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 Bad Place Alone [PV Eloya]

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MessageSujet: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 6 Nov - 16:01

Antonio Vendini, 36 ans, criminel ambitieux, se réveilla au pied d’une colline qui baignait dans la lueur du clair de lune. Il redressa le buste et esquissa une grimace de douleur en sentant son cerveau rebondir contre toutes les parois de son crâne. Il se prit la tête entre les mains comme si cela allait arrêter la partie de tennis cérébral.

— Aïe…

Le criminel ambitieux expira lentement, et se leva. Il chancela aussitôt, manqua de s’étaler une nouvelle fois sur l’herbe fraîche, mais se stabilisa.

— Où est-ce que je suis… ?

Tout autour de lui, il n’y avait que de la plaine, balayée par la brise, et la lisière d’une forêt. Cette végétation lui était inconnue. Même s’il la discernait avec difficulté dans l’obscurité, et bien qu’il fût loin d’être un expert, il pouvait au moins déduire qu’elle ne provenait pas de la Caroline du Sud.

Son premier réflexe fut de saisir de son téléphone. Il alluma Google Maps pour repérer sa localisation. Aucune connexion à Internet. Antonio fut choqué.

— Aucune connexion à Internet ? Mais dans quel trou perdu je suis, moi ? Et j’ai pas de réseau non plus ?

Il leva haut la main pour tenter de capter n’aurait-ce été qu’une seule petite barre de réseau téléphonique, et resta ainsi dans cette position, titubant parfois, jusqu’à ce qu’il en eût mal au bras. Et ce, pour aucun résultat.

— Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

Il rangea son téléphone, et se palpa un instant pour vérifier que l’on ne lui avait rien volé. Et en effet, il ne lui manquait rien. Ni armes, ni papiers, ni argent. Il écarquilla les yeux.

Et si on s’était servi de lui pour passer de la drogue ? Il se tâta le corps entier à la recherche de cicatrices, mais encore une fois, il n’y avait rien. Tout était normal, en dépit de ce lieu insolite.

Il se laissa tomber dans l’herbe, replia les jambes contre son torse et se balança d’avant en arrière pour réfléchir.

— J’étais à Sunset Bay… J’ai pourchassé quelqu’un qui nous avait surpris… en train de… de… de quoi ? Zut… Il était là, devant moi. Je l’ai attrapé et puis… et puis… Oh mais c’est pas vrai, ça.

La seule explication qui lui vint à l’esprit fut celle de l’enlèvement. La personne qui l’avait surpris en pleine séance de… il-ne-savait-plus-quoi l’avait maîtrisé, et l’avait emmené bien loin de Sunset Bay. Sûrement une vengeance, encore. Il fallait être sacrément givré, et costaud, pour s’enfuir avec un corps inconscient, l’expédier dans un autre pays, et le faire atterrir devant une forêt ! À moins qu’il eût dormi plusieurs jours, c’était impossible.

Vendini reprit son téléphone en main et regarda la date et l’heure. Et blêmit.

— C’est impossible. C’est impossible, c’est impossible, c’est impossible, c’est impossible, c’est impossible…

Il ne s’était écoulé que quinze minutes depuis qu’il avait repéré l’intrus. Quinze minutes, c’était bien insuffisant pour sortir de la ville. Il devrait encore s’y trouver, or il était clair et net que la civilisation ne l’entourait pas.

— Ça y est, conclut-il. Ça y est, c’est fait. J’ai pété les plombs. Ou j’suis mort. Ou j’ai pété les plombs parce que je suis mort. Oui. C’est probablement ça. J’ai pété les plombs. J’en suis mort. Et maintenant je pète les plombs parce que je suis mort.

Antonio leva les yeux au ciel.

— T’as un sens de l’humour tordu, Seigneur ! Je sais, je sais, je sais ce que tu vas me dire. Que je ne T’ai jamais adressé une seule fois la parole, jamais un seul mot, même pas une prière. Je n’ai jamais loué Ton nom que pour pester et jurer. Et je comprends que Tu m’en veuilles. Car dans Ta toute-gloire et Ta toute-puissance, Tu as jugé qu’il était injuste de me laisser vivre en paix. Eh ben Tu sais quoi, Seigneur ? Va Te faire foutre.

Il se releva et se décida à faire l’inventaire de ce qu’il avait. Son pistolet était plein à bloc, et il avait un chargeur de rechange, ce qui lui faisait 26 balles, auxquelles s’ajoutaient les 6 cartouches de son révolver, ce qui donnait un total de 32 balles. Il avait un couteau-papillon, et une cartouche de gaz soporifique. Sans compter ses papiers, ses cartes de crédit, et les 52$ de son portefeuille. Tout cela devait amplement suffire pour rejoindre la civilisation, découvrir où il était, et au cas où trouver un moyen de rentrer chez lui.

Toute cette affaire était dingue, mais à la folie et à la bêtise, il fallait répondre par le sang-froid. Antonio avait vécu des histoires pas pires, mais bien plus étranges ou stupides, et se retrouver perdu devant une forêt se situait au bas de l’échelle de l’anormal.

Sentant le vent frais lui souffler dans la nuque, il ferma son manteau, redressa son col, descendit le pan de la colline, et s’enfonça dans la forêt.
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 6 Nov - 17:47

L'herbe à pipe d'Elkaïel, une petite bourgade qui n'avait pour marché que celui-ci, était vraiment la meilleure que l'on pouvait trouver, selon moi. Assisse confortablement sur la mousse fraîche, adossée contre un arbre, je tirais encoe une fois une longue goulée sur la pipe, et, lentement, recrachais la fumée. Ghost semblait me regarder avec une pointe de désaccord, mais je n'en avais que faire. Fumer était un de mes rares plaisirs, et je refusais de m'en priver. J'adorais ça depuis la sortie de ma quarantaine, quatre ans auparavant, et cela s'était accentué avec le déces de père et mère.... Je secouais la tête, ce n'était guère le temps d'y penser.

