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 Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}

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MessageSujet: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Mar 11 Nov - 14:43

Une nouvelle journée venait de s'écouler. J'étais épuisé, cela faisait des jours que j'enquêtais sur des meurtres, que je n'en dormais que peu de temps. Ajoutez à cela ces horribles cauchemars qui venaient me hanter la nuit, tout ces corps sans vie que je voyais se relever sous mes yeux pour se jeter sur moi, et se venger. Ils faisaient tous partis du camp ennemi, c'est vrai... Mais la guerre était une chose terrible que l'on ne pouvait oublier du jour au lendemain. Les horreurs que l'on y voyait ne pouvaient pas s'évanouir de votre esprit, ces images étaient belles et bien là, et elles me faisaient toujours autant frissonner d'effrois. J'avais pleinement participé au massacre, je l'assumais, même si j'avais du mal à me défaire de cette dure impression de culpabilité, mais si une autre guerre il devait y avoir... Je n'étais pas sûre de vouloir y participer activement, comme auparavant. Enfin...! Le Royaume était en paix, actuellement, alors pourquoi penser à cela? De nouvelles batailles de ce genre n'étaient pas prêtes d'avoir lieu. Je n'avais pas à m'en faire. Si jamais je n'oublierais tout ça, peut-être qu'avec le temps la culpabilité que j'éprouvais s'atténuerait.

Je soupirais et m'arrêtais subitement, jetant un coup d’œil autour de moi. J'allais rendre visite à ma sœur, j'en éprouvais le besoin, étrangement. Même si il était déjà tard, je pensais pouvoir affirmer qu'elle ne serait pas couché malgré tout, et si c'était le cas, je comptais sur le petit cadeau que j'allais lui faire pour m'excuser. Oui, le cadeau... Mais lequel? Je ne savais pas trop. Il y avait des tas de boutiques autour de moi, dont certaines étaient encore ouvertes, mais je ne savais pas quoi prendre exactement. Qu'est ce qu'une femme pourrait offrir à sa sœur? Ah... Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas acheté quoique se soit pour elle...! Un bijou? Non, c'était trop. Des vêtements...? Mais pour quelles occasions? Des armes...! Euh, non, en fait, non. Hm..

Je ressortais quelques minutes plus tard d'une boutique et m'engageais dans la rue qui menait jusqu'aux habitations, là où Eloya vivait. J'avais finalement opté pour un petit quelque chose à grignoter, une petite gourmandise. Pour l'occasion, j'avais enfilé une de ces robes simples que Mandranir m'avait offerte, et avais même fait de mon mieux pour arranger mes cheveux. Je n'avais pas poussé le vice jusqu'à mettre un peu de pigment sur mes lèvres, ou mes paupières, cependant... J’espérais que ma petite sœur apprécierait l'effort, et qu'elle comprendrait que je n'étais pas seulement la commandante en chef des armées du Royaume.

Mais alors que j'étais presque arrivée, je vis du coin de l’œil une silhouette apparaître dans mon champ de vision. Caché sous un capuchon, je ne pu voir son visage, mais sa démarche était bien trop souple et agile pour que sa vue me laisse indifférente. J'enquêtais actuellement sur des meurtres. Qui avaient lieu dans les territoires du Nord, certes, mais il n'était pas bien compliqué de s'y glisser avec les téléporteurs. Après tout, oui... Le tueur pouvait être n'importe qui, et n'importe où. Fronçant les sourcils, je me mettais discrètement à suivre cette ombre, et bientôt, nos pas nous menèrent jusqu'aux bas-quartiers. C'était assez dérangeant... Je portais une robe, et je n'avais donc sur moi qu'une simple dague qui ne me servirait à rien pour me défendre face à une bande. Je continuais néanmoins, ayant l'impression d'avoir enfin une piste sérieuse.

Puis, alors que je m'y attendais le moins, un enfant des rues jaillit près de moi, m'offrant son plus beau sourire et tirant doucement sur les pans de ma robe pour que je baisse le regard vers lui. N'ayant pas vraiment le temps, je lui mettais entre les doigts le paquet avec les gourmandises que j'avais acheté avant de lui faire signe de s'éloigner de moi discrètement. Il ne fallait surtout pas que je perde de vue ma cible, et encore moins que je ne me fasse repérer. Si c'était le cas, alors je pouvais dire Adieu à la seule chance que j'avais eu jusque là de trouver le criminel qui me donnait tant de travail ces derniers temps.

