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 Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]

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MessageSujet: Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]   Ven 14 Nov - 23:19

La nuit était tombée depuis bien longtemps déjà. Il devait être aux alentours de minuit. La maison était silencieuse, mais je savais que je ne craignais absolument rien de ce côté-là. Mais je sortis tout de même par la fenêtre de ma chambre, du coté droit de la maison, dissimulée par un arbre coté route. Ainsi, j'étais certaine de quitter le quartier relativement discrètement. De toute manière, c'était un quartier résidentiel calme, sans histoire, la majorité des hommes y habitant travaillant la journée, et leurs femmes, dociles, les suivait au lit, pas plus tard qu'aux alentours de dix heures. La garde passait, bien sûr, mais à hauteur d'une ronde par heure, et elle ne passerait que dans un peu plus de trente minutes, j'avais largement le temps.

Dissimulée par mes vêtements sombres et par l'obscurité, j'arrivais rapidement au téléporteur, et, sans aucun témoin, je me téléportais vers le nord. Arrivée à destination, je me cachais dans l'ombre d'une maison. Le gros désavantage des téléporteurs, c'était qu'ils étaient trop visibles... Et cela était un peu contraignant au vue de ma "profession". Mais je faisais avec, palliant cela avec ma rapidité et ma souplesse habituelle... Mais bon, vue l'heure actuelle, cela m'étonnerait que beaucoup de monde traîne encore dans les rues. Il valait quand même mieux se montrer prudent. Je savais que ma sœur enquêtait sur des meurtres dans ce quartier (pas que les miens), et les gardes pouvaient bien avoir changer. Allez savoir ce qui pouvait lui passer par la tête. Je préférais me cacher que de prendre le moindre risque.

Assez rapidement, je grimpais à l'arbre le plus proche et sautais sur le toit. Fort heureusement, les maisons étaient relativement rapprochée, ou alors séparées par des arbres, ce qui m'arrangeait, je n'aurais pas à descendre. Je savais précisément où aller. Cela faisait maintenant cinq jours qu'Eliar, mon majordome, m'avait rapporté ce contrat... Un contrat sans vraiment d'importance, mis à part la somme promise, qui me serait rapportée par mon domestique le lendemain de l’exécution. La cible était un riche marchand, spécialisé dans le textile. C'était apparemment son fils qui m'avait engagée. Je me demandais toujours comment Eliar me trouvait mes contrats, mais pour le coup, ce gamin avide d'héritage ne serait pas déçu.

Je trouvais enfin la maison de ma proie et me plaçait en face. C'était une maison de riche, blanche, avec des dorures apparentes... Le genre de personne qui exposaient bien ses richesses... Facile à tuer. Cet homme-là devait avoir des ennemis et des rivaux de partout. Doucement, je m'accroupis sur le toi. C'était ma troisième nuit d'observation. Si je voulais un travail bien fait, cette phase était nécessaire. Et je n'allais pas rester six heures debout. Accroupie, je me fondais parmi toutes les maisons resserrée à cheminée... C'était tout simplement parfait.
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]   Lun 17 Nov - 23:22

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà lorsque Gareth ouvrit doucement les yeux. Comme à son habitude il était tranquillement adossé contre le tronc d'un arbre, sa pipe vissée au coin des lèvres à moitié éteinte, écoutant le doux fracas de la chute d'eau qui se jetait dans le petit lac au bord duquel il se trouvait. Les cris d'oiseaux venaient de se calmer depuis un moment déjà et de son ouïe fine il entendait les premiers hululements d'une chouette qui venait de se réveiller. Il était temps.

Gareth se leva et s'étira longuement avant de s'approcher du tronc d'arbre au creux duquel il dissimulait le sac de toile dans lequel sa tenue était soigneusement rangée. Il sortit sa veste et l'enfila adroitement, fixa le fourreau de son ninjato, lassant soigneusement et fermement les lanières de cuir qui le maintenaient, enfila ses bottes qu'il lassa tout aussi fermement et enfin finit de se préparer en dissimulant son visage marqué et couturé sous sa longue écharpe de soie noire.
Une fois préparé le "jeune" homme s'approcha du bord du lac et se pencha en avant afin de s'y mirer avant d'y aller, seuls ses yeux d'un vert émeraude étaient visibles, chaque centimètre de son corps étant bien couvert de tissu. Parfait!