Je regardais le ciel, à travers les arbres. La lune était belle et pleine. Elle était d'une luminosité sans nom, au point que je pouvais clairement distinguer les petites fleurs bleues, à l'orée de la clairière, quelques mètres plus loin. Je soupirais d'aise avant de reprendre une bouffée sur la pipe. A dire vrai, ces moments où je me retrouvais seule avec moi-même, en pleine nature, avec mon loup, était les rares où je me permettais de sourire, car j'étais simplement heureuse. Etrange, n'est-ce pas ? Alors que certains se complaisent dans l'argent, le matérialisme ou une carrière brillante (non, je ne pense à personne en me disant cela), moi, il me suffisait d'un coin de mousse confortable et d'une pipe bien bourrée. Chaque trouve son bonheur où il peut, n'est-ce pas ?  Cela faisait déjà quelque temps que je faisait cela, comme si je me ressourçais à la source, dans un endroit naturel... Et cela me faisait le plus grand bien. Et comme je n'avais plus personne pour me brider, je faisais littéralement ce que je voulais.

Soudain, je vis Ghost se redresser et tendre l'oreille. Je mis immédiatement mon geste en suspend, recrachant lentement la fumée par le nez, tendant l'oreille à mon tour. Mais je n'avais pas l'ouïe aussi fine que mon animal. Mais je vis ce qu'il l'avait alerté. Un hmme apparut dans mon champ de vision. De taille moyenne, je dirais. Grâce à la lumière que la lune voulait bien m'offrir, je pus distinguer son teint légèrement mat, ses cheveux bruns... Je ne pus voir ses yeux... En revanche quelque chose était bel et bien visible, et quelque peu dérangeant pour ma part. Son accoutrement.... Cet homme ne venait pas d"ici...

Ce fut alors que la vérité me sauta au visage... Un homme de l'Envers... Merde, qui l'avait ramené ici, celui-là ? L'impudent mettait tous les marcheurs cachés en danger ! Il fallait que j'agisse, je n'avais pas vraiment le choix à vrai dire. A terre avec ma cape noire et mes vêtements d'hommes sombres, il ne me voyait sans doute pas. Doucement, je me levais et me dirigeais doucement vers lui, suivie de Ghost.

"Monsieur ? Je peux vous aider, peut-être ?"

J'avais toujours ma pipe allumée à la main, et machinalement, j'en tirais une bouffée. Je me voulais rassurante avec lui, je faisais donc des pas lents et esquissais même un sourire pour ne pas qu'il se braque... Après tout, je n'avais une qu'une vague vision des hommes de l'Endroit, dans mes rares excursions dans ce monde, n'explorant en général que flore et faune. Je n'avais observé les homme qu'une fois, cela m'avait suffi. Je m'arrêtais et attendais qu'il se rapproche de moi, mais toujours sur mes gardes. J'étais toujours armée et, même si je ne le montrais guère, je me méfiais un peu. Qui sait de quoi il pourrait être capable s'il panique, hein ?
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 6 Nov - 22:31

Antonio se demanda depuis combien de temps il marchait dans cette satanée forêt. Il ne comprenait pas comment on pouvait permettre aux arbres de pousser çà et là sans régulation. Si les voitures étaient pénalisées en fonction de leur émission de CO2, alors les arbres aussi devaient avoir leurs restrictions.

Foutues racines.

Foutues troncs.

Foutues branches !

On n’avait pas idée de mettre autant d’arbres dans une forêt !

Vendini s’arrêta un instant et s’appuya contre un foutu tronc. Il essaya de se rappeler ce que les scouts lui avaient appris concernant le repérage en forêt. Dans quel sens poussait la mousse, déjà ? Vers le Nord ? Vers le Sud ? L’Ouest, peut-être ?

Soudain, cela lui revint en tête : il n’était jamais allé chez les scouts.

Il reprit alors son chemin. La lune éclairait son chemin, mais les ombres l’induisaient souvent en erreur. Il trébucha par trois fois, et tomba à deux reprises. Une fois revenu à Sunset Bay, Vendini monterait une association de déforestation et sa première action d’éclat serait se raser ce satané bosquet.

— Nuptoiys ? Ki qiyz wuyt eofis, qiyv-îvsi ?

Le coeur de Vendini explosa. Il poussa un cri et fit un bond gigantesque, qui le fit se cogner contre un arbre. Il porta les mains à la poitrine, qui se soulevait à un rythme effréné. La personne qui l’avait abordé était à peine visible dans l’obscurité. Son visage était à peine visible grâce aux braises fébriles qui brillaient dans une étrange pipe.

— Mais vous êtes taré ! s’écria Antonio. J’ai failli mourir !

Il expira tout l’air qui lui restait dans les poumons pour se calmer et secoua la tête. La personne était vêtue bizarrement, comme si elle venait, ou se rendait, à une convention culturelle sur les comics, les mangas, et globalement tout ce qu’il y avait de geekable. Vraisemblablement un cosplayeur. Antonio ne pouvait pas voir si c’était un homme ou une femme. En revanche, il pouvait voir le grand chien blanc à ses côtés, et cela le terrifiait. Instinctivement, il se colla à l’arbre, le contourna, et se planqua derrière son foutu tronc.

Ce cosplayeur perdu dans la nuit, et dans la forêt, ne pouvait pas venir d’une convention. Pas à cette heure-là, non. Cela ne laissait qu’une alternative : c’était un rôliste. De jeu grandeur nature. Un LARPer, en quelque sorte. Et d’après son accent, un LARPer roumain. Antonio savait d’expérience que contrarier un LARPer roumain était la dernière chose à faire pour rester en vie.

— Ex… excusez-moi ! fit-il en agitant son index, un sourire malaisé aux lèvres. Je me suis perdu. Pourriez-vous m’indiquer le chemin vers la route la plus proche, s’il vous plaît ?

Il parlait lentement, avec de grands gestes pour exprimer ce qu’il voulait. Il était convaincu que cette personne ne le comprendrait pas, mais il voulait au moins éviter d’avoir l’air dangereux. Un LARPer roumain calme n’était pas dangereux. Mais tout comme il ne fallait pas nourrir les mogwais après minuit, il fallait éviter de provoquer le LARPer après une certaine heure de la nuit.

