Serez-vous l'un des notres? Ou ferez-vous partie de ceux qui ont été amenés illégalement sur nos Terres?
 

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 /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\

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Enoa H. Jedodd

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MessageSujet: /i EVENT /i Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i EVENT /i    Ven 5 Juin - 14:21

Comment tout ceci avait commencé ? La genèse de cette horreur qui vidait nos veines, suppliciait nos âmes, torturait nos corps et saignait nos cœurs engloutissant notre monde comme une vague de désespoir gigantesque. Je peinais à m’en souvenir et pourtant la douleur étant encore vivace. De tout ce que nous avions pu entendre et entrapercevoir, nous avions une certaine chance.

Mais laissez-moi-vous compter notre histoire. Il faisait nuit noire, j’étais piquée dans l’herbe, j’attendais avec une impatience rare l’éclosion de ces belladones nocturnes. Ma Déesse me faisait un précieux don car l’espèce était diurne, je n’osais alors imaginer les possibilités de ce spécimen. Toute absorbée que j’étais à ma contemplation, je ne les entendis pas arriver. Je retenais mon souffle, mes yeux agrandis au possible, mes pupilles dilatées cherchaient la moindre source de lumière. Mon cœur battait à tout rompre lorsque d’un coup, d’un seul, je m’élevais du sol. Complètement estomaquée, je n’eus guère le temps de pousser un cri que je heurtais durement la terre. Ma besace achevant le travail. Ils ne prirent même pas la peine de me l'ôter. Cela me glaça le sang car pour moi, cet acte ne voulait dire qu'une chose, ils étaient sûrs de leur force. Les cordes me scièrent la peau et se refermèrent sur moi. A nouveau je me retrouvai soulevée et ballottée en tous sens. Tant et si bien qu’il me fallut quelques bonnes minutes pour savoir où se trouvait la terre et le ciel. Assise je ne savais trop comment, je constatai que mon séant volait à plusieurs dizaines de centimètres du sol. Après avoir apprivoisé ma chevelure, je regardai autour de moi et aussitôt la panique me submergea. A la lueur des torches, je ne pus faire que le terrifiant constat que je n’étais pas la seule dans cette sinistre position. Des dizaines de personnes, certaines enchaînées les unes aux autres, en file, malmenées par des soldats dont je ne reconnaissais pas les armes. Et. Et puis il y avait ces choses. Ces monstruosités, un cri d’horreur s’étrangla au fond de ma gorge. Je faisais un cauchemar, c'était la seule possibilité. Ca ne pouvait être vraie, de telles horreurs ne pouvaient-exister si ? Mais que se passait-il ? Où nous emmenaient-ils donc ?

Un ordre s’éleva et toute la colonne s’immobilisa. A nouveau je fus jetée à terre comme un vulgaire paquet et grognai de douleur. Le filet s’ouvrit et deux mains gigantesques me saisirent. La lanière de ma besace me sciait le cou, m'étouffant légèrement. Je hurlais de terreur et me débattis avant de me faire assommer par une gifle magistrale et une bourrée de coups dans mon ventre et sur mes côtes. A moitié inconsciente, l’homme me dévisagea et grimaça de dégoût. Il faut dire que j’avais eu un bon professeur et maintenant je savais me rendre vraiment repoussante. Il me jeta vers les prisonniers et me passa des chaînes. Encore cette fois, il ne prêta aucune attention à mon trésor. Allongée, je gémissais mais je sentis des présences amicales me réconforter. Elles m’encourageaient, me portaient et bientôt je repris mes esprits.


« Merci. Je… Qu‘est ce qui se passe ? »
« Nous sommes en guerre ! »
« En guerre. Mais comment ?»
« Vous êtes sérieuse ? Mais où étiez-vous ces deux derniers jours ? »
« J’étais à la cueillette … »

Dans un tel contexte, je me rendis compte que je devais passer pour une folle mais non. J'avais mal, mon buste me faisait souffrir, je glissais difficilement une main dans ma sacoche de cuir. J'en tirais deux flacons. Un petit groupe se referme autour de moi comme pour préserver un secret.

« Il faut que je me soigne. »
« Vous êtes médecin ? »
« Non herboriste mais je connais deux trois trucs.»

J'avalais le contenu du premier flacon et étalais le second sous mes vêtements. Je ne savais trop s'ils étaient comme soulagés ou non mais ils formèrent une barrière me cachant aux yeux de nos ravisseurs qui semblaient nullement s'en inquiéter. Je rangeais le tout et me redressai un peu.

« On ne sait pas vraiment qui ils sont mais il ont eu le roi. Ils ont tué la commandante en chef des armées... »
« QUOI ? »

Une main se posa sur ma bouche. Et on murmura à mon oreille.

«Chut, il ne faut pas attirer l’attention. Ce sont de vraies bêtes sauvages. Ils ont brûlé des villages entiers et certains avec toute leur population… Ils ont commis des actes horribles…»

Je devins blême. Des villages entiers ? La population. Je sentis des larmes noyer mes joues pendant que mon corps se tordait sous mes hoquets de pleurs. On me serra, m’enlaça pour tenter d’apaiser ma tristesse. Je me calmais finalement assez rapidement car je pouvais sentir la nervosité de mes compagnons de galère.

« Ils nous emmènent où ? »
« On ne sait pas, cela fait deux jours que nous marchons. »
« Je dois retourner chez moi. »

Des sourires tristes se dessinèrent sur les visages. A croire que cela était vain, jamais. Je devais savoir ce qu’il était advenu d'eux. Je me recroquevillas mais pas pour longtemps. Un autre ordre s’éleva et la colonne s’ébranla. Fait surprenant on nous sépara en plusieurs groupes. Je me retrouvai avec ceux qui m’avaient accueilli, je dois avouer que j’en fus soulagée et d’un seul homme nous nous mîmes tous en marche. Je ne savais pas qu’ils m’avaient tu d’autres détails sordides bien que je m’en doutais, je n’allais pas tarder à les découvrir. Je me déplaçais avec difficulté mais en serrant les dents. Certains étaient bien moins lotis que moi.

"Je m'appelle Enoa."

Allez savoir pourquoi, j'eus soudain le besoin urgent que l'on sache qui j'étais.



