de tout juste une vingtaine d'années! Je me retenais bien de le lui envoyer en travers de la figure et fit comme si je n'avais pas entendu.

"Quand au loup, il s'appelle Ghost et il n'est vraiment pas le genre à se montrer agressif."

Là il était clair qu'elle me demandait des explications sur ce qui s'était passé, et qu'est ce que c'était que cette manie qu'avait les gens de donner un nom à leurs compagnons animaux? Bah, je lui répondrais peut être plus tard. Je me présentais et lui demandait son identité par la même occasion, visiblement elle semblait avoir remarqué mon changement de position car elle se défi de ses armes avant de me répondre. Hum... La petite avait l’œil. Et bien plus d'instinct que la plupart des autres humains. Il valait mieux que je ne relâche pas mon attention, mais je devais lui faire croire que j'étais en confiance.

"Je me nomme Eloya."

Elle venait de se présenter avec un sourire et je ne relevais pas le fait qu'elle ne me donne qu'un prénom contrairement aux autres membres de son espèce, c'était de bonne guerre vu que je ne lui en avais pas donné non plus. Elle passa mon foulard à ma petite amie qui vint me le porter en quelques bons. Alors que j'entourais l'intégralité de ma tête avec, elle se dirigea vers un coin de la pièce et d'un coups de talon révéla une armoire dissimulée dans le mur.

"Au fait, pour vos armes... Elles sont juste là."

Hum... Comment pouvait elle savoir que j'avais cherché mes armes? Plus elle en disait, plus je me posais de question... Enfin peut être mieux valait il pas trop s'en poser justement. Peut être qu'elle cherchait à me tester. Je haussais les épaules en guise de remerciement mais fit comme si mes armes ne m'intéressaient pas plus que ça en sa présence. De toute manière, en cas de pépin je saurais désormais vers où aller. Toujours perché sur mon rebord de fenêtre je l'observais alors qu'elle se dirigeait maintenant vers le plateau pour y prendre trois bols et une assiette avec des biscuits.

"Vous devez avoir faim. Venez donc manger ! Et je vous rassure, ce n'est pas empoisonné."

La jeune femme me tendait un bol de soupe dont l'odeur venait titiller mes narines. Pourquoi donc se sentait elle obligée de préciser que ce n'était pas empoisonné? Pour endormir ma confiance? Voilà qui était bien mal joué... Une jeune bourgeoise n'irait pas parler de poisons comme ça. Je sautais au bas de ma fenêtre et me dirigeais vers elle à quatre pattes, saisit le bol et me reculais vivement en prenant garde de ne pas en renverser avant de grimper à nouveau sur mon rebord de fenêtre, attrapant au passage ma poche à plantes qui traînait toujours sur la commode. Sans la lâcher des yeux je reniflais le bol avec précautions, cherchant à y desceller une quelconque odeur étrange. Des légumes, des légumes, des plantes et de l'eau. Mouai... De la soupe quoi.

J'enlevais la cuillère du bol et la posais à côté de moi, attendant de la voire commencer à boire. Lorsqu'elle eu ingurgitée quelques gorgées, je portais le bol à mes lèvres et le vidais d'un trait. Une fois la soupe rapidement avalée, je restais accroupi à la dévisager. Jeune, plutôt jolie, fine, musclée, de bonnes manières. Et pourtant quelque chose chez elle me faisait tiquer... Humph. Je verrais bien.

Pour le loup. Un animal, même apprivoisé, reste souvent bien imprévisible... Et visiblement il ne semble pas trop m'apprécier.

Voilà qui était dit. Il était hors de question que je commence à m'étaler sur ma condition de garou et lui explique en long et en large les rapports de forces entre loups sur le même territoire. Elle se contenterait de ça, du moins je l'espérais. Je continuais encore et toujours de l'observer fixement et eu un petit sourire en coin en voyant ma Caparacas qui s'était littéralement jetée sur les gâteaux, en prenant plusieurs qu'elle mit dans le bol de lait avant de s'enfuir avec ce dernier.

Pourquoi vous m'avez sauvé? Vous savez même pas qui je suis.