— Ou alors vers un hôtel, un motel... une station essence ? Juste un endroit où je pourrais passer un coup de téléphone ! Je vous dédommagerai si vous voulez !
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Sam 8 Nov - 16:11

Il poussa un cri, et mon dieu, quel cri ! Il me fit sursauter le bougre ! Je le regardais avec de grands yeux écarquillés. Puis je lâchais un grand soupir, soulagée.

"Au nom d'Ishtar, vous étiez obligé d'hurler comme ça ?!"

Il cria dans une langue incompréhensible, visiblement effrayé. Ce fut ainsi que je pris conscience d'une chose : si je ne le comprenais pas, il ne devait pas me comprendre non plus. Et re meeeerde.... Comment allais-je me faire comprendre ? Je le regardais faire de grands gestes vers moi. Il avait l'air quand même passablement angoissé, ce qui n'arrangeait rien, à vrai dire. J'abaissais ma capuche, afin qu'il puisse voir mon visage et voir que je ne lui voulais aucun mal. Je ne compris bien entendu rien à tout son charabia et le regardait d'un air passablement gênée...

Puis je soupirais. Je ne savais pas quoi faire pour lui, à vrai dire, mais je ne pouvais pas le laisser partir comme ça. Il se ferai arrêter et certainement exécuter ! ... Me présenter, ce serait déjà pas mal. Je posais une main sur ma poitrine et me permis un petit sourire.

"Eloya..."

J'espérais qu'il avait compris que c'était mon nom et que je ne lui voulais aucun mal, juste l'aider. Ghost s'approcha de lui pour le renifler, curieux. De peur qu'il ne fuit, je me raclais la gorge.

"Ghost, reviens ici, tu veux."

Je lançais à l'homme un petit regard désolé, en espérant qu'il n'ait pas peur d'un loup inoffensif²... Mais, après tout, ils devaient les côtoyer aussi dans leur monde. Ils étaient sans doute un minimum civilisé. Je tirais de nouveau sur ma pipe, ne sachant quoi vraiment faire pour cet homme, qui avait toutes les raisons d'être perdu dans son esprit... Je ne savais même pas s'il avait prit conscience de ce qu'il lui était arrivé. De ses gestes, je ne compris pas grand chose, mis à part qu'il cherchait un chemin... Puis, dans un geste amical tout à fait désespéré, je lui tendis ma pipe... Ça ne pourrait que le détendre, non ?


Dernière édition par Eloya Bil'Siltan le Jeu 20 Nov - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Dim 9 Nov - 16:40

En guise de réponse, le cosplayeur roumain ôta sa capuche, et quelle ne fut pas la surprise d’Antonio de s’apercevoir que c’était juste une gamine. Elle devait avoir vingt ans tout au plus. Une cosplayeuse roumaine de vingt ans dans la forêt accompagnée d’un grand chien blanc ? Cette histoire devenait de plus en plus loufoque.

Elle se posa une main sur le torse et articula :

— Eloya...

Eloya ? Quoi, c’était son nom ? Eloya ? Sa mère ne devait pas beaucoup l’aimer pour lui avoir donné un prénom pareil. Soudain Antonio comprit ! C’était son nom de personnage ! Bien sûr ! Qui pouvait s’appeler Eloya ? Cependant, il relativisa tout de suite en se rappelant que Kim Kardashian avait appelé sa gamine North.

Le chien en approche le tira de ses pensées, et Vendini recula à nouveau par réflexe. Il s'accrocha le talon dans une racine, mais se rééquilibra à temps.

— Ghost, reviens ici, vy wiyz.

Ghost, reviens ici ? Antonio venait de saisir ces trois mots.

Comment ?

Pourquoi ?

COMMENT ?!

Antonio fit un pas prudent en avant. Cette fille, cette Eloya – nom de Dieu on pouvait vraiment s'appeler ainsi ? – n'avait pas l'air hostile. Mais les gentils messieurs qui donnaient des bonbons aux enfants à la sortie de l'école n'avaient pas l'air hostile, non plus.

Le danger immédiat que Vendini craignait, c'était ce gros chien, qui ressemblait d'ailleurs plus à un loup qu'au bon toutou de Monsieur Tout-le-monde. Mais, eh, avec un prénom pareil, cette Eloya n'était pas un Monsieur Tout-le-monde.

Il s'approcha lentement, et s'arrêta à une distance qu'il jugeait raisonnable, c'est-à-dire qui lui permettrait de dégainer et d'abattre l'animal si celui-ci se montrait soudain agressif.

Enfin, il toucha son torse à son tour.

— Tonio.

Il tapa sa poitrine et mima un coeur avec les mains pour montrer qu'il n'était pas hostile. Enfin, pas encore, mais si ce chien continuait à... à... à exister, il n'allait pas tarder à montrer lui aussi les crocs.

— Reprenons calmement... souffla-t-il.

Durant un très bref instant, Antonio se demanda si elle pouvait le comprendre elle aussi. Peut-être avait-il seulement cru avoir saisi les trois mots qu'elle avait prononcés. Sûrement.

Il toucha sa poitrine une troisième fois, puis mima des doigts un petit bonhomme en train de marcher, avant de joindre ses deux mains et de les coller à ses joues pour mimer une personne en train de dormir. Il espérait ainsi qu'Eloya – ... sérieusement, Eloya ? – comprendrait qu'il cherchait un endroit où dormir.

Il finit par écarter les bras et les laisser retomber le long de son corps en claquant.

— Mais si vous pouvez parler, et si je peux vous comprendre, c'est bien aussi, hein...
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Mer 12 Nov - 9:31

De toute évidence, il craignait Ghost... Comment lui expliquer qu'il ne lui ferait aucun mal par gestes ? Je fis une légère grimace en me résignant. Autant s'en tenir à l'essentiel tant que nous ne pouvions pas communiquer. Mais qu'allais-je faire de cet homme qui venait d'un autre monde, avec qui je ne pouvais pas parler et qui avait peur d"un simple loup ?.... Sérieusement ? Je soupirais. Comme il n'avait pas eu l'élégance de prendre ma pipe, j'en tirais de nouveau une bouffée... Hmm,  il allait falloir que j'en refasse une.