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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Sam 6 Juin - 16:41

Nous avions marché une bonne heure. Quoiqu’il ne fut pas vraiment possible de déterminer ce laps de temps. Les marécages avaient cette aptitude à distordre le temps. Entendez par là qu’il était tellement difficile de s’y déplacer que l’on avait la sensation de patauger des heures et des heures durant. Mais des sentiers existaient, bien cachés du novice. Voir nos ravisseurs se dépêtrer tant bien que mal apportait un léger baume à mon cœur. Nous n’avions pas échangé une parole car même la fraîcheur de la nuit ne parvenait à chasser l’oppression qui s’était emparée de nous. Je ne cessais de gamberger, de comprendre ce qu’il pouvait se passer, d’y trouver une logique mais rien n’y faisait, la terreur était seule maîtresse à bord de mon vaisseau.

A nouveau un ordre immobilisa la colonne sur une petite île. Nous allions enfin avoir les pieds au sec. Quelle idée que de traverser ses marécages de nuit et pourtant, ils semblaient savoir où ils allaient, en évitant certains pièges naturels de cette zone.  Et oui personne ne manquait à l’appel de leur côté comme du nôtre. On nous jeta dans un coin après avoir retiré la chaîne qui nous liait tous. Nos mains et pieds quant à eux, restèrent liés. Certains d’entres nous furent sommer de faire plusieurs feux tandis que d’autres devaient monter le campement. Pour ma part, on me laissa tranquille avec deux autres jeunes femmes. J’en profitai pour cacher ma besace, cachant le plus possible de mes trésors dans les innombrables poches de mes vêtements. Je crus un instant que l’on pourrait enfin souffler un peu mais l’avenir allait brutalement me contredire. Ils devaient être satisfaits de nous car bientôt nous fûmes regroupés avec de quoi boire et manger. De faibles quantités certes mais suffisantes pour nous maintenir. Je ne savais trop que penser de tout ça. Il était clair qu’ils voulaient nous garder en vie mais pour quel funeste dessein ?

Un calme sinistre régnait sur les lieux comme si la nature elle-même ne pouvait supporter ce qu’il se passait. Nous avions fini de nous sustenter mais je sentais mes compagnons tendus, inquiets sans parvenir à comprendre. Je me rapprochais d’Ocaen mais je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit. L’homme qui m’avait assommée venait de saisir une des deux autres femmes par les cheveux. L’un des hommes bondit mais reçu aussitôt un poing en pleine figure. Il s’écroula le nez probablement cassé. Au vue du regard que l’homme et la femme échangèrent, j’en déduisis qu’ils devaient être proches. La tension m’avait gagné, j’avais l’impression qu’un fleuve d’éclairs parcourait mon corps faisant hérisser mes cheveux. Il la traîna jusqu’au plus gros feu et la jeta à terre. La pauvre ne se trouvait qu’à quelques mètres de nous et un attroupement fit bientôt face au tortionnaire.

Ce Fot-en-Cul baissa ses frusques, ses intentions étaient soudainement très claires. Je réprimais un violent hoquet et bondis. Même mes compagnons furent surpris de la rapidité de mon geste. Les cris déchirants de la femme insurgeaient mon âme et me firent voler. Ce porc n’eut pas le temps de la prendre et les autres ne me virent pas venir. Non le spectacle était bien trop fascinant pour eux. Je passai mes chaînes autour de son cou et tirai d’un coup sec tout en les refermant. Je n’avais peut-être pas beaucoup de force mais je repliai soudainement mes jambes, pesant de tout mon poids sur le cou de l’homme. Angharradh me vint elle en aide ? Toujours est-il que j’entendis un bruit sec et l’homme s’effondra. Je me jetai sur le côté pour ne pas me retrouver sous lui et dans un cri de rage, j’écrasai ses bourses puis une douleur violente me coupa la respiration.

C’était maintenant moi que l’on tirait par les cheveux. Je mordis une nouvelle fois la poussière et un pied me maintint la tête au sol. Je dus blêmir, j’allais sûrement subir le même sort mais leur chef ne fut pas de cet avis. Lorsqu’il me redressa et plongea son regard dans le mien, je crus y voir la mort en personne et tout mon corps flancha. Mais il me tenait d’une poigne ferme, un sourire cruel aux lèvres.


« Nous savons récompenser les Audacieux la vilaine. »

Ma respiration s’accéléra, jusqu’à me faire haleter. Du coin de l’œil, je vis que l’on ramenait la femme vers ses compagnons et des larmes inondèrent mes joues. J’allais mourir mais au moins, je me serai battue. Vainement peut-être mais je ne m’en préoccupai guère, enfin de moins c’est ce que je croyais. Il me jeta à nouveau au sol et aboya je ne sais quoi à ses sbires. D’une seule main, il me maintenait à sa merci, terrifiée et sans défense. La tête tournée vers mes compagnons d’infortune, je constatai qu’on les rattachait. Personne ne me viendrait en aide, c’était sûr et certain. Je fermais les yeux, accablée et résignée. Il me souleva juste pour me montrer des tisons rougeoyants, sortant tout juste des flammes. Il y en avait exactement cinq et mes pupilles se rétrécirent alors qu’une terreur sans nom me paralysait.

« Tu as de la chance, ce soir nous allons te donner un nouveau nom la vilaine. »

Ce faisant, il déchira mes vêtements à hauteur de mon omoplate droit et y apposa le tison. Je poussai un long hurlement alors que ma peau grésillait et dégageait une odeur pestilentielle. La douleur semblait être le centre même de tout mon système nerveux et je sentis à peine lorsque le métal se détacha de ma chair meurtrie. Aussitôt un deuxième vint faire son œuvre, me plaquant au sol et me faisant hurler de plus belle. Au troisième je perdis connaissance.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Lun 8 Juin - 10:47