Je la fixait d'un regard brillant et intense. La question était tombée d'un ton sec, alors que dans la pièce régnait un silence de plomb. Certes la manière était un peu brusque, mais j'en venais directement à ce qui m'intéressait vraiment. Les blablas inutiles, j'en voyais pas l’intérêt. Ce qui m’intéressait c'était de savoir pourquoi elle m'avait sauvé, qui elle était, ce qu'elle faisait, et surtout comment elle m'avait trouvé et si elle était digne de la dette que j'avais désormais envers elle.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Jeu 27 Nov - 15:01

Bon, au moins, il acceptait de manger ce que je lui servais. J'avalais rapidement ma soupe, mon ventre et mes muscles me demandant bien plus que du liquide à ingurgiter. J'avais beau ne pas le regarder, je sentais son regard peser sur moi. Bon... Il ne me connaissait pas, il savait seulement que j'étais une bourgeoise qui l'avait recueilli, et après ? Que cherchait-il en me dévisageant ainsi ? Je l'ignorais, mais je ne fis ausune remarque. Je ne voulais pas en dire plus sur moi à un homme que je connaissais à peine, mais que je savais être un assassin pour l'avoir vu faire. Je savais maintenant qu'il était réveillé que je ne dormirai que d'un oeil tant qu'il serait sous mon toit. J'avais fait une bonne action en le recueillant et en le sauvant, mais je ne voulais pas la payer de ma vie.

J'écoutais sa version des faits, par apport à Ghost. Hmpf... Je n'y croyais qu'à moitié. Il me cachait probablement quelque chose, mais je ne posais aucune question. Soit, j'avais mon jardin secret, il avait le sien. Je ne cherchais pas plus loin... Ce n'était pas comme si je voulais absolument savoir non plus. Ca m'aurait juste permis de savoir pourquoi mon loup le détestait autant... Enfin bref.

Lorsqu'il me demanda pourquoi je l'avais sauvé, je fronçais les sourcils. Parce que cétait un collègue ? Je ne pouvais le lui dire, je ne voulais pas qu'il le sache? Par charité ?... Non, trop bourgeois. Je soupirais et déposais mon bol sur le bureau avant de passer doucement une main dans mes cheveux et de le regarder.

"Ai-je besoin d'une raison précise ? Je vous ai vu gisant dans votre sang, sur le pavé. On vous a laissé pour mort, mais j'ai bien vu que vous étiez encore en vie. Alors j'ai tout fait pour vous ramener et je vous ai soigné. J'ai un minimum de cœur. Quand à vous connaître, j'en sais suffisamment sur votre compte. L'assassinat du marchand de tissu n'est pas passé inaperçu hélas. Tout le monde en a parlé. J'en ai donc fait les conclusions."

Il fallait que je change de sujet et vite. Je jetais un coup d’œil à l'animal qui l'accompagnait et ne put m'empêcher de sourire en la voyant avaler son dernier gâteau. Puis, elle s'agita de tout les sens vers son maître, avec un petit air outré, en poussant des petits cris aigus.Sûrement une tentative de vouloir plus de gâteaux !

"Hey ! Y'en a encore pleins en bas, tu me feras signe, si tu en veux encore, d'accord ?"

Je ne pus m'empêcher de rire et de jeter un regard vers son maître.

"C'est une créature très mignonne et très intelligente. Vous avez de la chance de l'avoir à vos côtés."

Je me souvenais de la manière dont elle m'avait averti que les gardes arrivaient. Trop intelligente pour être un simple animal de compagnie. Puis je me dirigeais vers la commode et pris les deux assiettes qui, heureusement étaient encore chaudes. J'en déposais une sur le bureau et lui tendis la seconde.

"Cela fait quatre jours que je vous nourris à la soupe. Vous devez être affamé... Vous remettre en quatre jours avec le sang que vous avez perdu, ça tient du miracle."

Et je le pensais sincèrement. Je n'avais jamais vu quelqu'un se remettre aussi rapidement de ses blessures. Il faudrait d'ailleurs que je les vérifie, mais après le repas... Et en espérant qu'il me laisse le toucher.
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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Jeu 27 Nov - 19:06

Lorsque j'avais demandé à la jeune femme pourquoi elle m'avait sauvée, je ne m'attendais pas à une réponse en particulier. Pour dire vrai j'étais vraiment curieux de savoir ce qui avait put entraîner son geste, mais surtout je désirais en savoir davantage sur elle.

"Ai-je besoin d'une raison précise ? Je vous ai vu gisant dans votre sang, sur le pavé. On vous a laissé pour mort, mais j'ai bien vu que vous étiez encore en vie. Alors j'ai tout fait pour vous ramener et je vous ai soigné. J'ai un minimum de cœur. Quand à vous connaître, j'en sais suffisamment sur votre compte. L'assassinat du marchand de tissu n'est pas passé inaperçu hélas. Tout le monde en a parlé. J'en ai donc fait les conclusions."