Puis, il se présenta à son tour... Tonio ?... Vraiment ce prénom existe ? Je retins une légère moue moqueuse. Vraiment, ils avaient de ces prénoms dans l'Envers ! Mais je n'étais pas là pour me moquer de lui, seulement pour l'aider... Moi... aider ?... Oula... Bref. Je m'accroupis et caressais vaguement la tête de Ghost en le regardant. Cela le rassurerait sûrement vis à vis de mon loup... Il murmura quelque chose qu'il me sembla comprendre mais pas vraiment, c'était réellement bizarre. Puis, il me mima quelqu'un marchant puis quelqu'un dormant... Bon; il cherchait où dormir, ça au moins, je l'avais compris. J'allais lui répondre quand soudain  :

"— Mais si vous pouvez parler, et si je peux vous comprendre, c'est bien aussi, hein..."

Je me relevais brusquement et le regardais avec de grands yeux. C'était moi où cet homme venait de parler notre langue. Je ne pus m'empêcher de sourire et passais une main dans mes cheveux en murmurant :

"C'est fou ça..."

je soupçonnais d'y avoir de la magie la dessous, enfin, il y en avait certainement, il ne fallait pas se leurrer. Je le regardais à nouveau.

"Sire Tonio ? Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais manifestement vous comprennez et parlez progressivement notre langue. Je.. Je veux seulement vous aider... Et ne craignez rien, Ghost ne vous fera aucun mal."

Je réfléchis quelques instants. Je ne pouvais pas le laisser ici, en pleine forêt. Je m'étais installée dans un coin relativement calme, mais les loups et les ours sauvages pouvaient toujours surgir... Au vue de leur monde, je doute qu'il soit habitué à ce genre de bête... Il fallait juste regarder son comportement avec Ghost pour le comprendre. Je me raclais la gorge.

"Tonio, pour le gîte et le couvert, je peux vous proposer de vivre chez moi quelques temps. Il faudra juste trouver une explication, surtout pour ma sœur, mais ce ne sera pas difficile... Mais... Il va falloir changer deux trois petites choses....Vous comprenez  ?"

J'avais beau parlé lentement, mon cerveau lui bouillonnait. Je pensais avoir trouver la bonne solution en l'invitant chez moi. Je pourrais ainsi lui fournir des vêtements plus appropriés, et je pourrais toujours le faire passer pour un homme de la Basse, ou un marchand du Sud qui venait de se faire braquer toute sa marchandise. Le plus compliqué restait à venir... Comment expliquer à cet homme qu'il n'était plus dans son monde mais dans un monde parallèle ?
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Mer 19 Nov - 0:41

— Sire Tonio ? Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais manifestement vous comprennez et parlez progressivement notre langue. Je.. Je veux seulement vous aider... Et ne craignez rien, Ghost ne vous fera aucun mal.

Sire Tonio ? Elle avait craqué son slip elfique, la cosplayeuse roumaine ? Elle se prenait vraiment au jeu. Mais cependant, il devait se l’avouer : il venait de la comprendre. Le chien s’appelait donc Ghost.

Un gros chien-loup blanc appelé Ghost.

Wow.

Y avait des Martin qui avaient tué pour beaucoup moins que ça. Néanmoins, cela restait un bon gros chien bien velu, bien poilu, et bien dentu…

Vendini en vint à la conclusion qu’il était sûrement drogué. Il ne voyait plus que cela. Il était en plein bad trip et son esprit ne le supportait pas en lui faisant voir des forêts, des chiens-loups de la HBO, et des cosplayeurs roumains qui parlaient sa langue.

— Tonio, pour le gîte et le couvert, je peux vous proposer de vivre chez moi quelques temps.

Pardon ?

— Pardon ?

— Il faudra juste trouver une explication, surtout pour ma sœur, mais ce ne sera pas difficile... Mais... Il va falloir changer deux trois petites choses....Vous comprenez ?

Cela faisait beaucoup d’informations subitement. Antonio se frotta le visage de sa main gantée.

— C’est vraiment le pire bad trip que j’ai jamais eu…

Il secoua la tête, comme si cela pouvait faire disparaître tout ce qui l’entourait, puis, voyant que cela n’avait pas fonctionné, poussa un profond soupir. Il posa les poings sur les hanches et essaya d’examiner son interlocutrice. Elle était entièrement habillée de noir.

Certaines personnes essayaient d’être tellement discrètes qu’on ne voyait plus qu’elles.

À priori, si elle s’habillait ainsi, c’était parce qu’elle n’était pas très pulpeuse, ou en tout cas qu’elle manquait de confiance en elle-même. Ou les deux. Elle manquait de confiance en elle parce qu’elle n’était pas plantureuse.

Classique.

— Écoutez, Miss. J’apprécie votre geste, mais je ne peux pas accepter. Je pourrais vous énumérer toutes les raisons que j’ai, mais je vais simplement me justifier ainsi : vous n’aimeriez pas m’avoir chez vous. La preuve, dès que vous m’aurez indiqué l’hôtel le plus proche, je racketterai le prochain plouc sur mon chemin pour pouvoir payer. C’est dire.

Il écarta les bras et insista :

— Eh, je suis un criminel de classe internationale. Vous comprendrez, j’ai un certain standing à respecter.




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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 20 Nov - 19:27

Bad trip ?... Mais de quoi il parlait, lui ? Oula ... Sûrement une de leurs expressions de l'Envers qu'eux seuls étaient capables de comprendre. C'"tait assez stressant d'ailleurs... Mais je ne relevais pas. J'allais déjà pas mal le brusquer le bougre, donc il fallait quand même que j'y aille molo. Je l'écoutais parler, les bras croisés sur la poitrine. Je ne pus retenir un sourire quand il commença à me parler d'hôtel (un mot qui voulait sans aucun doute dire auberge dans son monde, du moins, c'était ce que je pensais.) Puis, lorsqu'il me parla de criminel, je ne pus m'empêcher d'exploser de rire... Etait-il sérieux ?... Nan mais, soyons logique ! C'était pas lui avec son look de shaolong bicolore qui allait me faire peur ! Je me mordis la lèvre inférieure, essayant de garder mon calme.