Je me réveillais lentement comme étourdie par ce cauchemar. Il avait été si réel que tout mon corps semblait encore souffrir de ces visions nocturnes. Petit à petit toutes ces images revenaient me hanter comme un sinistre présage. Sous mon visage, la douceur de la peau qui me servait de couche. Etrangement, son odeur n’était pas la même et je me rendis vite compte qu’elle était bien plus lisse. J’ouvris brusquement les yeux étouffant un cri. Le temps de faire le point, de ne pas reconnaître les lieux et je sentis des larmes noyer mes yeux. Non, je n’avais pas rêvé. Tout ceci était bien réel. Mes mains et mes pieds étaient toujours liés. J’étais captive et je poussai un long râle. J’avais mal derrière mon épaule droite et maintenant que je me souvenais j’avais la désagréable sensation que la douleur s’intensifiait. Pourtant elle n’était en rien comparable à ce que j’avais pu ressentir. Combien de temps avais-je dormi si l’on put dire ? Je me redressai tant bien que mal pour apercevoir une paire de chausses, puis deux jambes et enfin l’homme en entier. C’était leur chef, je couinais misérablement et me recroquevillai. J’étais dans sa tente, aucune échappatoire possible et toute ma superbe envolée. Ces tisons avaient eu raison de moi, ils m’avaient brisée. Il me regardait sans rien dire. Aucune émotion ne dansait sur son visage. Etait-il humainement possible d’être aussi impassible ? Impénétrable ? Cela ne faisait qu’aviver la terreur qui dansait la gigue en moi.

« Lève-toi la vilaine. Tu t’es assez reposé. »

Son ton était neutre, pas une seule nuance et je m’exécutai, comme un pantin dont le marionnettiste s’appelait peur. Je ne pouvais soutenir l’intensité morbide de son regard et baissai la tête. De longues minutes s’écoulèrent durant lesquelles je pus sentir son regard me scruter.

« J’ai soigné ta nom la Vilaine mais je suis incommodé par cette puanteur que tu dégages. Déshabille-toi. »

Toujours aucune intonation, ni colère, ni ordre, ni amusement. Cet homme me glaçait les sangs mais il ravivait ma rébellion. Je ne sais comment il put le saisir mais en quelques mots, il me fit comprendre la portée de mes chaînes. Elle n’était pas seulement physique. Non ça allait bien au-delà.

« Tu n’as pas le luxe jouer les jouvencelles. Je ne suis pas de ceux qui demandent plusieurs fois. J’ai vu combien tu étais attaché à tes compagnons alors protège-les, c’est un conseil… »

A nouveau j’obéis à son ordre et me retrouvai nue devant lui, cachant se que je pouvais de mes mains, rouges de honte. Contrairement à lui, je ne pouvais cacher la répulsion et l’horreur qu’il provoquait chez moi. Je pouvais sentir chaque muscle de mon visage tressaillir ou se contracter. Je me risquai à couler un regard dans sa direction. Il n’avait pas bougé, il ne dégageait toujours rien si ce n’était cette puissance qui me clouait à ses pieds.

« Lave-toi la vilaine, nous verrons ensuite ce qu’il adviendra de toi. »

Cette fois-ci j’eus un mouvement de recul mais un seul regard de lui en direction de l’extérieur me fit bouger.

« Les cheveux en premier. »

J’avisai trois baquets d’eau. Désemparée, ayant tellement peur de mal faire et de subir son courroux, je m’avançais tremblante vers le premier. M’accroupissant, je m’exécutais au mieux, préférant éviter de penser à la vision que je devais lui offrir. Je dus me retenir de pleurer car mon camouflage ne tiendrait pas longtemps dans l’eau. Mais il me fallait compter aussi avec mes nouveaux amis. Une fois terminée, je nouai ma chevelure en une lourde tresse et attendis, le dos voûté, sans me tourner vers lui.

« Lave-toi maintenant. »

Je plongeai un pied puis l’autre dans l’eau chaude et mousseuse. Au moins pourrais-je me cacher un peu mais c’était sans compter l’esprit de mon tortionnaire. Il s’était enfin levé et rapproché de deuxième baquet dans lequel je me trouvais. Sans un mot, il me tendit une brosse et du savon.

« Frotte énergiquement. »

Comme une illumination, je suis qu’il avait deviné pour mon déguisement et je déglutis. Je sentis soudain sa main glisser sur mon omoplate et me crispai, tous mes sens en alerte. La douceur de son geste me laissa perplexe. J’avais l’horrible sensation qu’il s’assurait que ma blessure se panse bien afin de juger de la qualité de ma peau. Cette caresse incendiait ma peau comme si des flammes la léchaient mais je serrai les dents. Je dus blêmir encore plus et me mis à trembler comme une feuille. C’était incontrôlable comme une frénésie. Il se recula, s’essuya et resta planté à me regarder faire. A nouveau, je fis ce qu’il m’avait dit, humiliée comme jamais. Lorsque j’eus fini, ma peau zébrée et écarlate me suppliait de mettre fin au traitement. Tendant une main vers le troisième baquet, il m’enjoignit à me rincer. Une fois ce supplice achevé, je me trouvai à nouveau nue devant lui et pour la toute première fois je le vis sourire. Je sentis mes jambes flancher mais je luttais de toutes me forces. Toujours aucune émotion dans l’étirement de ces lèvres.

« Tu es une véritable conspiratrice la vilaine. Les coups que tu as reçu ont laissé si peu de traces. Tes cicatrices, tes brûlures envolées comme par magie. Je vais prendre plaisir à découvrir tous tes secrets. »


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Jeu 11 Juin - 16:15

J’aurais aimé mourir à ce moment même tant je redoutais ce qui allait certainement m’arriver. Les yeux rivés au sol, je sursautai en sentant quelque chose me percuter. Le cri que je laissai échapper alors que mon cœur ratait un battement le fit rire. Même cela, il le faisait sans aucune émotion et j’étais persuadée de ne jamais sortir de ce cauchemar. J’en restai comme deux ronds de flan quand j’aperçu le tas de vêtement au sol et levai les yeux vers lui, complètement déboussolée.

« Tu veux peut-être que je t’aide à t’habiller la vilaine. Ou alors as-tu une autre idée en tête ? »

Ce faisant, il avança vers moi de quelques pas et je n’appréciai nullement son air. Je secouai la tête énergiquement et m’empressai de passer les habits, manquant par deux fois de perdre l’équilibre. Le spectacle devait toujours lui plaire car il ne me lâchait pas du regard. Il me restait un masque dans ma main droite que je finis par passer. C’était une tenue d’homme identique à celle que portait ses sous-fifres. A part le masque.