Sa réponse me surprit beaucoup. Certes non, elle n'avait pas particulièrement besoin d'une raison pour m'avoir sauvé la vie, mais c'était un geste tellement peu habituel chez les humains, et encore plus ceux qui avaient du pognon, que j'étais en droit de me pauser la question. Ainsi on m'avait laissé pour mort? Étrange venant de la garde. Ils n'avaient pas pour habitude de laisser traîner des cadavres un peu partout dans les rues des quartiers riches, ça faisait tâche, et encore moins quand quelqu'un venait d'être assassiné et que la famille voulait un coupable. Ah! Apparemment elle semblait se douter que c'était moi...

Du coin de l’œil je vis ma tendre amie relever la tête de son bol de lait, la jeune femme aussi d'ailleurs, pour s'agiter en tout sens et pousser de petits cris. J'écoutais attentivement ce qu'elle me racontais en lui faisant signe de la main de ralentir un peu. Ainsi cette Eloya ne m'avait pas ramassé à moitié mort sur le pavé? Pourquoi me mentait elle? Mon amie me montra la jeune femme du doigt et se mit à me raconter ce qui s'était réellement passé ce soir là. Après que j'ai basculé du toit et eu pris la lance dans le flanc, cette jeunette était descendue d'un toit après avoir tué un garde, en avait tué deux autres et m'avait trimbalée ici pour me soigner? Impossible...

"Hey ! Y'en a encore pleins en bas, tu me feras signe, si tu en veux encore, d'accord ?"

Je relevais la tête vers mon hôtesse avec un léger froncement de sourcils. Vraiment pleine de surprises cette gamine! Visiblement elle n'avait pas compris que ma Caparacas me racontait tout. En tout cas cela changeait pas mal ma vision des choses. Il fallait que je sache qui elle était!

"C'est une créature très mignonne et très intelligente. Vous avez de la chance de l'avoir à vos côtés."

Sa remarque me tira un sourire alors que je coulais un regard doux et mélancolique vers ma tendre amie. Pour avoir de la chance j'en avais! La jeune femme se dirigea vers la commode et tira du plateau deux assiettes, dont le doux parfum de viande me fit saliver, et m'en tendit une.

"Cela fait quatre jours que je vous nourris à la soupe. Vous devez être affamé... Vous remettre en quatre jours avec le sang que vous avez perdu, ça tient du miracle."

Je venais chercher l'assiette et me perchait à nouveau à ma place tout en réfléchissant à la suite de la discution. Il était plus que temps de mettre cartes sur table.

"Effectivement, j'ai une faim de loup... Et oui, j'ai beaucoup de chance de l'avoir à mes côtés. Je crois bien que je serais mort un nombre incalculable de fois sans elle. En revanche son récit des événements ne colle pas tout à fait avec le votre..."

Je coulais un regard vers la demoiselle pour voire sa réaction et enchaînait sans lui laisser le temps de répondre. Bien entendu j'avais fait exprès de passer sous silence son commentaire sur ma guérison accélérée, à voire ce qu'elle répondrait à la suite.

"Apparemment vous seriez tombée d'un toit le soir même, auriez tué trois gardes avant de me ramener chez vous pour me soigner. Marrant hein? Perso, j'en déduit que vous êtes une inconsciente de vous attaquer aux guignols en armure pour sauver un meurtrier..."

Je laissais couler quelques secondes pour guetter sa réaction.

"Ou alors vous me cachez quelque chose? Votre tenue, vos armes, votre référence aux poisons et votre rapidité d'analyse de ma posture, sachant que je suis un assassin, font de vous une bien étrange bourgeoise. S'il vous plait soyons honnêtes. Je sais que dans mon milieu la confiance règne peu mais je ne fais pas partie de ces gens là. Vous m'avez sauvé et j'ai un minimum d'honneur. Qui êtes vous? Soyez franche et je le serais en retour."

Je gardais les yeux braqués sur elle tout en saisissant le morceau de viande à pleine main, le glissais entre les pans de mon turban, dévoilant mes dents taillées en pointes, et le déchiquetais voracement tout en écoutant attentivement sa réponse.