La traque dura encore quelques instants, et lorsque je vis enfin la silhouette se tourner lentement sur le côté, je ne pu m'empêcher de sourire largement. J'allais enfin voir son visage, et je pourrais alors le reconnaître sans aucun problèmes...! L'enquête allait enfin avancer et... Et, en fait non. Je m'étais trompé. Sur toute la ligne. Je soupirais, et me plaquais finalement contre le mur. Eloya... Bien sûr, il avait fallut que je suive ma propre sœur jusqu'ici, en la soupçonnant de meurtre...! Décidément... La fatigue me faisait faire n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Mer 12 Nov - 11:24

Encore une journée remplie de foutaises aussi inutiles que les personnes qui les proféraient. En tant que jeune fille de bonne famille, fille de feu l'ancien commandant de l'armée royale et sœur de l'actuelle commandante, il fallait que je fasse bonne figure parmi toutes ces bonne gens de la Haute. Mais à quel prix ? J'étais certaine qu'un jour ma tête allait exploser à cause de leurs manies et de leurs cancans ridicules. Je me demandais même comment je faisais pour les supporter toute une après-midi, et cela trois fois par semaine... Mais il le fallait, pour ma crédibilité, pour ma rente mensuelle (car je remettais certaines informations à Reira), pour ma sœur... Et surtout, ma couverture ! C'était de loin le plus important et cela valait bien de subir l'hypocrisie féminine quelques heures.

A peine rentrée, j'enlevais ma robe de satin bleue, certes très jolie, mais trop... robe quoi, et enfilais un pantalon large et une chemise d'homme noirs... Il fallait que je me camoufle un minimum. Après une journée telle que celle-ci, je passais toujours dans la Basse. Leur contact, surtout celui des enfants, me faisait toujours un bien fou. Mais c'était mon petit secret. A moitié nue, je traversais le salon, posant rapidement un regard sur la musette posée sur la table, qui contenait cinq miches de pain frais et une bourse de ce que j'avais volé dans la semaine. Je n'avais pas eu le temps de voler, ce jour-là, j'avais donc acheté le pain, pour une fois. J'enfilais rapidement la tenue, pris la besace et terminait par ma cape et mes bottes de cuirs souple noires. pas besoin de m'affubler non plus de ma tenue d'assassin, les bottes et la cape usées et le foulard couvrant le bas de mon visage n'était donc pas nécessaire.

Je me glissais hors de la maison, passant même par-dessus ma clôture, plus par jeu que pour frimer. Je n'avais plus ma démarche de noble, de petite femme bourgeoise, non. J'avais celle de la voleuse, de l'assassin... Et j'adorais ça. Il fallait que je fasse vite. Il y avait encore deux heures avant la tombée de la nuit, et je ne voulais pas être dans la basse quand l'obscurité poindrait. Cela pouvait largement se comprendre, je ne souhaitais pas tomber dans une bagarre de brigands ou d'hommes ivres. Je ne savais pas vraiment me battre, il ne fallait pas l'oublier.

Soudain, ce fut un de mes plus bas instincts qui m'alerta, celui de l'assassin, de la voleuse qui me donnait l'alerte. Et après quelque pas, cela se confirma... J'étais suivie, et depuis un moment en plus. Et merde... Bon, positivons ! Au moins, ce n'était pas lors d'un contrat, ce qui était soulageant... Mais je n'appréciais pas du tout le fait d'être espionnée, ce n'était pas mon genre. Il fallait que je sache qui c'était, mais en tout cas, il n'était pas discret.  Je lançais un regard derrière moi... Une femme ? Oh ? Je n'avais pu distinguer que sa robe. Discrètement, je préparais la dague que j'avais cachée dans la manche droite, puis, soudain, je me retournais et profitais de ma rapidité pour foncer vers elle. Je n'eus pas le temps de m'arrêter et lâchais la dague sous la surprise.... Et merde, qu'est-ce qu'elle faisait là, celle-là ? Avec souplesse, je ramassais ma dague, l'attrapais par le poignet et la traînais vers la ruelle la plus proche.

Puis je lui fis face, abaissant ma capuche d'un geste sec. J'étais à la fois énervée et choquée et cela devait se lire sur mon visage. Je croisais les bras sur ma poitrine.

"Tu me pistes, maintenant ? Ça ne te suffit plus les informations orales ?...Où alors il s'agit de bien plus grave...."

Je soupirais et passais une main dans mes cheveux, le chignon s'étant pas mal affaissé depuis le début d'après-midi.

"La confiance règne dans la famille, dis donc."