Satisfait, Gareth vérifia une dernière fois que son sabre était correctement fixé et facile à dégainer, qu'il possédait bien 10 fléchettes de chaque sorte dans son étui et que sa petite sarbacane s'y trouvait, enfila ses gants de cuir noir et allait partir quand il se retint et se m'y à chercher tout autour de lui, scrutant les branches au dessus de sa tête comme s'il avait oublié quelque chose. Ah! elle était là! L'homme grimpa prestement au tronc d'un arbre et marcha le long des branches jusqu'à rejoindre sa petite compagne qui cassait la croûte. La petite Caparacas l’accueilli avec de petits cris aigus, lui tendant un fruit qu'elle avait ramassé avant de s’arrêter brusquement en voyant sa tenue. Le petit animal grimpa le long du bras de Gareth en ronchonnant et vint se lover dans son cou. L'homme sauta au sol et parti rapidement en direction de la cité, courant à quatre pattes, tel un animal, afin de rattraper le retard qu'il avait déjà commencé à accumuler.

Une fois arrivé au pied du mur d'enceinte le lycan stoppa net sa course et leva les yeux au ciel, la lune n'était pleine qu'à moitié mais cela était suffisant pour le dissimuler tout en lui permettant une bonne visibilité. Satisfait, il saisit les premières pierres saillantes et commença sa rapide ascension du mur. Une fois au sommet il attendit que sa petite compagne lui indique d'une légère tape sur le sommet du crâne que la voie était libre pour se hisser sur le chemin de ronde, le traverser rapidement d'un pas léger avant de se laisser glisser doucement de l'autre coté, jusque sur le toit juste en dessous. Après s'être réceptionné souplement en position accroupie, Gareth reprit sa course à quatre pattes, foulant les tuiles légèrement et rapidement, sautant de toit en toit, jusqu'à arriver sur celui de la maison qu'il avait déjà repérée quelques jours au préalable.

La maison du riche marchand n'avait pas été bien compliquée à trouver. D'un blanc immaculée, des tuiles faites d'ardoises proprement découpées, des dorures décorant les murs, des boiseries faites dans un bois du Sud rare et onéreux... Cet homme là avait du pognon et il aimait le montrer à tout le monde.
Pitoyable...
Les mots lui avaient échappés quand retentirent longuement les douze coups de minuit. Allongé à plat ventre sur le toit, Gareth attendit que la dernière chandelle fut soufflée avant de se laisser glisser dans le vide, se tenant fermement à la poutre principale du toit qui sortait légèrement du mur. Le lycan se laissa tomber et se réceptionna tel un chat sur le rebord de la plus haute fenêtre. Si ses observations étaient juste, derrière cette fenêtre devait se trouver une pièce de stockage non habitée. Il ne lui fallut pas longtemps pour casser un carreau, le bruit de verre étant atténué par ses gants légèrement rembourrés, ouvrir la fenêtre et se couler à l'intérieur de la bâtisse.


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MessageSujet: Re: Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]   Mar 18 Nov - 1:13

Accroupie, je me tenais toujours devant la demeure, perchée sur le toit d'en face. Un exercice certes compliquée, qui m'avait, au départ, demander beaucoup de concentration, mais auquel j'étais à présent habituée. Il suffisait juste de rester un minimum concentrée, le regard sur tout. Pas vraiment le temps de s'ennuyer en somme. C'est ainsi, qu'au bout d'une petite heure, je vis cette silhouette... Et j'avais failli la rater ! Un homme ?... Une femme ?... était-ce un être humain ? Je l'ignorais. Mais ça se déplaçait à quatre pattes, limite à ras le sol. Je ne pouvais en distinguer plus. Et le pire, dans tout ça, c'était qu'elle rentrait dans la demeure de MA cible... Et merde ! C'était qui celui-là ? Un collègue ? Ou un simple cambrioleur. Les sourcils froncés, je le regardais disparaître dans la maison.

Je ne pus m'empêcher de soupirer. Quoi que ce soit, j'espérais que cette chose ne mettrait pas en péril ma mission. Sinon, c'était moi qui en pâtirait, et pas cet espèce d'homme-félin... Ça existait, ça, d'ailleurs ? Je me repris. Il fallait que je guette, il ne fallait pas que je relâche mon attention. Je ne serai soulagée que lorsque je le verrai sortir de la maison et serai allée vérifier par moi-même ce qu'il y avait fait. En bref, j'étais tendue. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il se passe, si les maîtres s'en rendaient compte, la sécurité en serait renforcée, et je devrais attendre et observer, encore et encore pour pouvoir trouver un moment opportun... Et ce n'était pas du tout bon pour mes affaires ça. Mais pas du tout.