« Là, tu es bien mieux ainsi la vilaine. Tu m’attireras moins d’ennui ainsi. »

Mais que racontait-il donc à la fin ? Il était illogique dans ses propos. Je me tenais maintenant bêtement au centre de sa tente, comme un chien attendant l’ordre de son maître.

« Vas rejoindre les autres. Je te veux ici demain matin à la première heure. »

Il n’avait nul besoin de me menacer, sa seule posture en disait long sur ce qu’il pouvait bien me faire. Je reculai, jusqu’à ce que la toile se referme devant moi, laissant la nuit engloutir mon désespoir. On ne me laissa guère de répit. Une main lourde s’abattit sur mon épaule mais je n’avais plus aucune énergie pour sursauter, me défendre ou même hurler. Je me laissai emmener et bientôt je fus assise près de mes compagnons. Apparemment eux aussi avait subi ce même traitement mais les deux femmes ne pleuraient pas. Il semblerait qu’après mon coup d’éclat, des ordres avaient été donnés. Je retirai mon masque et pris une longue inspiration. L’odeur fétide des marais vint se transformer en goût amer au fond de mon palais mais il me paraissait doux. Ocaen se pencha vers moi et me chuchota.

« Est-ce-que ça va ? Que crois-tu qu’il nous réserve Enoa ? Leur chef t-a-t-il dit quelque chose ? »

Je secouai la tête. Chose incroyable, un sommeil de plomb commençait à envahir mon être et Ocaen sembla le comprendre. Il me fit une place contre eux et réchauffée par leur présence, je ne tardai guère à m’endormir, protégée par l’homme du Nord. Il ne restait que peu de temps avant le lever du soleil.
On m’arracha à mon sommeil et je me débattis en hurlant d’épouvante. Très vite, je repris mes esprits et sans m’en rendre compte, je me mis à courir vers cette maudite tente. On me poussa à l’intérieur sans ménagement et je reculai de trois pas. Leur chef était nu devant moi, il semblait m’attendre de pied ferme mais ce ne fut pas ce qui me paralysa. Non à vrai dire certaines parties de son corps  étaient recouvertes d’écailles. Son ventre, ses cuisses, ses tibias. Je ne parvenais pas à détacher mon regard de lui.


« Ça a l’air de te plaire la vilaine. Ça tombe bien. Approche, tu vas me laver. Et enlève ce foutu masque en ma présence. »

Je frémis de dégoût et m’exécutai. Mon masque trouva une place par terre et je m’approchai de lui, contrainte. Sans aucune gêne ou autre expression, il entra dans un baquet d’eau chaude et me tendit une éponge et du savon. J’avais pu apercevoir les écailles sur son dos et ses mollets. M’accroupissant, je passai l’éponge plusieurs fois sur le savon et finis par la mettre sur ses épaules.

« Frotte mais justement. »

C’est ce moment précis que choisit mon ventre pour se rappeler à moi. J'étais affamée.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Sam 13 Juin - 17:35

Il n’eut aucun geste ni parole, j’avais l’impression de laver une statue de marbre à quelques détails près. Je remontai mes manches, quelque chose me disait qu’il ne valait mieux pas interrompre son lavement. La position que je dus prendre réveilla le feu de mon omoplate droite mais je serrai les lèvres. Je fus surprise au toucher de son corps. Les écailles que j’avais pensées froides et visqueuses se révélèrent douces, lisses et chaudes. Sa peau par contre était gelée oui on pouvait dire ainsi. Par quelle magie une telle ineptie était elle possible ? Curieusement le dégoût que j’avais ressenti alors fit place à un intérêt que je n’aurais point cru faisable. Après avoir lavé longuement ses cheveux bruns, je passai sur le visage puis son cou, sa nuque et ses épaules. Il avait les yeux d’un vert profond, scintillants comme deux émeraudes et aussi tranchants que la plus fines des lames. Il n’était pas évident pour moi de soutenir un tel regard et je savais le mien particulier pourtant. Toutefois, je n’étais pas le sujet de ses préoccupations. Non il était à ses pensées, sûrement sombres et mortelles comme si d’être lavé par une tierce personne était chose courante pour lui. De quelle caste pouvait-il bien être pour être aussi familier d’un tel comportement. Vrai paradoxe, il piquait maintenant ma curiosité au vif. Mais la peur que j’éprouvais restait toujours tapie au fond de moi.

Mes mains disparurent sous l’eau et je sentis bien que je m’empourprais. J’étais pudique que voulez-vous et j’allais me retrouver à devoir laver TOUT son corps. Je dus me tordre pour atteindre le bas de son dos, en équilibre sur le bord du baquet. J’étais entrain d’attraper une suée et pourtant l’air était des plus frais ce matin. Mon omoplate était devenue brasier. Je passais devant lavant son torse et enchaînais aussi sec avec ses jambes. Il ne sembla même pas le remarquer, aussi continuais jusqu’à ses pieds. Il y avait une chance pour qu’il ne s’en soit pas rendu compte mais alors que je comptais m’éloigner, il me saisit le poignet droit. Surprise, je poussai un cri qui le fit sourire. Ce geste eut le don de provoquer mon ire mais je ne pouvais rien faire. Nous restâmes ainsi ce qui me parut de longues minutes. Ces yeux me transperçaient, me soumettaient sans que je ne puisse détourner le regard. Puis il m’attira à lui, se faisant frôler nos visages et chuchota au creux de mon oreille. Mon cœur battait la chamade, l’épouvante remplaçant le liquide vital qui d’ordinaire s’écoulait dans mes veines.


« Ne crois jamais pouvoir me duper la vilaine. »

J’étais fichue et paralysée. Il me repoussa et m’ordonna de retirer le haut de mes habits. Quand donc allait cesser ce jeu cruel ? Tremblante je m’exécutais et restai plantée là, au milieu de sa tente, lui tournant le dos. Je l’entendis sortir du bain puis se sécher. Là encore le temps s’étira avec un malin plaisir. Puis soudain, il posa sa main sur mon omoplate. Je me raidis, en me penchant un peu pour échapper à la douleur mais il me tint fermement de sa main libre. A nouveau, il eut ce geste doux, incompréhensible et tellement décalé par rapport à la situation. Il étalait un baume sur les brûlures.