"Mais vous n'êtes personne ici, mon cher monsieur !"

Il fallait que je le recadre, manifestement. Il n'avait pas encore saisi qu'il n'était plus dans son monde. Et comme je le soupçonnais de refuser de m'écouter, il faudrait que j'utilise la manière forte : franchise... Et coups si nécessaire. Criminel... Non, mais il ne savait pas à qui il s'adressait (encore heureux, quand même !). Je tirais une bouffée sur ma pipe, m'approchant de lui, ne me montrant pas menaçante... Mais pas super amicale non plus. Ghost se mit sur la défensive immédiatement. Je souris à mon interlocuteur.

"Ce n'est qu'un loup apprivoisé, il n'attaquera que si je lui demande."

Je voulais lui faire peur oui, clairement... Mais j'étais quand même assez petite comparée à lui. Bof ! J'avais tué plus grand que ça. Puis je soupirai.

"Vous ne semblez pas comprendre... Vous n'êtes plus chez vous, là. Si je vous indique l'auberge, vous n'y resterez pas plus de cinq minutes que les gardes du Roi viendront immédiatement vous arrêter et vous questionner, quitte à vous torturer, pour savoir qui vous a ramené ici. Et si vous leur dites qui est le marcheur, il sera sans doute exécuté..."

Bon ok, mauvaise solution.... Là, il allait clairement me prendre pour une demeurée. Mais j'insistais. Je lui attrapais la manche de sa veste bizarre avec un regard déterminé.

"Je vous en prie, daignez au moins m'écouter quelques instants que je vous explique la situation, d'accord ?"

Ceci est tout à fait inadmissible !:
 
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Ven 21 Nov - 0:52

Elle éclata de rire. Vendini sentit ses joues s’empourprer et ses oreilles s’échauffer, comme s’il était subitement honteux d’avoir énoncé la plus bête des âneries.

— Mais vous n'êtes personne ici, mon cher monsieur !

Le chien-loup s’arqua sur ses pattes avant, se mettant sur la défensive, tandis que la femme approcha Antonio.

— Ce n'est qu'un loup apprivoisé, il n'attaquera que si je lui demande.

Qu’un loup apprivoisé. Cela arracha un petit sourire à Antonio. Juste un loup apprivoisé.

— Vous ne semblez pas comprendre... Vous n'êtes plus chez vous, là.

Antonio préféra se taire, et laisser son interlocutrice poursuivre son monologue. Qu’allait-elle bien lui dire ?

— Si je vous indique l'auberge, vous n'y resterez pas plus de cinq minutes que les gardes du Roi viendront immédiatement vous arrêter et vous questionner, quitte à vous torturer, pour savoir qui vous a ramené ici. Et si vous leur dites qui est le marcheur, il sera sans doute exécuté…

Elle l’attrapa par la manche.

— Je vous en prie, daignez au moins m'écouter quelques instants que je vous explique la situation, d'accord ?

Il dégagea la manche de son manteau de la main de la femme d’un geste sec. Les mots qu’il avait retenus étaient “gardes”, ”arrêter”, ”torturer” et ”exécuter”. Pourquoi s’intéressait-elle à lui d’un coup ?

— Dis-moi, mon canard, pourquoi mon sort t’intéresse-t-il tant ? Tu vois un homme débouler de nulle part dans la forêt, et la première chose que tu essaies de faire, c’est d’essayer de l’héberger chez toi.

Il lui posa la main sur le buste, et la repoussa délicatement. À son timbre de voix, Antonio pouvait juger qu’elle était jeune.

— En gros, je suis inconnu ici, mais pourtant je peux me faire choper par les ”gardes du Roi”, jouons le jeu. Donc ma présence ici est interdite. Ça veut dire que me faire arrêter pourrait t’attirer beaucoup d’ennuis.

Il sourit.

— Donc, si je résume ce que tu m’as dit… Tu veux simplement faire affaire. Et ça, je comprends. Renvoie Snoopy à sa niche, loin d’ici, poursuivit-il en montrant le loup du doigt, et tu peux me dire tout ce que tu veux.
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Lun 24 Nov - 15:11

Je ne fis aucun geste pour le retenir lorsqu'il retira sèchement sa manche de mes mains. Persuadée qu'il allait partir, je préparais déjà un plan dans ma petite tête pour l'assassiner. Je n'allais pas laisser un homme de l'Envers se promener sagement dans la ville, sous peine qu'il se fasse arrêter. Surtout qu'il m'avait très clairement vu, que je lui avait bien fait comprendre que j'étais une marcheuse. La galère... Mais bon, il n'était pas si grand ni si imposant, le tuer ne poserait sans doute aucun problème.

Mais ses paroles me surprirent... Tiens donc... Il était prêt à m'écouter ?... Oh... Moi qui pensais tout l'inverse, je m'en voulais un peu d'avoir pensé à l'assassiner.... Mais pour ma défense, ce freluquet n'avait rien d'un enfant de chœur. Je regardais Ghost et d'un signe de tête, lui intimais de partir, ce qu'il fit sans broncher. Je savais qu'il resterait dans le coin, mais hors de notre vue, à cet homme et moi. Puis, je me tournais de nouveau vers lui, avec un petit sourire en coin.

"Avant toute chose, Monsieur, ne croyez pas que je fais cela pour vous. Bien que je cherche à vous aider, je le fais dans mon propre intérêt, mais pour le moment, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi. C'est simple, soit je vous aide et vous guide, soit je vous élimine..."

Au moins, j'avais posé les bases. Au vue de ce qu'il m'avait dit, il était persuadé que je faisais tout pour l'aider.... C'était surtout que je ne voulais pas me faire prendre en tant que marcheuse. Surtout que s'il se faisait découvrir, tout serait bien plus gardé ! Je soupirais. J'espérais qu'il avait compris le message. Je tirais sur ma pipe encore une fois avant de la lui tendre pour la seconde fois.