Alors que je réfléchissais au genre de futilité que pouvait présenter mon emploi, un grand éclat de voix se fit entendre dans la maison. Alertée je relevais la tête. De grands bruits se firent entendre, d'énormes fracas, comme si on faisait tomber des meubles, de la vaisselle... De nouveau des cris, et toutes les lumières de la maison qui s'allumaient les unes après les autres...Oops !!! Ça sentait le roussi dans le coin. Et cela se confirma lorsque les gardes commencèrent à arriver...

Je ne pouvais décemment rester dans le coin, cela devenait trop dangereux. Doucement et avec souplesse, je me déplaçais jusqu'à atteindre trois rue à l'ouest. J'avais une pleine vue sur la maison, qui s'agitait toujours, manifestement. Et les cloches d'alarme s'étaient mise à sonner. C'était pas bon, mais alors pas bon du tout. Debout sur mon toit, je n'étais même pas certaine d'être en sécurité. Je n'avais pas vu la silhouette ressortir, et au vu de l'agitation, elle ne s'était pas faite arrêtée. Il était donc fort possible qu'elle se fasse pister. Je fronçais les sourcils. Il fallait que je la retrouve avant eux. Je me mis donc à chercher au sol, sautant de de toit en toit, espérant être dans le même coin, ce qui, je devais bien l'avouer, était bien loin d'être gagner, croyez-moi.
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Gareth Bacadir

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MessageSujet: Re: Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]   Mar 18 Nov - 3:04

HRP: changement de personne pour la narration.:
 

Je me glissais en douceur et sans un bruit dans la pièce sombre, tout juste éclairée par la pâle lueur de la lune, et attendit quelques minutes que ma vue s'adapte à ces nouvelles conditions. Peu à peu je commençais à distinguer autour de moi quelques meubles recouverts de draps et des objets en tout genre éparpillés et entassés en tout sens. Un grenier, voilà qui ferait mon affaire. Je longeais les murs petit à petit, prenant garde à ne pas me prendre les pieds dans les tas de bibelots que ces fichus riches entreposaient là en les laissant moisir, jusqu'à trouver la porte qui me permettrait de sortir de cette pièce.

Je tournais délicatement la poignée, le plus doucement possible, et poussais un léger soupir de soulagement lorsque j'entendit le loquet se dégager dans un petit cliquetis. Ouf... Ce n'était pas fermé à clefs. En même temps qui donc irait se méfier de son grenier? Je poussais délicatement la porte en prenant garde de ne pas la faire grincer. et m'engageait à pas de loups dans l'escalier que je venais ainsi de découvrir. Je laissais la porte entrouverte derrière moi, afin de me laisser un échappatoire en cas de grabuge, et m'engageais à pas de loups dans l'escalier qui descendait en colimaçon. Une fois arrivé en bas je me trouvais dans un assez long couloir encadré de portes closes sous lesquelles ne filtrait aucune lumière. Parfait! Tout le monde dormais. Je sortis délicatement de ma poche le morceau de tissu que j'avais préalablement découpé dans la tenue de ma cible et le reniflais longuement avant de la passer à ma petite compagne. J'avais certes un excellent flair mais à deux on trouverait plus vite et elle pourrait m'ouvrir la voie. Ma chère Caparacas saisit le bout de tissu et se mit à le renifler pendant un petit moment, le tournant sous toutes les coutures, sa petite truffe frétillant sous ses odeurs fortes. Voyant que je commençais à m'impatienter, et qu'un léger grognement s'échappait d'entre mes lèvres, elle bondit au sol et nous commençâmes à renifler le fin espace vide qui se trouvait sous chaque porte. Je prenais le côté droit, ma compagne se chargeant de l'autre, et ainsi nous avançâmes petit à petit sans détecter une seule fois l'odeur tant espérée. Merde! Ce gros lard se trouvait au premier. Voilà qui ne m'arrangeait guère.

Je fis un petit signe à mon amie en direction des escaliers qui descendaient au 1er. Mieux valait qu'elle ouvre la route, elle aurait moins de difficultés à passer inaperçu si quelqu'un se pointait dans le coin. Nous descendîmes sans encombre d'un étage, et c'est là que je remarquais que de la lumière filtrait non seulement de l'encadrement de deux ou trois portes, mais aussi du rez de chaussé. Nom de nom! Je m'étais fait avoir comme une bleusaille! Dans ma précipitation j'avais observé les fenêtres de la façade mais pas celles qui donnaient sur le jardin! Quel con!