« Dans quelques jours, tu ne sentiras plus rien, enfin peut-être. Vas-manger. Toi et tes compagnons devront vous tenir prêts. Vous allez devoir faire vos preuves si vous voulez rester en vie. »

Il s’éloigna et j’eus soudain très froid. Comment ça rester en vie ? Alors pourquoi tous ces soins ? Je gardai toutes ces questions pour moi et me rhabillai sans un mot. Comment annoncer cela aux autres ? Mais peut-être avais-je été la seule à croire qu’ils voulaient nous garder en vie. Enfin habillée, je tournai la tête vers lui comme dans l’attente d’un ordre mais il n’eut aucun égard pour moi et je quittai la tente, désemparée.



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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Dim 4 Oct - 11:24

On me mena directement à mes compagnons d'infortune. Nous avions tous les traits tirés mais étrangement nous nous portions bien. Balt dont on avait brisé le nez avait même reçu des soins. Ces comportements arbitraires et complètement illogiques nourrissaient la peur en nous. Ils savaient très bien s'y prendre pour rendre docile le plus revêche d'entre nous.

"Je n'arrive pas à comprendre ce qu'ils attendent de nous..."
"Ne cherches pas trop de réponses Ocaen, j'ai le sentiment qu'elles ne seront pas bonnes de toute façon."

J'opinais du chef, c'était une évidence. Ils nous faudrait seulement survivre et tenter notre chance quand celle-ci se présenterait. Bientôt un soldat s'avança vers nous et nous jeta nos frusques. Un instant décontenancé, je dus par la suite me retenir de me jeter dessus. Ce n'était pas la peine d'attirer leur attention. Je jetai un oeil en direction de la tente de l'homme aux écailles et mon sang déserta mon corps. Lui comme tous les autres nous regardaient sans un mot, sans un geste. Tous savaient ce que nous possédions en fait, j'en aurai mis ma main au feu. Nous nous résignâmes à récupérer nos biens et comme par provocation, je fouillais dans chacune de mes poches. Tout leur contenu avait disparu et il semble que ce fut le cas pour chacun d'entre nous. Dans un sursaut de colère, je me retournais juste à temps pour voir leur Chef disparaître dans sa tente et les hommes à sa botte retourner à leur occupation.

"Mordiable ! C'est quoi leur problème à ces pourceaux ?"

Je ne m'étais pas rendue compte de mes paroles mais je pus entendre mes compagnons d'infortune rirent d'abord discrètement puis aux éclats. Je ne tardais pas à faire de même, à bien y réfléchir la peur devait développer nos sens et ainsi nous vidions toutes nos tensions et autres terreurs pour un labs de temps certes court mais salutaire. Lorsque le calme revint enfin, personne ne s'était déplacé pour venir nous calmer. Et ça franchement, comme le reste, ça ne disait rien qu'y vaille. On ne tarda point à nous apporter de quoi nous sustenter. Et ce fut tout juste si nous eûmes le temps de finir notre maigre collation. On nous fit lever, sans nous séparer cette fois-ci. Nous étions trois hommes et trois femmes et eux, bien trop nombreux pour tenter quoique ce soit pour le moment. Nous nous mîmes en route et le camp fut bientôt derrière nous. Ce fut dans une sorte de clairière poisseuses que nous fîmes halte. Il y avait plusieurs soldats et deux de ces monstres. Je déglutis et me collai contre mes compagnons. C'est Ocaen qui ouvrit le bal. Il l'attirèrent au centre de la clairière et lui jetèrent une lourde épée et un bouclier. Alors c'était ça. Ces merdailles nous avaient nourris pour mieux nous achever. Comme s'il cherchait un quelconque combat égal ? Mais quelle folie les dirigeait donc ? La suite me donna tord sur un point. Un des soldats s'avança, avec une épée en bois et un bouclier. Il intima l'ordre d'attaquer à Ocaen. Il y eut un moment de flottement puis chacun de nous fut saisi et je ne sus qui d'Ocaen ou du soldat porta la première attaque. J'entendis des murmures autour de moi et lorsque je levai les yeux, je compris pourquoi. Leur Chef se tenait face à moi. Je venais de découvrir mon adversaire. Mais pourquoi moi ? Les soldats aussi semblaient se poser la question mais un léger mouvement de la tête de leur chef fit taire tout questionnement. Et comme à chaque fois, face à lui. Je sentis une peur irraisonnée s'emparée de moi.

Mais cette dernière fut bientôt renforcée par une colère sans nom. Je venais de me rendre compte qu'il avait avec lui tout mon attirail. Toutes mes potions, mes herbes, la dague que m'avait offert Ràna et bien d'autres trésors. Je marmonnais des insultes et il les entendit. Il se fendit même d'un sourire avec cette fois une émotion. Oui, je pouvais y lire de l'amusement. Sans crier gare, je lui bondis dessus bien décidée à les récupérer. Ce petit jeu venait d'avoir raison de ma réflexion. Ni une ni deux, un simple bâton vint s'enfoncer dans mon ventre. Je me pliais soudainement en deux, expulsant tout l'air de mes poumons et tombant à genoux.


"Tu crois réellement que cela va être aussi facile la Vilaine ?"
"Mon nom est Enoa ! Fot-En-Cul !"

J'avais grondé ces mots, peinant à reprendre mon souffle. Comme une imbécile je venais de lui prouver qu'il pouvait m'atteindre encore et encore. Mon insulte ne le toucha nullement, non elle l'amusa d'autant plus, je le perçus dans sa réponse.

"Mon nom est Àsgard la Vilaine. Passons aux choses sérieuses maintenant. Debout. "

Je m'exécutais avec peine et levais un regard chargé de mépris, de haine et d'envie de meurtre. Son regard à lui toujours aussi intense, fascinant et dérangeant, semblait satisfait. Il me jeta le bâton qui m'avait mis à terre et lorsque je le réceptionnai sa lourdeur me surprit. Non ce n'était pas un simple bâton, loin de là. En son coeur, figée pour l'éternité un métal sombre et rougeoyant.

"Qu'est-ce..."
"En garde la vilaine où tu périras bientôt."