Agacée, je sortis ma pipe et commençais à la bourrer d'herbes, avec des gestes secs. J'étais mitigée, à la fois heureuse qu'elle ne me suive pas au bon moment, mais aussi triste qu'elle le fasse....  
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Lun 17 Nov - 19:53

A peine avais-je distingué les traits de ma sœur que je me retournais aussitôt, pour me plaquer dos au mur, laissant échapper un soupire au passage. Il fallait que je me ressaisisse, cela devenait vraiment n'importe quoi...! La fatigue, et la pression me faisaient faire n'importe quoi, et si cela continuait, alors je finirais par faire une grosse erreur. Et ça, c'était tout simplement inenvisageable. Je ne pouvais pas me le permettre, en aucun cas. Pourtant... Pourtant oui, je venais de commettre une terrible faute. Je baissais les yeux vers le sol, me redressant légèrement, prête à repartir discrètement, quand je me sentis subitement attiré sur ma gauche. Écarquillant les yeux, je n'eus pas le temps de réagir que je me retrouvais déjà face à Eloya, en colère, et probablement avait-elle raison.

Ne sachant pas vraiment quoi lui répondre au départ, je me contentais de lui faire un sourire gêné, avant de constater le chignon qu'elle portait, et les quelques mèches folles qui s'en échappaient. Pour porter une telle coiffure, elle devait probablement sortir d'un de ces repas mondain où elle était souvent convié. Mais pourquoi se rendre dans la basse à cette heure? Je ne savais pas trop. Je pouvais parfaitement comprendre qu'elle se soit ainsi vêtu, et qu'au passage, elle ait caché son visage, mais... On n'allait pas à la pêche aux informations en plein jour, si...? A moins qu'elle n'était pas la pour ça. Je soupirais intérieurement, et grimaçais enfin en la voyant sortir sa fameuse pipe, celle qu'elle avait l'habitude de fourrer aussi sèchement quand quelque chose ne lui convenait pas... Un peu comme dans la situation actuelle, en somme.


«Tu fumes encore ça?»

La question avait fusé, et je n'avais pas eu le temps de me dire que c'était une bêtise d'en parler que les mots s'étaient déjà échappés de mes lèvres. Je cherchais alors un moyen de rattraper la situation, et me contentais finalement de me racler la gorge en détournant les yeux pour bien lui faire comprendre que ce n'était pas bien grave, qu'elle n'avait qu'à oublier ce que je venais de dire. Attendant patiemment qu'elle termine ce qu'elle faisait, je passais ma langue sur mes lèvres sèches, puis jetais un coup d’œil dans sa direction. Ainsi vêtue, cela ne faisait aucun doute pour moi qu'elle n'était pas venu jusque là pour simplement se promener. Si il était vrai que je ne devais pas passer inaperçu avec la robe que je portais, il était évident qu'en la regardant, n'importe qui comprendrait qu'elle n'était pas un simple habitants des bas-quartiers. Alors, qu'est ce qu'elle était venu faire ici?

Les épaules légèrement affaissés, je préférais regarder ailleurs dans la ruelle plutôt que de plonger mon regard dans celui de ma sœur, qui, étrangement, avait tendance à me déstabiliser.


«Eloya, je suis désolé, je ne savais tout simplement pas que c'était toi.»

Je tentais tant bien que mal de ne pas laisser mes doigts se ruer sur les pans de ma robe pour les triturer, comme une gamine le ferait face à un adulte qu'elle trouverait intimidant. C'était bizarrement -un peu, hein, pas trop non plus- ce que représentait ma sœur pour moi. Je la trouvais forte, et belle, et courageuse, et tout un tas d'autres choses...! Je l'admirais en soi, mais je n'osais pas lui en parler, par peur de provoquer un autre conflit, entre elle et moi. Je faisais donc face, tant bien que mal.

«Ce n'était qu'un coïncidence, je t'assure...! Je me promenais dans le coin, et j'ai aperçus une silhouette qui m'a parut suspecte sur le coup, alors je l'ai suivis, rien de plus...! Si je savais que c'était toi dès le début, alors je ne serais pas là.»

Je soupirais alors, puis me pinçais un peu les lèvres, en levant les yeux vers elle.