Bon... Surtout il ne fallait pas commencer à paniquer... Je me ressaisi doucement en respirant un bon coups et m'approchais à quatre pattes de la première porte, ma petite amie gardant un œil sur les différentes portes d'où filtraient de la lumière. Rien ici. Je continuais en douceur jusqu'à la première porte éclairée et reniflais délicatement, comme si je craignais que même ce son infime puisse déclencher l'alerte générale. Bingo! Le gros lard était là dedans et seul en plus! C'était presque mon jour de chance. Je tournais le loquet aussi lentement que possible, bénissant dans ma tête les domestiques qui l'avaient parfaitement huilé, pour entrouvrir la porte et glisser ma tête à l’intérieur, au raz du sol, sentant la main de ma petite Caparacas qui tenait le fond de mon pantalon, prête à me donner l'alerte en cas de danger.

Ma cible, un gros et gras marchand à la truffe de porc, se trouvait là, assoupie dans un confortable fauteuil, dont le prix aurait à lui seul suffit à nourrir une famille de la Basse pendant au moins une semaine, les pieds rôtissant en direction d'un feu de cheminée. Je me coulais dans la pièce sans un bruit, suivi de près par mon acolyte, et refermais délicatement la porte derrière elle. Le riche cochon remua et grogna dans son sommeil alors que le "clic" de la porte venait de retentir, me paralysant immédiatement par la même occasion. Lorsque ses ronflements reprirent de plus belle je me détendais et poussais un léger soupir de soulagement avant de m'approcher à pas de loup de lui tout en dégainant mon sabre. Pas la peine de dépenser pour ce gros tas une de mes précieuses fléchettes, mieux valait le saigner comme un porc qu'il était! Je me dressais au dessus de lui, prenant sa mâchoire dans ma main libre et glissant la lame affûtée de mon arme sur sa gorge quand tout à coups la porte de la pièce s'ouvrit à la volée!

- Père! Combien de fois vous ai-je dit de ne p...

La jeune demoiselle n'eut pas terminée sa phrase qu'elle me vit et poussa un hurlement assourdissant, faisant voler en tout sens le plateau qu'elle portait, avant de sortir précipitamment de la pièce, criant et hurlant au secours et à l'assassin! Merde! Merde! Merde! Cette pucelle réveillait non seulement toute la maisonnée mais aussi le marchand que je devais assassiner. Ma cible ouvrit de grands yeux et beugla un coups avant de me repousser violemment en arrière, où je basculais sur une table basse en verre qui vola en éclat sous mon poids, et de se lever pour tenter de fuir. Je me relevais prestement, me coupant au passage la main sur les éclats qui jonchaient le sol, et me jetais à la poursuite du gros derrière à moitié défroqué qui était ma cible. Je sautais par dessus le fauteuil, me réceptionnant à quatre pattes, sortais de la pièce en glissant sur le parquet ciré et prenant appuie contre le mur me lançais à la poursuite de ma cible. Je le rattrapais alors qu'il descendait les marches avec fracas, sautant littéralement sur son dos auquel je m'accrochais avec fureur avant de l'égorger d'un brutale coups de sabre. Alors que je roulais dans l'escalier avec la tête de ma victime encore en main, je finis par m'écraser brutalement en bas et remarquais alors que la lumière était non seulement toute illuminée de torches et de chandelles, mais ces dernières étaient tenues soit par des domestiques, soit par un des quelques gardes qui venaient de faire irruption par la porte d'entrée. Par les blanches fesses d'Ishtar! Me voilà carrément dans le pétrin!

Alors qu'un premier garde dégainait son épée en m'apercevant ainsi, dans une posture bien peu avantageuse, cul par dessus tête, et tenant à la main la grasse et sanglante tête de ma victime, une minuscule créature vint se jeter à son visage dans un petit cri perçant, toutes griffes dehors, le faisant reculer brusquement jusqu'à percuter son collègue qui venait tout juste d'entrer. Je me relevais d'un bond en position accroupie, avant d'être rejoint par ma chère et tendre Caparacas qui venait tout simplement de me sauver la mise, et pris brusquement la direction de la porte la plus proche, courant à trois pattes tel un animal, ma main étant occupée à rengainer mon sabre.