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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Lun 5 Oct - 10:27

Je n'eus pas le temps de me mettre en garde que le dénommé Àsgard bondit en ma direction. Son propre bâton pointant comme une lance, rata-t-il exprès son toucher? Toutefois, je sentis l'effleurement sur ma joue droite alors que mon corps s'était déplacé par pur instinct de survie. Pas de dégât physique mais mon mental en prit un coup. Ils commençaient à prodigieusement m'agacer tous autant qu'ils étaient. Et lui, il voulait quoi à la fin ? M'apprendre que j'étais nulle au combat ? Ca je le savais et depuis fort longtemps. Il avait perdu son temps s'il était venu pour ça. Mes pensées furent stopper net par un second assaut plus lent. L'intention était claire, il attendait de jauger mes réactions. Soit, il allait être servi que je sache me battre ou non, ne me posait aucun cas de conscience. J'avançais à mon tour, enfin plutôt je me précipitas maladroitement, mon bâton fendant l'air. Ni une ni deux, il fit voler ce dernier sans que je ne sache comment et au passage, il m'avait asséné un bon coup sur les doigts. Une volée de jurons bien sentis m'échappa ce qui fit rire l'attroupement autour de nous et décupla bien évidemment ma colère. Mais j'avais tellement mal que j'étais pour l'instant dans l'incapacité de reprendre le bâton. Àsgard eut un geste qui acheva de me transformer en furie. Il jeta son bâton avec dédain et eut un sourire goguenard. C'en était trop et je lui sautais dessus comme la misère sur le pauvre monde. Sur son dos, les bras autour de son cou, je visais l'une de ses oreilles bien décidée à la mordre ou l'arracher. Mais il m'attrapa par le col et me fit voler dans les airs en un bel arc de cercle. Nos visages se frôlèrent, le mien exprimant une incompréhension infinie et le sien dégageant une douceur presque complice. Le choc fut brutal et me coupa le souffle, paralysant mon corps pour un bref instant. Une ombre sur moi, me fit lever les yeux. A nouveau je me perdis dans ces lagons d'émeraude.

"Relève-toi la vilaine. Je sais ce que tu vaux maintenant. On reprendra demain. Tu vas apprendre à te battre crois-moi."

Son ton était encore neutre mais dans ces yeux, une étrange lueur brillait. Il me saisit par l'épaule et je grimaçais par réflexe car il ne toucha nullement la chair meurtrie. Une fois debout, je me tins tant bien que mal et le suivit après qu'il m'eut enjoignée de le faire. Je ne pus m'empêcher de jeter un oeil à mes compagnons. Tous avaient subi le même test si je comprenais bien. Mais pourquoi faire ? Avait-il l'intention de nous enrôler de force ? Il fallait s'accrocher à cet espoir car cela voulait tout simplement dire survivre. Je priais ma Déesse pour ne pas avoir à porter la main sur l'un des miens mais vu nos ravisseurs. Il n'y avait guère de place pour l'espérance.

Une escorte m'entoura bientôt alors que je suivais misérablement leur chef. Nous rentrions tous au campement et quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans la tente d'Àsgard. Cette fois-ci, à mon grand étonnement, je notai la présence d'une autre femme. Je ne pus m'empêcher d'avoir un geste de recul et vins buter contre l'homme écailleux.


"Déshabille toi puis lave toi. Leena s'occupera de toi ensuite."

La dénommée fit un léger signe de la tête.

"Pas la peine de lui faire la conversation, elle est muette."

Je crus percevoir comme une douleur dans ses paroles. Comme à son habitude, il prit place dans son fauteuil. J'avais été folle de croire que je bénéficierai d'un peu d'intimité. Leena quitta la tente et je soupirai de dépit. J'avais bien retenu la leçon et je commençai donc par les cheveux et ainsi de suite. Une fois séchée, il vint derrière moi et posa une main gelée sur mon épaule. Je tressaillis mais aucun son ne franchit mes lèvres.

"Ta capacité de guérison est grande. C'est une bonne chose. Demain tu n'auras plus besoin de soins."

Ce faisant, il appliqua un baume sur mes brûlures, toujours avec cette douceur improbable. Très vite, je me détendis sous sa main. Je me surpris même à soupirer doucement.

"Rhabille-toi."

Je sursautai, un instant décontenancée. Avais-je pris goût à cette douceur ? Non impossible, mon esprit était juste complètement perdu. je m'exécutais puis attendis ses instructions mais il quitta la tente sans un mot. C'est Leena qui apparut dans l'ouverture et me fit signe de la suivre. Une fois dehors, je constatais que tous mes compagnons avaient été rassemblés et je me joignis à eux. L'escorte en place, le campement fut quitté encore une fois. Nous nous enfonçâmes dans les marais.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Jeu 8 Oct - 14:25

Il régnait un silence oppressant et la moiteur nous collait comme une seconde peau. J'avais la sensation d'étouffer et de disparaître dans la gueule béante d'un destin des plus funestes. Je n'avais pas encore réellement prêtée attention à cette Leena mais le regard qu'elle m'avait lancé en sortant de la tente m'avait tétanisée. Puis elle se cachait derrière sa capuche et ça aussi me donnait la chair de poule. Jetant un oeil aux alentours, je ne vis rien qui aurait pu m'encourager à prendre la fuite. Si seulement j'avais su. Notre trajet ne fut pas bien long et on ne tarda pas à nous attacher à un arbre si immense que tenions tous les six autour. Mais nous étions à bout et aucun son ou cri ne brisa le silence cotonneux des marécages. Oui à bien y réfléchir, nous n'attendions plus rien alors une épreuve de plus. J'attendais même la mort mais non, ce n'était pas encore notre heure. Leena s'approcha de chacun de nous et nous dessina un signe sur le front. Ses yeux étaient effrayants, fendus comme ceux d'un reptile et d'une couleur absolument pas normale. Enfin quand je dis d'une couleur, il y en avait plutôt plusieurs qui ne rendaient rien de beau. Non c'était tout le contraire, c'était juste terrifiant. Cette peur était palpable, elle sortait par les pores de notre peau. J'aurais même juré qu'elle formait une brume autour de nous mais je dois bien avouer que je devais perdre un peu la raison. En effet, nous nous trouvions en plein marais. Alors pour ce qui est des brumes, rien de plus normale comma explication. Un hurlement comme je n'en avais encore jamais entendu s'éleva dans les airs. Une chose était sûre, mes prochaines nuits allaient s'annoncer agitées car c'était comme si la peur la plus profonde, la plus irraisonnée avait une voix. Tournant la tête de chaque côté alors que mon coeur s'emballait, je fus incapable de savoir lequel d'entre nous venait certainement de mourir. Un second cri s'éleva, plutôt féminin mais il n'était pas aisé d'affirmer. Bon sang mais que se passait-il donc ? Je me démenais maintenant comme un beau diable mais rien n'y fit, nous étions solidement entravés. Mon tour vint enfin et Leena apparut devant moi.