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Ven 28 Nov - 1:28

Je commençais doucement à deguster mes pommes de terre persillées. Mon dieu que ça faisait du bien de manger. Cela me fit plaisir de le voir prendre son assiette. Même s'il s'installait loin de moi, ça voulait au moins dire qu'il allait mieux. Enfin !

Lorsqu'il me dit que sa bestiole n'avait pas un récit collant au mien, je fallis exploser de rire. Comment une si jolie petite chose et un homme pouvaient communiquer ? Absurde ! Et impossible, par dessus le marché ! Non, je me faisais des idées, j'en étais certaine. Il prêchait le faux pour savoir le vrai et s'y prenait bien maladroitement. Il ne savait pas que j'étais la soeur de la Commandante des gardes, donc baratiner, je savais faire aussi... Cependant, lorsqu'il me raconta les faits comme ils s'étaient réellement passé, je m'étouffais avec un morceau de viande. Je mis quelques instants et un bon verre d'eau à faire passer la chose, tout en l'écoutant... Merde, c'était quoi ce délire encore ? ... Je n'avais plus faim, tout à coup.... Je lançais un regard vers la peluche, qui me regardait d'un air choqué. Puis je soupirais.

"Pas un simple animal de compagnie tout mignon, hein... Trop intelligent pour être ignoré, ce genre de bestioles."

Puis, je soupirais une seconde fois, passant une main dans mes cheveux d'un air lasse. Je pris ma pipe et la rallumai, tirant une bouffée que je recrachais doucement, histoire de me détendre. Bon... Quitte à ce qu'il le sache, autant y aller franco.

"Bon... Je m'appelle vraiment Eloya Bil'Siltan... Comme vous l'avez constatée, je suis de base d'un environnement assez aisé. Mais il ne me sert en vérité de couverture. Vous vous souvenez certainement avoir percuté quelqu'un sur les toits, cette fameuse nuit où je vous ai ramassé ?... C'était moi."

Je tirai à nouveau sur ma pipe, les sourcils froncés. Lui dévoiler mon identité d'assassin m'emmerdait sévèrement, mais là, je n'avais plus guère le choix. Je le regardais à nouveau avec un sourire nonchalant.

"J'observais ma cible, ce soir là, du moins les rondes autres "perturbations" du genre. En général j'observe quatre nuits avant d'agir... C'était ma quatrième. Mais je ne pensais pas qu'on me piquerait ma cible sous le nez à vrai dire. J'étais assez en colère quand je vous ai vu ressortir en trombe de chez lui. Donc j'ai essayé de vous suivre...En vain. C'est vous qui m'êtes tombé dessus, sur le toit. Je vous ai suivi. Quand j'ai vu ce qu'il se passait avec le garde, j'ai agi, parce qu'entre collègues, on se comprend, pas vrai ?"

Je lui adressais un léger clin d'oeil ainsi qu'un autre sourire. Puis, je me levais et attrapais la bourse bien pleine que j'avais laissé sur la commode, bourse d'un bon cuire brun que je lui lançais. Il y avait cinq cents pièces d'or... Le prix minimum que je demandais pour assassiner quelqu'un comme un marchand ou commerçant, sans rien faire de plus... Juste le tuer.

"Votre paie ! Je ne l'ai pas tué, après tout, c'est à vous que cette bourse revient ! Je déteste être payée pour des boulots que je n'ai pas fait moi-même. Je n'ai récupéré le paiements seulement parce que je savais que vous ne pourriez récupérer le vôtre, donc pour le donner."

Je retournais m'asseoir, la pipe au bec... J'avais certainement définitivement détruit l'image de la jeune bourgeoise dans la tête de mon interlocuteur. Bien ! On était quittes ! Il m'avait surprise avec sa bestiole, moi avec mon histoire. Un partout !
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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Ven 28 Nov - 16:05

La jeune femme s'était à moitié étouffée lorsqu'elle avait compris qu'effectivement ma petite Caparacas m'avait tout raconté. C'était bien les humains ça, à ignorer que l'on pouvait apprendre à comprendre les animaux. Les elfes l'avaient compris eux. Pourtant il suffisait juste de s'y essayer, de travailler encore, encore et encore. Mais ça ne leur venait jamais à l'esprit, ils voyaient les animaux comme des êtres inférieurs que l'on utilisait simplement.

"Pas un simple animal de compagnie tout mignon, hein... Trop intelligent pour être ignoré, ce genre de bestioles."