«Je vais finir par devenir paranoïaque avec ce qui se passe en ce moment...»
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Mar 18 Nov - 1:57

A vrai dire, je n'étais pas vraiment énervée, juste vraiment agacée. Agacée qu'elle m'ait suivie bien entendue... Mais dans la basse ? Je ne voulais vraiment pas qu'elle sache pourquoi je venais là, ce n'était pas ses oignons... Mais la connaissant, je savais que j'allais devoir me résigner.... Ou que je lui proposerai de moi-même, et cela me mettais déjà nerfs en pelote. Mais qu'elle me suive sans savoir qui j'étais de base, ce qui était sans doute le cas... Bref, il fallait que je relativise la chose, et sévèrement... Enfin pas trop non plus, histoire de ne pas éveiller son attention.

Je finissais de bourrer ma pipe en je ne pus m'empêcher de soupireà sa remarque. Insérant la dernière feuille, je la regardais de toute la hauteur de mon arrogance (pourtant, je suis toujours plus petite qu'elle), avec un dédain évident et une pointe de mépris.

"Il n'est pas illégal de fumer que je sache."

Puis, provocatrice, comme à mon habitude, j'allumais ma pipe, d'un coup de pierre à feu et tirais dessus avec un plaisir non caché... Cela me faisait un bien fou, qu'elle ne pouvait pas imaginer. Puis, toujours agacée, ne l'oublions pas, je me tournais vers elle malencontreusement lorsque je recrachais la fumée. A vrai dire, je ne pris même pas la peine de m'excuser. C'était tellement évident que c'était fait exprès qie je ne pris même pas cette peine, lui laissant bien comprendre à quel point sa présence m'éxaspéprait.

Puis, enfin elle m'expliqua les raisons pour lesquels elle me suivait. Et pour le coup, je dus faire appel à toute ma volonté pour jouer la comédie devant elle. Je savais qu'elle travaillait sur des meurtres, mais pas sur lesquels. Il se pouvait très bien que ce soit les miens, ce qui ne m'arrangeait pas en soit. Mais elle ne m'en parlait pas. Je l'écoutais parler, prenant un air de plus en plus outré à chacune de ses phrase, n'en faisant pas trop non plus. Puis je soupirais.

"En plein jour ?... Tu es sérieuse... Et puis, ce n'était que moi, mince ! Tu sais que j'ai été voleuse et que je me déplace toujours comme tel ! Qui voulais-tu que ce soit à une telle heure de la journée, je..."

Je soupirais à nouveau. A quoi bon ? Cela ne changerait rien, bien au contraire, et je ne voulais pas m'engueuler avec elle. Pas ici, pas là où certains pourraient me connaître sous un nouveau jour. Je m'y refusais. Je passais une main sur mon front, levant les yeux aux ciel avant de me râcler la gorge.

"Tu devrais te reposer, ça t'éviterait pas mal de bêtises... Comme suivre ta soeur dans la Basse, par exemple... D'ailleurs, qu'est-ce que tu faisais près de chez moi ? "

Je ma regardais quand je sentis deux bras frêles m'enserrer la cuisse. Je passais une main dans la chevelure du petit garçon qui m'avait reconnu et qui venait tout simplement me dire bonjour, sans un mot... Bah oui, il ne connaissait pas la dame qui m'accompagnait, voyons. Je souris... Téo, je l'avais reconnu a ses cheveux bouclés en bataille. Son contact me fit beaucoup de bien et me calma instantanément. Heureusement, d'ailleurs....
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Lun 24 Nov - 16:42

Il était désormais évident pour moi que ma présence ici n'était clairement pas désirée. J'avais même réussis à énerver ma sœur, la seule avec qui j'aurais tout donner pour éviter ce genre de situation. Le regard qu'elle m'avait lancé, et la fumée qu'elle avait évidemment craché vers moi me l'avait fait parfaitement comprendre. Elle n'attendait qu'une chose, que je m'explique et que je m'en aille, probablement en me confondant en excuses. Immobile, je préférais néanmoins rester silencieuse pour l'instant, afin d'éviter de faire une gaffe de plus. Qui sait, après tout, ce qu'elle pouvait bien avoir en tête?

Je venais de lui expliquer les raisons pour lesquelles j'étais ici, et de le dire que j'avais comme l'impression de devenir folle à cause de ce qui se passait en ce moment, quand je vis un air outré se dessiner sur son visage. Là, il était on ne peut plus évident qu'à ces yeux, je devais déjà avoir perdu la raison. Je l'écoutais donc me rabrouer, détournant les yeux pour éviter de croiser les siens, avant de les baisser, et de soupirer longuement. Elle avait raison, c'était évident, tout comme le fait qu'il était temps que je prenne un peu de repos. Malheureusement, le crime n'attendait pas, et le Roi non plus. Ce dernier m'avait en effet fait clairement comprendre qu'il était temps que ces meurtres cessent, et que si je voulais garder mon poste, j'avais tout intérêt à me mettre sérieusement au travail. Ce que je faisais déjà depuis bien longtemps, cependant.