Ce que je vis par la suite, je ne saurai vous le dire mais mes peurs les plus profondes auraient passées pour idiotes. Un serpent, un dragon, je ne sais pas quoi en fait ouvrit une gueule si grande que j'aurais pu y tenir dedans. Cette même gueule béante, suintante, parée de milliers de dents m'engloutit et ce fut à mon tour de pousser un hurlement comme jamais. Les hommes-taureaux, des gentils lapins à côté de ça. J'étouffais aussitôt, engluée mais bizarrement libre de mes mouvements. La matière qui recouvrait ma peau commençait à la ronger, faisant naître une douleur plus dévastatrice que les tisons. Un liquide glissa entre mes lèvres et me fis suffoquer. Je ne tardai à devenir aveugle et bientôt je ne poussai plus aucun cri car ma langue n'était plus. Levant mes mains dans un geste désespérée, j'entendis mes doigts s'entrechoquaient. Des os, de simples os qui se désagrégeaient aussi. J'étais entrain de disparaître, digérée par ce monstre et ce fut le noir.

Lorsque je repris consciemment, ce fut en hurlant et en voulant me lever. Peine perdue, les entraves me scièrent la peau et empêchèrent d'autres mouvements. Complètement hébétée, je respirais de façon hiératique, la bouche grande ouverte et des larmes ruisselants sur mon visage. Soudain j'entendis des murmures qui se firent voix familières.


"Calme toi Enoa ! Tout va bien ! Tu n'es pas seule."
"Ocaen ?"
"Oui et aussi les autres."
"On est mort ?"
"Non, pas encore du moins."

Un rire hystérique me fit convulser puis je finis par me calmer.

"Qu'est-ce-qu'il s'est passé ?"
"Elle dit qu'elle nous a marqué."
"C'est exactement ça. A partir d'aujourd'hui vous êtes tous liés. Si un seul d'entre vous tente de se sauver ou de faire quoique ce soit d'irréfléchi, les autres en subiront les conséquences."

Cette harpie venait à nouveau d'apparaître devant nous, toujours cachée sous sa capuche. Elle parlait dans nos têtes, faisant vriller nos tympans, je ne sais comment. Je n'y croyais pas un instant et cette maraude ne tarda pas à nous le prouver. Elle nous fit détacher et se saisit d'Ocaen qu'elle entraîna plus loin. Soudain, je fus terrassée. Mes jambes cédèrent alors que je revivais le même cauchemar mais pour de vrai cette fois-ci. Puis tout s'arrêta brusquement me laissant pantelante, comme mes compagnons. Leena et un Ocaen visiblement pâle, revenaient vers nous. Lui aussi était secoué, un léger filet de bave, lui coulait sur le menton et je me rendis compte que j'étais dans le même état. Qui était cette sorcière, que nous avait-elle réellement fait ? Elle ne nous donna aucune explication, nous fûmes seulement ramenés au camp.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Ven 23 Oct - 14:19

Les jours et les nuits s'écoulèrent au gré des entraînements de plus en plus intenses, brutaux. Nous ne savions toujours pas pourquoi mais nous nous battions pour nos vies. Malheureusement pour moi, leur chef découvrit rapidement ma vocation première. Je fus mise à contribution pour soigner les divers maux de chacun, prisonnier comme geôliers. Chacun de nous en plus s'était vu assignée une tâche comme si maintenant nous faisions partie des rangs. Mais en nos coeurs il n'en était rien.

Un matin, on entendit le son d'une corne. Alors que nous nous réveillions difficilement, le camp lui vibrait d'un effervescence presque insupportable. Cette fois-ci après nous être sustentés, on nous laissa enchaînés. Une sourde angoisse m'envahit et je me rendis compte que je n'étais pas la seule. Entre la capture, les entraînements et la marque de cette sorcière, on était maintenant persuadés d'arriver au bout de nos vies. Nous fûmes placés au centre du campement et grandement entourés. Alors que l'air ondula autour de nous, je fus prise de nausées violentes qui me plièrent en deux. Lorsque je repris mes esprits, je mis un moment à comprendre. Nous n'étions plus dans les marais, non nous nous trouvions sous terre, dans les couloirs enterrés d'une arène. On ôta enfin nos chaînes mais pour mieux nous enfermer derrière de lourdes grilles. Nous n'étions pas les seuls et comme nous tous étaient perdus.

Il y avait une odeur de sang dans l'air mêlée à de la peur. C'est fou comme cette dernière pouvait exalter les sens. Timidement nous nous rapprochions des autres groupes et de fil en aiguille, nous nous échangeâmes nos histoires. Eux aussi avait subi le même traitement et ils venaient de tout le royaume. Malgré ce qu'avait pu me dire mes compagnons, je prenais seulement conscience de l'ampleur de la situation. Qu'allait-il advenir de nous ? Personne ne savait pourquoi nous nous trouvions ici mais la réponse n'allait pas tarder à se dévoiler cruellement. Deux groupes furent choisis et amener au centre de l'arène. On leur donna des armes et la suite nous glaça le sang. Le discours ne fut pas bien long mais très explicite. Ils devaient s'entretuer, le groupe survivant se verrait par la suite enrôlée dans leur armée. Mes mains se mirent à trembler et c'est Ocaen qui me soutint alors que des larmes coulaient silencieusement sur mes joues. Comment pouvait-on imaginer des choses aussi tordues ? La seule chose qui me consola, c'est qu'aucun enfant ne se trouvait parmi nous mais était-ce vraiment un soulagement. Je préférai ne pas penser à ce qui avait pu arriver. Je me détournai mais c'était sans compter le sadisme de nos tortionnaires. Ils nous forcèrent à regarder le combat et je vomis plusieurs fois.