Je m'engageais brusquement dans la pièce, bousculant au passage une pauvre servante effrayée qui me suppliait déjà de l'épargner, et jetais un rapide coups d’œil. La cuisine! Je me jetais sur la table centrale, cherchant désespérément une sortie, quand trois gardes dont le malheureux au visage en steak haché firent irruption à leur tour. Je leur jetais la première des choses qui me vint sous la main, une corbeille de fruit entre autre, et sautais sur les différents meubles, renversant toute la vaisselle et les meubles que je pouvais afin de les gêner alors qu'ils se jetaient sur moi, l'arme à la main. Alors que je continuais de sauter en tout sens et de retourner complètement la cuisine pour échapper à mes assaillants, je vis du coin de l’œil mon adorable compagne qui me faisait des signes de la patte, juchée juste à côté de la fenêtre. Ni une ni deux je pris appuie sur le meuble où je me trouvais, sautais, rebondissais sur le dos de Steak Haché qui tentait de se relever écrasant le malheureux tête la première dans un gâteau qui jonchait le sol et me jetais par la fenêtre en saisissant au vol ma petite créature, la ramenant contre mon torse alors que je m'écrasais sur le pavé où je roulais sur quelques mètres.

Encore tout étonné d'être dehors et à moitié sonné par la chute que je venais de faire (et encore heureusement qu'on était au rez de chaussé), je me relevais prestement et prenais mes jambes à mon cou, auquel mon amie se cramponnait d'ailleurs fermement flottant à moitié dans mon sillage. J m'engageais dans la première ruelle que je trouvais et entendant les cris et les tintements d'armures d'une foule de gardes qui arrivait en tout sens, je grimpais rapidement au mur afin de me retrouver dans la sécurité toute relative des toits et me mit à nouveau à courir à quatre pattes, afin d'aller plus vite et de faire une plus petite cible.

Alors que je fuyais lamentablement, galopant de tout mes membres et sautant d'un toit à l'autre, je vis brusquement une silhouette humaine, se découpant sur le ciel étoilé, qui me bouchait le passage, légèrement penchée en avant comme si elle cherchait quelque chose dans la rue en dessous. Je ne réfléchis pas une seconde et lui rentrais brutalement dedans, la projetant à même les tuiles, tout en continuant ma course folle. Deux ou trois pâtés de maison plus loin, alors que je ralentissais légèrement ma course pour reprendre un peu de souffle, je sentis un coups brutal sur le côté suivi d'une douleur aiguë, avant de perdre l'équilibre et de déraper le long du toit jusqu'à passer par dessus pour venir m'écraser au sol dans un craquement qui ne laissait rien présager de bon. Une flèche! Une saleté d'archer venait de me toucher! J'essayais de me relever mais une puissante douleur aux côtes me fit abandonner. Alors que je me traînais pitoyablement au sol, je vis un garde arriver par une ruelle adjacente et se mettre à me charger, lance en avant, tel un taureau furieux, le choc fut brutal et me projeta dos au mur dans un nouveau craquement.

Bordel... Je suis foutu...

Ce furent mes dernières pensées avant de sombrer dans un profond coma et de m’affaisser sur le pavé, les côtes brisées, le dos et l'épaule contusionnés, une flèche et une lance enfoncées dans le flanc.


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MessageSujet: Re: Une rencontre des plus percutante [PV Gareth Bacadir]   Mar 18 Nov - 13:53

Pour ma défense, je ne l'avais absolument pas vu venir ! Non, mais sérieusement, je l'aurais vu, j'aurai au moins esquivé. Mais là, non. Je n'eus même pas le temps de voir ce que c'était, ne faisant que deviner au départ. Je sentis une violente douleur sur mon flanc gauche et je me sentis chuter sur les tuiles. Heureusement, j'eus la présence d'esprit de me rattraper et de relever la tête.... C'était la bestiole que je cherchais ! Enfin, après m'être faite rentrer dedans assez violemment, je pencherai quand même pour un jeune adolescent très agile.

J'allais me relever quand j'entendis des voix, au dessous de moi, qui me firent renoncer. Les gardes étaient à la poursuite de cet enfant. Cela ne me plaisait pas vraiment... Doucement, je me relevais, et je me mis à suivre sa trace avec souplesse et silence. A vrai dire, je n'eus pas à aller loin. Je l'avais en visuel quand je le vis recevoir une flèche. Et merde ! Sa chute fit un fracas immonde. Merde ! Je ne pouvais pas le laisser ainsi. Mon honneur me l'interdisait formellement. Et si mes déductions étaient justes, ce n'était qu'un jeune garçon !