"Vous en voulez ? Ca ne vous fera aucun mal et ça vous aidera peut-être à relativiser ce que je vais vous dire... Et ne vous inquiétez pas, ce n'est pas du poison, je viens de la bourrer et de fumer dessus."

Puis je m'assis sur une souche de bois, attendant toujours de voir s'il prendrait la pipe ou nom. Quelque chose me trottait dans la tête. C'était la première fois qu'un humain de l'Envers débarquait dans le coin. Mais comment ? La magie était moindre dans l'Envers, je doutais qu'ils eussent des marcheurs.

"Dites moi, quelqu'un vous a attrapé ou vous avez attrapé quelqu'un avant d'apparaître ici ?... Je doute que vous soyez un marcheur, il n'y a qu'ici qu'ils existent... Il ne me reste que cette solution en tête."

Puis je le détaillais encore, de haut en bas avant de secouer la tête.

"En tout cas, hors de question que je vous laisse comme ça... Vous êtes bien trop reconnaissable en tant qu'homme de l'Envers. Vous vous feriez très vite attraper."

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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Mar 25 Nov - 18:41

Le chien s’en alla. Antonio supposait qu’il ne rentrerait pas tout seul – ce n’était qu’un animal, avec une intelligence limitée – mais l’important était qu’il se soit un peu éloigné.

— Avant toute chose, Monsieur, ne croyez pas que je fais cela pour vous.

— Loin de moi cette idée saugrenue.

— Bien que je cherche à vous aider, je le fais dans mon propre intérêt, mais pour le moment, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi. C'est simple, soit je vous aide et vous guide, soit je vous élimine…

Eh bien, elle passait déjà la menace la plus forte ? Vendini pensa qu’elle n’avait pas la moindre idée de comment parler affaires. En plus, elle n’avait aucun intérêt à l’éliminer, mais il se garde de le lui dire pour l’instant. Elle se sentait en position de force – à juste titre – alors il était plus sage de la laisser continuer.

Elle lui tendit sa pipe.

— Vous en voulez ? Ca ne vous fera aucun mal et ça vous aidera peut-être à relativiser ce que je vais vous dire... Et ne vous inquiétez pas, ce n'est pas du poison, je viens de la bourrer et de fumer dessus.

Elle s’assit sur une souche, tendant toujours son engin de mort lente. Antonio déclina sa proposition d’un simple geste de la main.

— Non merci. J’essaie de me tenir aussi loin que possible du cancer du poumon.

— Dites moi, quelqu'un vous a attrapé ou vous avez attrapé quelqu'un avant d'apparaître ici ?... Je doute que vous soyez un marcheur, il n'y a qu'ici qu'ils existent... Il ne me reste que cette solution en tête.

— Oui, j’ai… je crois que j’ai attrapé quelqu’un. Fringué à peu près comme toi, je dirais. Vous avez de ces façons de vous habiller, aussi, vous les cosplayeurs.

— En tout cas, hors de question que je vous laisse comme ça... Vous êtes bien trop reconnaissable en tant qu'homme de l'Envers. Vous vous feriez très vite attraper.

Antonio s’inspecta rapidement du regard.

— Eh, c’est du sur-mesure, mon canard. Mais je prends note. Je dépouillerai le premier venu. Ça me fera la main, ça fait un moment que je n’ai pas eu l’occasion de braquer quelqu’un. En revanche, toi, ma pauvre fille…

Il posa les poings sur les hanches, consterné.

— C’était quoi ce pitch que tu m’as fait ? La-men-table. Déjà tu commences par une menace de mort. À cet instant-là, tu as perdu toute ta crédibilité. Si tu commences par la menace la plus forte, ça signifie que tu n’es pas capable de me tenir en laisse. Ça te met en position de faiblesse.

Il lui arracha la pipe des mains et l’agita un peu.

— Me proposer la pipe, très bien joué. Ça met plus en confiance et ça crée un climat de proximité et de convivialité, mais tu aurais dû commencer par ça, justement. Deuxième erreur.

Il la lui lança doucement pour qu’elle la récupère sans mal.

— Troisième erreur, tu t’assois. Tu t’assois. Tu te mets physiquement et délibérément à un niveau inférieur au mien. C’est, je crois, le pire qui puisse arriver.

Il lui glissa les mains sous les bras et la força à se redresser, avant de la dépoussiérer rapidement.

— Maintenant essaie d’être plus claire et précise ce que tu sais. L’Envers, les marcheurs, tout ça. Imagine que je ne connais rien. Allez, reprends depuis le début.




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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 27 Nov - 0:14

Non mais il commençait à me chauffer l'air, celui-là  ! Non mais pour qui il se prenait, cet âne baté ? Il me prenait pour une gamine, c'est ça ? Pour quelqu'un d'inférieur ? Il le disait lui même en plus, cet empâfé du bouchon ! Pauvre fillle ? Position de faiblesse ? Pardon ? Mais il avait perdu l'esprit ou quoi ?... En tout cas, il commençait sérieusement à me faciliter le transit intestinal, et je sentais vraiment la moutarde me monter au nez. Mon canard, et puis quoi encore ?  Lorsqu'il m'arracha ma pipe, je faillis lui sauter à la gorge. Mais lorsqu'il me releva et commença à m'épousseter, mon sang ne fit qu'un tour. Je me dégageais violemment, lui tapant sur les bras pour qu'il me lâche.

"Non, mais tu te prends pour qui, là ?"

Je connaissais cette forêt par coeur, je savais très bien où il était placé. Et les racines était vraiment pas loin de lui. Nerveuse, et surtout énervée, je le poussais en arrière, ce qui heureusement eu l'effet escompté. Il se trouva rapidement sur son derrière d'homme arrogant et con. à ,la vitesse de l'éclair, je sortis un couteau que je lançais et quise planta dans son pantalon, à quelques millimètres de ses bijoux de famille. Je ne lui laissais pas le temps de réagir, j'étais bien trop énervée. Je lui sautais dessus, atterissant sur son torse, le plaquant ainsi au sol et en profitais pour planter des couteau profondément dans le sol... Avec les épaules de sa veste. Puis, j'avaçais mon visage assez proche du sien. Il m'avait réellement énervé ce bougre ! Moi qui voulait faire la jeune femme aidante et distinguée... C'était raté ! Ses bras étaient coincés entre mes cuisses et il ne pouvait pas faire grand chose de ses jambes s'il ne voulait pas s'écorcher les........