La voyant lever les yeux au ciel, puis passer une main sur son front, je comprenais qu'à l'instant même, je devais avoir l'allure d'une enfant qui venait de faire une bêtise, et que l'on disputait sévèrement avant de l'inviter à réfléchir à ce qu'elle venait de faire. Puis à la question qu'elle me posa, je pris quelques secondes pour réfléchir, avant d'entrouvrir les lèvres, prête à lui répondre, quand une autre silhouette, bien plus petite, surgit à ses côtés pour venir enrouler ses bras autour de sa cuisse.

Je baissais alors les yeux vers l'enfant et l'observais quelques bref instants avant de regarder à nouveau ma sœur, le regard interrogateur. Puis, me rappelant qu'elle m'avait posé une question, je me raclais la gorge à mon tour.


«Je... Hm, et bien je... J'étais venu pour... Je faisais un tour dans le coin, et je me suis dis 'Tiens, pourquoi ne pas rendre visite à ma chère sœur' et, euh, me voilà...»

Mon ton était assez comique, malgré le fait qu'il y avait dans mes paroles une moitié de vérité, parce qu'il était en même temps terriblement évident que si j'étais venu jusque dans les territoires de l'Ouest, c'était pour venir directement chez elle, et pas pour traîner dans les environs. Sentant alors qu'un silence allait probablement s'installer, je reprenais presque aussitôt.

«J'avais acheté quelques pâtisseries, que je pensais que nous pourrions... déguster, mais... Je... J'ai donné le paquet à un petit garçon, tout à l'heure, pour ne pas qu'il me fasse repérer.»

Je baissais alors le regard vers le gamin toujours accroché à Eloya.

«D'ailleurs, il te ressemblait un peu...!»
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Mer 26 Nov - 15:02

Ma soeur ? Venir me voir ? Avec des friandises ?..... Et en ROBE ? Oula ! Y'avait du progrès ! Elle, qui m'avait délaissée voire ignorée pendant des années, essayait enfin de faire amande honorable. Même si intérieurement je bondissais de joie, cela ne m'arracha même pas un sourire. Ce n'était pas un paquet de pâtisserie qui allait me faire sourire. Cependant, le fait qu'elle l'ait donné à un petit garçon, même pour qu'elle reste cachée, m'impressionna. En général les gardes ne venaient pas dans la Basse, sauf si course-poursuite, et encore. Ils n'allaient pas bien loin. Alors la voir ici.... Je devais bien admettre que la voir me surprenait.

Quand elle s'adressa à Téo, celui-ci s'accrocha un peu plus à mon pantalon et leva la tête vers moi. Je lui souris pour le rassurer avant de reporter le regard sur ma frangine.

"Téo ne te répondra pas. Il est né muet.... "

Puis, je m'accroupis devant le petit avec un sourire.

"Marvin est venu te donner quelque chose à manger, il n'y a pas longtemps ?"

Pour toute réponse, il acquiesça vivement, et tira une patisserie de sa poche, un cornet fermé fourré avec une mousse caramélisée... Ma pâtisserie préférée. Et Reira le savait, ça ne pouvait donc venir que d'elle. Je savais donc qu'elle avait rencontré le frère ainé de Téo. J'ouvris ma besace et sortis un des six pains que je donnais au petit garçon.  

"Va donner ça à ta maman et appelle moi ton frère, d'accord ?"

Il acquiesça d'un signe de tête, encore une fois, et couru dans une des maisons crasseuses qui nous entouraient. Je me tournais vers ma soeur.

"Merci pour les gâteaux. Ils n'en mangent pas souvent dans le coin... Reira.... Tu vas m'accompagner. Il y a certaines choses que je veux que tu vois, d'accord ? Mais.... Reste près de moi, c'est plus prudent..."  

Un petit garçon, plus âgé que Téo sortit de la maison et couru dans mes jambes.

"Madame ! Je suis content que tu sois venue.... C'est qui la dame aux gâteaux ? Elle est avec toi ?"  

Je lançais un regard vers ma soeur et tapota la tête à Marvin.

"C'est ma soeur. Elle va m'aider aujourd'hui. Tu vas me chercher les autres ?"

Sans crier gare, le petit s'élança dans les rue délabrées en hurlant.

"Madame est lààààà ! Madame est revenue !"