Sa remarque me tira un petit grognement. Bien ce que je pensais. Elle s'était crue supérieur à mon amie et s'en rendait compte maintenant. Et encore j'étais quasiment sûr que du coups elle la percevait comme un objet très utile. Tsssssssss...

Elle tripota ses cheveux machinalement en soupirant, prit sa pipe, la ralluma et tira dessus avant d’enchaîner.

"Bon... Je m'appelle vraiment Eloya Bil'Siltan... Comme vous l'avez constatée, je suis, de base, d'un environnement assez aisé. Mais il me sert en vérité de couverture. Vous vous souvenez certainement avoir percuté quelqu'un sur les toits, cette fameuse nuit où je vous ai ramassé ?... C'était moi."

Lorsqu'elle se présenta à nouveau, je mordis à nouveau dans mon morceau de barbaque pour retenir un léger soupir. Son nom ne me disait rien du tout, d'ailleurs je ne comprenais pas pourquoi les gens le sortaient toujours, il y avait bel lurette que j'avais oublié le mien et cela ne me gênait en rien. La suite m’intéressât d'avantage, ainsi sa richesse lui servait de couverture? Mouais... Facile à dire ça quand justement on avait du pognon, j'avais jamais entendu quelqu'un d'aisé dire que sa pauvreté était une couverture hein!

Oh! Ainsi c'était elle la forme humaine que j'avais percuté sur les toits de la ville? En effet il y avait plus discret comme entrée en matière mais à ce moment là je me rappelais ne pas avoir eu d'autre choix, avec les gogols aux trousses, pas le temps de faire un détour hein!

"J'observais ma cible ce soir là. Du moins les rondes et autres "perturbations" du genre. En général j'observe quatre nuits avant d'agir... C'était justement ma quatrième. Mais je ne pensais pas qu'on me piquerait ma cible sous le nez à vrai dire. J'étais assez en colère quand je vous ai vu ressortir en trombe de chez lui. Donc j'ai essayé de vous suivre... En vain. C'est vous qui m'êtes tombé dessus, sur le toit. Je vous ai suivi. Quand j'ai vu ce qu'il se passait avec le garde, j'ai agi, parce qu'entre collègues, on se comprend, pas vrai ?"

La gamine me fit un clin d’œil et un sourire. Ainsi elle était du métier? Les femmes étaient rares dans la professions, mais cela expliquait peut être le fait qu'elle m'ait sauvée. Entre collègues? Première fois que j'entendais ça dans le milieu, en général on avait plus tendance à éliminer la concurrence qu'à la sauver. Ah, ces femmes... Vraiment des cœurs de guimauves... J'hochais simplement la tête en guise de réponse, ne tenant pas à la vexer. Après tout elle m'avait sauvé la vie, fait encore plus notable étant donné qu'elle était du milieu!

Elle se leva, délaissant son assiette que je m'empressais de lui subtiliser, pour se diriger vers la commode. Elle saisit une bourse faite de bon cuir dont l'odeur sentait au moins jusqu'ici, à l'autre bout de la pièce, et alors que je déchiquetais à pleines dents son morceau de viande me la lança.
Je ne fis pas un geste pour la rattraper et la suivais du regard jusqu'à ce qu'elle s'écrase au sol dans un grand tintement de pièces.

"Votre paie ! Je ne l'ai pas tué après tout, c'est à vous que cette bourse revient ! Je déteste être payée pour des boulots que je n'ai pas fait moi-même. Je n'ai récupéré le paiement seulement parce que je savais que vous ne pourriez récupérer le vôtre, donc pour vous le donner."

Alors en plus de sauver la concurrence elle me remettait l'argent qu'on lui avait promis pour la mort du gros porc? Vraiment très intéressante cette petite! Son code d'honneur était louable et très inhabituel! Je m'empressais de faire disparaître les preuves de mon rapt et sautais au sol, posant l'assiette sur la mienne, avant de me diriger à quatre pattes vers la bourse qui gisait entrouverte sur le sol. Ça brillait...

Putain mais c'était de l'or! Et en grande quantité apparemment! J'ouvrais de grands yeux et me saisis d'une pièce qui dépassait légèrement pour l'observer avec attention, la faisant doucement rouler entre mes doigts. Ma tendre amie se précipita à mes côtés et fit de même, tournant et retournant la pièce, l'observant sous toutes les coutures avec de grands yeux brillants. Visiblement la couleur lui plaisait!