Quand je vis ce garde s'approcher de lui et lui enfoncer sa lance dans dans le côté, mon sang ne fit qu'un tour. Désolée pour ton garde, sœurette, mais celui-là ne s'en sortirait pas vivant. D'un geste leste, je tirai un de mes couteau de ma ceinture, et, alors qu'il levait à nouveau les bras pour lui asséner le coup fatal, je le lançais... Direction l'artère sous le bras. Et heureusement, j'étais une bonne viseuse. L'homme hurla et lâcha sa lance, fort heureusement à côté du gamin, puis retira le couteau d'un geste sec... Mauvaise idée, mon garçon ! Se vidant de son sang, il tomba inconscient quelques secondes plus tard.

Je me laissais glisser au sol, reprenant mon couteau au garde, je me penchais sur le corps du garçon... Et je ne pus retenir un soupir de soulagement. Il était encore en vie. J'allais pour le prendre avec moi, quand un petit cri retentit. Je me tournais vers une petite bestiole tout mimi et toute noire, qui me montrait une direction... Deux gardes m'avaient repérée. Il faudrait que je remercie cette bestiole, sinon, je ne m'en serai pas rendue compte. Je ne pourrais "porter" le petit bien loin avec eux à mes trousses... Mais bon, ils n'étaient que deux. Il fallait que je les prenne de vitesse. Mon couteau toujours en main, je le lançais vers celui de gauche, qui fut immédiatement atteint à l'artère du cou et s'écroula immédiatement....

Avec l'autre, je me doutais que ce serait moins facile. Il était relativement petit pour un garde, sec et agile, même avec une armure sur le dos. Une dague dans chaque main, il me regarda avant de me foncer dessus à une vitesse insoupçonnée. J'eus à peine le temps d'esquiver qu'il repartait à la charge. Punaise, mais qui pouvait-être aussi rapide avec une armure sur le dos ! Cela allait s'avérer très compliqué. Puis, au bout de deux ou trois aller retour, il m'attrapa par la taille et m'entraîna vec lui sur le sol. Lui au dessus de moi, je ne savais comment faire.... Et j'avais réellement peur qu'il découvre ma condition de femme. Heureusement, j'avais la chance de mon côté et sans ça, je ne m'en serai sans doute jamais sortie. La petite bestiole sauta sur le garde et le mordit à la nuque, ce qui le fit sursauter. J'avais pleine vu sur sa gorge, je n'hésitais donc pas. Je me dégageai avant que le sang ne puisse me couler dessus.

Une boucherie... Tout ça pour sauver un gamin. J'espérais ne jamais le regretter. Je soupira faisant légèrement bouger le masque se trouvant devant ma bouche. Puis, je sentis quelque chose me tirer le pantalon. Je baissais les yeux et vit la petite chose toute mignonne me regarder avec ses grands yeux tristes et me montrer son maître. Message reçu... Il fallait absolument que l'on bouge. Mais je ne pouvais le sortir du quartier, pas de suite, c'était trop dangereux. Je me tournais vers lui et mis bien deux bonnes minutes à mettre son bras autour de mes épaules. Heureusement, je connaissais le quartier et je savais où nous cacher.

Environ cinq heures plus tard.

Cela faisait quelques heures que nous étions cacher dans un hangar à charbon. J'avais laissé la porte légèrement entrouverte, afin que je puis guetter les bruits et que nous puissions avoir un peu d'air. J'avais arraché ma manche droite pour colmater la plaie de la lance. Je n'avais pas retirer la flèche, n'ayant pas ce qu'il fallait sur moi, je préférai ne pas prendre de risque.

Cela faisait une demie-heure que le quartier était calme... Un relève sans doute. Le temps de rentrer à la caserne, de faire le rapport... J'avais sans doute encore une trentaine de minutes devant moi. J'avais sorti une corde, pour harnacher le petit sur mon dos. Avec l'aide de sa petite copine, qui m'aida à passer la corde autour de nous, nous fûmes près en dix minutes. Il n'était pas léger, certes, mais au moins, le harnais de fortune prenait une partie de son poids. Après avoir vérifié qu'il n'y avait personne, je me fondis dans le reste d'obscurité qu'il restait, me déplaçant comme je pouvais vers le téléporteur...Vers chez moi, en espérant que le jour ne se lève pas avant..
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