Je reculais jusqu'à m'arrêter à hauteur de mon ainée avec un sourire en coin.

"Je te préviens, c'est assez particulier et... Impressionnant."

Puis je tombais à genoux, voyant les petites têtes arrivaient en criant "Madame ! Madame !" et ouvrais grand les bras pour que je puisse les accueillir et leur donner l'affection dont il manquait tant.
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MessageSujet: Re: Le chemin que l'on croit être le bon ne l'est pas forcement... {PV Eloya Bil'Siltan}   Lun 8 Déc - 14:27

Le regard baissé sur l'enfant qui s'accrochait désespérément à ma sœur, mon sourire s'effaça rapidement de mon visage alors que le petit garçon enserrait un peu plus fort la cuisse d'Eloya tandis que je m'adressais à lui, comme si il avait éventuellement peur de moi. Sans doute ma présence l'incommodait-elle un peu tout de même. Toujours est-il que je ne pensais pas effrayer les gamins, et voir son petit air malheureux avait poussé mes sourcils à se hausser sur le coup de la surprise. Néanmoins, mon attention fut rapidement détourné par ma frangine qui reprenait la parole et me déclarait que le garçon n'avait pas eu le chance de naître avec la parole avant de s'accroupir face à lui, et de lui poser des questions.

Attentive, j'observais la scène sans rien dire, immobile, mon sourire s’agrandissant subitement alors que le petit sortait l'une des pâtisseries de sa poche, gourmandise que je reconnaissais aussitôt pour l'avoir acheté quelques minutes auparavant. Je savais qu'il s'agissait de celle que ma sœur préférait, et j'avais donc fait exprès de l'acheter. Malheureusement, je n'avais pas eu l'occasion de lui offrir. Mais j'étais tout de même contente de voir qu'elle avait pu faire un autre heureux. Croisant doucement les bras, je regardais le garçon partir avec le pain dans une main et la pâtisserie dans l'autre vers l'une des maisons des alentours avant de me tourner vers Eloya.

A ses mots, je haussais les sourcils, me demandant de quoi il pouvait bien s'agir pour qu'elle décide de m'emmener avec elle. Intrigué, j'entrouvrais les lèvres, prête à le lui demander, quand un nouveau gamin surgit de nul part pour se jeter dans ses jambes. Je laissais alors un petit sourire en coin étirer mes lèvres à sa question, et lui faisais un rapide petit signe de la main alors qu'il se tournait vers moi en même temps que ma frangine. Puis alors qu'elle lui demandait d'aller chercher les autres, ce qu'il fit immédiatement, elle recula jusqu'à se retrouver juste à côté de moi. La regardant du coin de l’œil, j'écarquillais subitement les yeux quand elle se jeta à genoux au sol pour accueillir toutes les petites têtes blondes qui courraient dans notre direction.

Cette fois, j'étais plus qu'impressionné, j'étais aussi terriblement surprise. Voir tout ces enfants venir à elle ainsi sans crainte, cette joie parfaitement lisible sur leur visage pour certains vraiment crasseux, ce bonheur qu'ils émanaient tous... C'était assez incroyable à voir. Moi qui craignais la réaction de ma sœur quand à sa filature, et tous le reste, je ne regrettais décidément pas d'être venu.


«Whow... Mais tout ces gamins...!»

J'avais sans doute devant moi tout le panel des enfants que l'on pouvait trouver dans les bas quartiers des territoires de l'ouest. Certains très jeunes, d'autres beaucoup plus âgé, dont certains étaient peut-être même sur le point d'avoir dix huit ans. Parmi tout ceux là, il y en avait des crasseux, et d'autres dans un état bien pire que cela, même si il y en avait aussi des un peu plus correct. En tout cas, tout ces enfants avaient un point communs, et c'était leur lieu de vie, les bas quartiers, et ses conditions très dures.

En voyant tout cela, j'attrapais les jupons de ma robe que je relevais légèrement avant de m'accroupir à mon tour près d'Eloya, jetant un regard sur chacun des visages que j'avais face à moi. Je me tournais alors vers ma sœur, un léger sourire aux lèvres.


«Tu les connais tous?»

J'étais à la fois émerveillé d'avoir pu assister à un tel spectacle, et en même temps, je comprenais que si tout ces enfants étaient là, c'était pour une raison qui devenait pour moi de plus en plus évidente. Eloya devait être, en quelque sorte, leur «marraine», celle qui s'occupait d'eux alors qu'on les repoussait tous les jours.
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