Je gardais ma pièce et laissais l'autre à ma chère et tendre, saisi la bourse et la renvoyais à la jeune femme.

Tout cet argent ne me revient pas non plus. Personne ne m'avait promis de prime pour ce sale gros porc! Je travaillais pour mon compte sur ce coups là. J'ai appris que cet enfoiré attrapait des gamins et gamines des rues pour les revendre. Du coups je suis allé saigner cet immonde et gros tas de merde!

Mon hôtesse avait réceptionnée la bourse de justesse et était assise sur la chaise avec des yeux ronds, sa pipe pendant au coin des lèvres. Bon si je récapitulais bien tout dans ma tête, cette jeune femme était du milieu, elle m'avait ramassé et soigné deux fois, et elle me refilait l'argent qu'on lui donnait. Effectivement on était très loin de la gamine pleine de fric et innocente là!

J'eus un léger sourire et jetais un regard par dessus mon épaule, fixant la lune avec mélancolie. Roses, mes chères Roses... Cette petite méritait bel et bien la dette que j'avais envers elle. Et envers vous que je n'avais pas sut protéger... Oui c'était décidé! A mon tour de parler! Et de m'engager!

Je rapportais mon regard vers le petit bout de femme assise devant moi, m'assis en tailleur et sorti à mon tour ma pipe que je bourrais d'herbe avant de venir y effriter une feuille de Moja, cette douce drogue que j'aimais tant, et de l'allumer tranquillement.

Merci de votre franchise, demoiselle Eloya. Comme je vous l'ai dit je me nomme Gareth. Gareth tout court. Je suis bien un assassin comme vous l'avez très justement remarqué. Je dois avouer être très étonné de votre comportement pour une humaine de la cité, et encore plus venant du milieu... On a plutôt tendance à éliminer la concurrence que de la sauver, en général. Enfin bref, cela fait quand même plaisir de voire qu'il y a encore des gens dans le métier qui ont de l'honneur...

Je tirais quelques bouffées de Moja et les recrachais lentement avant de continuer. Il valait mieux qu'elle assimile déjà ça avant de passer à la suite.

Et justement, en parlant d'honneur, il se trouve que nous nous retrouvons tout deux dans une situation délicate. Vous m'avez sauvé la vie et je vous en suis désormais redevable. J'ai fait il y a de cela un bon paquet d'années une promesse que je me dois aujourd'hui de tenir. Je ne suis pas mécontent que cela tombe sur vous en fin de compte. Demoiselle Eloya, en me sauvant la vie, j'ai contracté auprès de vous ce que j'appellerais une dette de sang.

Je la fixais d'un regard intense, tirant calmement sur ma pipe vissée au coin de la bouche, guettant sa réaction. Vraiment j'aurais put tomber sur bien pire!

Laissez moi vous servir. Laissez moi devenir le gardien permanent de votre vie!

Restait à voire si elle accepterait maintenant, et de ce que j'avais vu de son caractère c'était pas gagné! Mais j'avais promis à mes chères Roses. Et jamais je ne reviendrais sur cette parole. qu'elle le veuille ou non, je veillerais désormais sur sa personne. Bien sûr ce serait plus simple avec son accord, et cela me permettrait de négocier quelques petites choses. A voir si elle acceptait...


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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Ven 28 Nov - 22:21

Heureusement que j'avais de bon réflexes. J'attrapais la bourse d'une main et la posais sur la table. Puis j'eus un petit rire en tirant sur ma pipe.

"Puisque cet argent n'appartient à personne, j'en ferai donc profiter les enfants."

J'avais un grand sourire en réalité. J'allais pouvoir nourrir les enfants de la Basse avec tout ça... Après tout, c'est à cela que me servait mes expéditions à la base. Mais cela faisait un moment qu'on ne m'avait pas engagé pour un assassinat. En général j'avais un contrat au moins une fois par mois, et c'était déjà énorme ! Mais avant celui-ci, je ne devais pas en avoir eu depuis bien trois mois. Mais bon, en tant qu'assassin ayant un nom dans le métier, je n'étais pas non plus la plus abordable. Ce n'était pas le sujet... La paie d'informatrice que je recevais chaque mois me servait pour les enfants.... Je refusais de les voir crever de faim. Ils ne le méritaient pas.