"Ecoute bichon, je sais pas pour qui tu me prends, une gamine ou une folle, mais tu ne me prends absolument pas au sérieux. J'essaie simplement de t'aider, gentimment, et tu trouves encore le moyen de te moquer de moi ?! Mais je peux t'apprendre la vie, si tu veux. Te laisser errer dans la forêt en attendant qu'un vampire te tombre dessus. Quoi que tu aurais de la chance, la lune n'est pas pleine, tu ne rencontreras pas de loup-garou. Tu parles de braquer quelqu'un ? Les gens ne sont pas fous, ils savent où sont les gardes, tu te ferais arrêter en moins de dix secondes. Et crois-moi, la questionnette ici, ça doit pas être ta justice là-bas, de ce que j'en sais. Tu parles de... Cospleïar ? Oh, tu n'es plus dans ton monde-là !  Alors, écoutes moi bien, tu veux savoir où tu es tombé ? Parfait. Tu me crois ou pas, ce sera à toi de voir."

J'enlevais les deux couteaux qui retenaient ses épaules. Râler m'avait fait du bien, mais je n'étais pas forcément calmée. Je me relevais mais restais au dessus de lui. Qui était inférieur, maintenant, hein ? Je m'éclaircis la gorge.

"La personne que tu as attrapé était un marcheur. Une personne venant de notre monde et pouvant voyager dans le tien... En bref, il y a deux mondes parallèles, le tien et le nôtre. En attrapant le marcheur, qui allait retourner ici, il t'a tout simplement embarqué avec lui... Cet imbécile aurait pu au moins te prendre en charge. Tu n'es rien ici, personne. Ici, c'est toi qui paraîtra bizarre avec ton costume de shaolong bicolore. Et c'est certainement ça qui te fera arrêter si tu te balades seul. Et si ce n'est pas ça, ce sera les vampires ou les loup-garous qui te choisiront comme repas. Comme tu as pu le voir, on sait se défendre dans le coin. C'est assez clair pour toi, bichon ?"

Je m'accroupis devant lui avec un sourire qui se voulait à la fois froid et innocent et retirait le couteau qui lui retenait le pantalon. Après un dernier regard, je me relevais et commençais doucement à partir. Sa réaction, je ne la guettais même plus. S'il devenait agressif; Ghost n'était pas assez loin pour qu'il me fasse du mal. Si j'avais attiré son attention, probablement. Si j'en avais quelque chose à faire ? Plus rien. La balle était dans son camps.
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MessageSujet: Re: Bad Place Alone [PV Eloya]   Jeu 11 Déc - 1:01

— Non, mais tu te prends pour qui, là ?"

La cosplayeuse explosa. Elle poussa Vendini en arrière. Il se prit le talon dans une racine et tomba par terre. Il allait se relever mais elle le cloua au sol d’un jet de trois couteaux, qui se plantèrent entre les jambes et aux épaules.

Elle savait ce qu’elle faisait, car elle ne le blessa pas. Elle lui bondit dessus, coinçant ses bras et l’empêchant de bouger.

— Bien ! Très bien ! Ça, c’est agressif !

— Ecoute bichon, je sais pas pour qui tu me prends, une gamine ou une folle, mais tu ne me prends absolument pas au sérieux. J'essaie simplement de t'aider, gentimment, et tu trouves encore le moyen de te moquer de moi ?! Mais je peux t'apprendre la vie, si tu veux. Te laisser errer dans la forêt en attendant qu'un vampire te tombre dessus. Quoi que tu aurais de la chance, la lune n'est pas pleine, tu ne rencontreras pas de loup-garou. Tu parles de braquer quelqu'un ? Les gens ne sont pas fous, ils savent où sont les gardes, tu te ferais arrêter en moins de dix secondes. Et crois-moi, la questionnette ici, ça doit pas être ta justice là-bas, de ce que j'en sais. Tu parles de... Cospleïar ? Oh, tu n'es plus dans ton monde-là !  Alors, écoutes moi bien, tu veux savoir où tu es tombé ? Parfait. Tu me crois ou pas, ce sera à toi de voir."

— Super ! Là on avance… Ça fait quand même vingt minutes que je le demande, mais c’est pas mal. Du progrès, du progrès… Contentons-nous de voir le progrès.

La cosplayeuse se redressa en lui ôtant les deux entraves à ses épaules. Antonio la contempla, debout au-dessus de lui.

— Quoi ? Tu veux un cuni ?

— La personne que tu as attrapé était un marcheur. Une personne venant de notre monde et pouvant voyager dans le tien... En bref, il y a deux mondes parallèles, le tien et le nôtre.

— Tu aurais dû commencer par là… Tu parles d’un pitch concis…

— En attrapant le marcheur, qui allait retourner ici, il t'a tout simplement embarqué avec lui... Cet imbécile aurait pu au moins te prendre en charge. Tu n'es rien ici, personne.

C’était une bonne chose. Rester dans l’ombre était souvent la meilleure idée pour survivre le plus longtemps. Bien entendu, cela n’était pas dans la personnalité de Vendini, qui préférait être au soleil. Pourquoi se terrer dans le noir, quand on pouvait vivre dans la lumière ?

— Ici, c'est toi qui paraîtra bizarre avec ton costume de shaolong bicolore. Et c'est certainement ça qui te fera arrêter si tu te balades seul. Et si ce n'est pas ça, ce sera les vampires ou les loup-garous qui te choisiront comme repas. Comme tu as pu le voir, on sait se défendre dans le coin. C'est assez clair pour toi, bichon ?

Elle ôta le dernier couteau, et commença à s’en aller, lui tournant le dos. Antonio se releva et s’épousseta succinctement.

— Good. C’était mieux que tout à l’heure. Mais sérieusement, maintenant tu me tournes le dos ?