En entendant ce qu'il me disait, je relevais la tête et le regardais avec stupéfaction... Pas que je trouvais que ce qu'il avait fait était mal, au contraire... Gabriel était un enfant de la basse qui s'amusait souvent à traîner dans les quartiers marchands. Il mendiait souvent... Il avait disparu depuis deux mois, et depuis je le cherchais partout. Je serrais les dents, contenant ma colère... C'était le bon quartier, quand j'y réfléchissais. Je me détournais et essuyais discrètement les larmes qui commençaient à emplir mes yeux. Qui savaient où il pouvait bien se trouver maintenant ? Je pris une grande inspiration et me retournait de nouveau, comme si de rien était.

Il fallait que je fume ! Je tirai fortement sur ma pipeet recrachais la fumée par le nez, tout en l'écoutant. Je souris lorsqu'il parla de mon honneur. Un assassin sans code d'honneur méritait la mort, selon moi. Mais ce n'était que mon point de vue. Lorsqu'il parla du sien, je perdis un peu le fil, je dois dire. Redevable ? En quoi ? Parce que je l'avais sauvé ?... Booof ! Dette de sang ?... De quoi il parlait, le bougre. Lorsque enfin je compris, je m'étouffais pour la seconde fois en moins de vingt minutes, mais avec la fumée de ma pipe cette fois. Puis, je le regardais, afin de vérifier si ce n'était pas une blague.... Manifestement non. Je ne pus retenir un soupir.

"C'est hors de question."

Ça, c'était sorti tout seule et ça avait au moins le mérite d'être sincère. Après l'avoir nettoyée d'un tour de main, je bourrais de nouveau ma pipe et que je rallumais. Puis je hochais la tête, ahurie.

"Je suis désolée, mais c'est non. Je ne suis plus une enfant que l'on doit surveiller et encore moins une de ses femmes fragiles comme j'en croise chaque jour dans l'aristocratie. Gardez cela pour les petites princesses à la peau blanche, moi, ça ne m’intéresse pas. Je vous ai sauvé la vie, certes. Mais ça...Non, et je suis catégorique !"

J'étais calme, posée, mais mon ton avait été sec. Je refusais d'avoir une nounou sur le dos. Ça jamais ! J'avais pris mon indépendance depuis bien longtemps, je n'avais même pas d'homme dans ma vie. Ce n'était pas pour m'en imposer un avec lequel, en plus, je n'avais lien particulier.
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une convalescence compliquée [PV Gareth]    Jeu 4 Déc - 22:00

Ainsi elle refusait? Prévisible. Et je devais bien avouer que cela me soulageait en grande partie. Je retournais sur mon rebord de fenêtre, rechargeais ma pipe en herbe et en Moka, la rallumais, tirais quelques bouffées en laissant mon regard se perdre dans le ciel étoilé. Au moins j'avais proposé, et bien que je n'abandonnerais pas non plus facilement, sa réponse me rassurait encore sur sa personne. Nombre d'humains se seraient jetés sur l'occasion pour m'asservir et récupérer un serviteur, garde du corps ou tout autre boulot chiant du genre. Ça me laissait plus de marge de manœuvre et tant mieux!

Je dois avouer que votre réponse me soulage grandement. Je comprends tout à fait votre point de vue sur le fait d'avoir quelqu'un à vos basques. Le fait est que j'ai une dette envers vous et je m'en acquitterais en temps voulu, que ce soit avec ou sans votre consentement.

J'inspirais pleinement un bouffée de fumée de Moka, m'en imprégnais et la recrachais doucement. Mon regard coula doucement jusque sur la Lune. De toute manière j'avais aussi ce problème là qui pointait le bout de son nez. Il me restait une dizaine de jours avant de me transformer et c'était plus que suffisant pour me remettre de mes blessures.

Excusez moi d'abuser de votre hospitalité ainsi, mais je me demandais si je pouvais crécher chez vous le temps que mes blessures se remettent? Je pense que d'ici deux ou trois jours tout sera bien cicatrisé.

J'avais tendu une perche sur mon état de santé mais trop tard pour revenir en arrière. Bah tant pis! Y avait qu'à espérer qu'elle ne relèverait pas... Au pire suffirait d'être vague. Je fixais toujours la lune en attendant patiemment sa réponse. Le plus dur était à venir si elle acceptait... Il était totalement hors de question que je reste plus longtemps dans cette maison! Par contre le jardin avec cet immense arbre me revenait bien. Faudrait que je me rappelle de la situation de la maison pour quand j'étais en ville...


Désolé:
 


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Une convalescence compliquée [PV Gareth]
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