Il se précipita à la suite de la jeune fille, lui passa le bras par-dessus les épaules et l’accompagna dans la direction vers laquelle elle marchait.

— Écoute, petite. Je vois que t’as déjà pris le coup de main, c’est pas mal, mais t’as encore beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre l’excellence. Je m’explique. Là on est là, tous les deux, dans la forêt. Je viens de débarquer, je comprends, ça t’énerve, c’est normal. Mais tu sais quoi…

Il s’arrêta et lui posa la main sur le cœur.

— Quelque chose me dit que ça a pas toujours été facile pour toi. Si ça avait été facile, tu aurais pris tout ton temps pour me donner des explications claires, ou bien tu m’aurais juste laissé errer jusqu’à ce que je meure de faim…

Il fit une pause et baissa les yeux.

— Ou jusqu’à ce que je me fasse tuer par une bestiole qui a trop de dents.

Antonio reprit alors sa marche, tenant toujours sa compagne par les épaules.

— Ce que je veux dire, c’est que tu as sûrement vécu des choses un peu lourdes. En même temps…

Il attrapa un pan de la cape de la cosplayeuse.

— Pour s’habiller comme ça, faut déjà pas être net. Ou être Batman. Mais t’as pas une tête de justicière.

Il inspecta rapidement ses vêtements, et fronça les sourcils.

— Houlà, j’en ai connu, des gens chelous, mais je pense que tu remportes la palme. Anyway !

Il donna une tape entre les épaules de la jeune femme et pointa son index ganté devant son nez.

— Toi, mon amie, toi, tu as du potentiel. Je le sais, je l’ai flairé. Déjà, je suis admiratif de ta technique.

Il la mima en train de jeter ses couteaux.

— Woush ! Woush ! Je suis incapable de projeter quoi que ce soit, moi. Cependant… Je suis ce qu’on peut appeler un commercial. On est d’accord, tu as besoin d’un peu de… de management, pour être totalement efficiente. Les hommes comme moi ont besoin des femmes comme toi.

Antonio remarqua soudain qu’ils étaient sortis de la forêt. L’immensité du vide s’offrait à ses yeux. Le ciel nocturne saupoudré d’étoiles dominait une mer de collines. Il sourit, songeant qu’il aurait trouvé cette vision agréable s’il avait su apprécier la campagne. Cela lui rappelait vaguement sa Campanie natale, pour ce qu’il s’en souvenait, bien que la végétation fût complètement différente, et qu’il manquât la mer.

Une lueur à sa gauche attira son regard. C’était une maison, une chaumière, ou tout du moins un motel ou une auberge de voyage. Vendini sentit que c’était loin, très loin, très très loin de sa conception d’un hôtel cinq étoiles, mais ce n’était pas son pays. Par conséquent, ce n’étaient pas non plus ses règles.

Il porta la main à ses flancs, et le contact avec la protubérance que formaient ses armes le rassura. Quelle que fût cette histoire de monde parallèle, quelles que fussent ces histoires de vampires et de loups-garous, aussi invraisemblables et stupides qu’elles paraissaient, il se savait au moins paré pour faire son odyssée.

— Well well, sucre d’orge… Je crois qu’il est temps de nous séparer. Moi je vais par là-bas, dit-il en montrant l’origine de la lumière. Et toi, tu vas… ben, là-bas, poursuivit-il en désignant la direction opposée. Je te prierai d’aller par là-bas, même si c’est pas ta destination car, si tu m’accompagnes après que je t’aie dit au revoir, on aura l’air idiot.

Il se passa la main dans les cheveux.

— Eh bien, ça a été une soirée fort enrichissante, mon lapin. Tant pour toi que pour moi, je suppose. Bien entendu, je ne connais pas ton nom. Il y a de toutes façons assez peu de chances pour que je le retienne immédiatement. Les patronymes n’ont jamais été mon fort… Mais !

Vendini plongea la main dans son manteau et en sortit une carte de visite, qu’il posa dans la paume de la cosplayeuse, avant de lui refermer les doigts dessus, comme s’il s’agissait du plus précieux des présents.

— Antonio Vendini, 36 ans, criminel ambitieux. Je fais dans l’assassinat, le mercenariat, le trafic de stupéfiants, le trafic d’êtres humains, l’extorsion, les paris clandestins, le blanchiment d’argent et, occasionnellement, dans le terrorisme. Ça peut paraître abrupt comme ça, et même carrément impoli, mais comme je ne suis pas connu ici, je n’ai pas à me soucier de mon image. Je te propose la chose suivante, amour de ma vie : dans deux mois, et dans deux mois, j’entends “si je fais un peu plus de RP que ça…”, je me suis fait un nom. Et il se pourrait très bien que, dans deux mois, j’ai besoin de tes services de lanceuse de couteaux. Oh, pour pas grand-chose, ne t’inquiète pas. Juste récolter quelques dettes et, éventuellement, et je dis bien éventuellement, blacklister quelques personnes de la vie. Rien de bien vilain, en somme.

Il sourit et serra vigoureusement la cosplayeuse contre lui.

— Sur ce, ça a été un plaisir de te rencontrer, ma jeune amie, et je suis impatient de te revoir. À dans deux mois, j’espère. On pourra discuter du bon vieux temps autour d’un verre de coca light et d’une tarte aux pommes.

Vendini l’embrassa sur la joue.

— Je le savais, t’es un amour. Allez, ciao ciao ! À dans deux mois.

Sur ces mots, il pivota et se dirigea vers la source de la lumière, en espérant du fond de son cœur que la cosplayeuse n’allait pas le suivre. Passer pour un idiot était bien la dernière chose qu’il désirait, en ce moment.

Il n’était pas bien sûr de croire cette fille quant à ce qu’elle disait sur toutes ces inventions de monde, mais pourquoi aurait-elle menti ? À moins d’être une hardcore cosplayeuse, et de croire à toutes ces salades, elle n’avait aucune raison de raconter de telles chimères.

Pour le moment, la question n’était pas là. Pour le moment, la question était de savoir quelle personne Vendini allait bien pouvoir recruter pour remplacer temporairement son fidèle Jack.
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