Profitant qu'ils ne pouvaient me voir, je fermai les yeux m'agrippant à la grille. Les coups et les râles me parvenaient, dessinant des images plus nettes que si j'avais eu la force de regarder. Le temps sembla s'étirer, vicieux complice prenant un malin plaisir. Lorsqu'enfin tout s'arrêta, je fus bousculée et ouvris les yeux. Il ne restait que deux survivants, hagards, couverts de sang et blessés. A genou, ils se laissèrent emmenés sans résister. Je sentis une nouvelle vague de larmes s'épancher. Et c'est aussi sans opposer la moindre résistance que nous suivions nos kidnappeurs. Lorsque l'on se téléporta, je n'avais plus rien à vomir et je m'effondrai de retour dans les marais.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Mer 28 Oct - 8:50

A nouveau des jours s'écoulèrent sans que j'en eu vraiment conscience. La fatalité avait alourdi nos épaules, fait taire nos coeurs. L'espoir avait mis les voiles laissant la peur seule maîtresse à bord. Nous n'étions plus nous même et c'est tout juste si nous nous parlions entre nous. Plusieurs fois je me surpris à vouloir mourir, tout arrêter plutôt que cette attente morbide. Mais à chaque fois le visage d'un elfe me redonnait espoir. Ràna, le seul elfe que je n'avais jamais rencontré, je ne savais pas pourquoi il occupait maintenant mon esprit. J'espérais de tout coeur que lui et les miens soient sains et sauf. On me tira brusquement de ma torpeur et on me fit clairement comprendre que j'étais attendue dans la tente de leur supérieur. Aucun son, ni souffle ne franchit la barrière de mes lèvres alors que je prenais la direction de cet endroit maudit. Cela faisait un moment qu'il m'avait laissé en paix, sauf pour les entraînements. Arrivée, je levais la toile et entrai sans même attendre que l'on m'y invite. Il ne fallait pas croire que j'allais faire preuve de bonnes manières avec ces rustres. Laissant mon regard parcourir l'intérieur, je le vis enfin et m'approchai de lui, toujours sans un mot.

"Regarde ça la vilaine. Je vais te montrer où nous allons."

Haussant un sourcil, je faillis bien lui éclater de rire au nez, les nerfs sans doute. Mais il déroula une carte qui me fit ravaler mon excès d'émotion. Ce n'était pas une carte ordinaire non, il y avait des choses qui bougeaient dessus. Ce fut plus fort que moi, ma curiosité me fit pencher en avant. Mes yeux s'écarquillèrent. C'était incroyable, on pouvait voir toutes les positions de l'ennemi et j'en frémis de voir l'importance de leur présence. Un rictus de peur et de mépris fit trembler ma joue et je sentis sa main se poser sur mon épaule. Aussitôt je me raidis. Me prenait-il pour un être si faible qu'il me dévoilait une chose si importante ? En même temps, il n'avait pas tort. Je ne brillais pas pendant les entraînements et mon sort dans l'arène ne faisait aucun doute.

"Ne t'en fais pas, tu viendras avec moi la Vilaine. Je prendrai soin de toi."

Je levais les yeux sur lui et déglutis. Je ne pouvais dire si c'était du lard ou du cochon car rien ne transparaissait dans ces traits. Mes épaules s'affaissèrent et je laissai échapper un soupir. Ainsi, ils avaient prévu des choses pour nous. Au moins allions-nous rester en vie encore un moment. Oui mais à quel prix ?

"Vas trouver tes compagnons et prépares les.  Nous partons demain à l'Aube. Maintenant laisse-moi."

J'opinai du chef et sortis de la tente à reculons pour heurter Leena. Je pâlis aussitôt et me confondis en excuse. Cette sorcière rigola ou du moins essaya et cela me flanqua la chair de poule. Tétanisée, les jambes tellement lourdes, je crus défaillir mais une voix s'éleva de la tente.

"Leena arrête de jouer et entre."

Le ton était autoritaire pas du tout comme quand il me parlait et je vis une lueur de jalousie briller dans les yeux de Leena. Elle me regardait comme si j'étais son pire ennemi, ce n'était pas faux mais je ne pouvais rien lui faire. Ces envahisseurs étaient par trop bizarres, impossibles à comprendre. C'est seulement lorsqu'elle disparut dans la tente que ma force me revint. Péniblement, je rejoignis mes compagnons et attendis ceux qui vaquaient à leurs tâches. Une fois tous rassemblés, je leur fis part de notre prochaine destination. Le désespoir dans leur regard me brisa le coeur, était-ce seulement possible ? Je les réconfortai comme je pouvais, au moins étions nous ensemble. Et je restai persuadée que ma déesse ne pouvait laisser ces monstres agir en toute impunité. Et je ne me trompais pas.

A quelques lieux de là, un petit groupe de résistants avançait vers nous. Ils étaient invisibles et indétectables grâce à deux d'entre eux et leurs formidables dons. Notre salut était proche mais nous ne le savions pas encore.


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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Ven 20 Nov - 10:26

La journée se déroula comme toutes les autres sauf que le temps avait pris un malin plaisir à s'écouler à vitesse grand V. Nous ne voulions pas bouger, nous ne voulions plus subir cela mais nous étions si faibles, si misérables. Plusieurs fois mes larmes s'étaient épanchées violemment sans que je comprenne comment je pouvais avoir encore la force de pleurer. A l'entraînement leur Chef m'avait donné une leçon douloureuse et croyez le ou non, il me laissa en paix par la suite et je pus me soigner. Lorsque nous nous retrouvions, le soir tombait et la quantité de nourriture apportée fut plus conséquente que d'habitude. Le voyage allait certainement être long et épuisant. Pourtant nous dévorions même si plus rien n'avait d'importance, nous étions affamés. Le repas terminé, nous nous rendions compte qu'une partie du campement avait été levé et que la moitié des troupes était sur le départ. De longs soupirs nous échappèrent, notre funeste destin était scellé et comble de l'horreur, on nous enferma dans une cage.

"C'est complètement débile, Leena nous a marqué."

Une gifle magistrale fut ma seule réponse et si mes compagnons s'élancèrent comme un seul homme, la porte de la cage mit aussitôt fin à leur rébellion.

"Ca va Enoa ?"
"Oui, oui. J'ai même pas mal."

Je mentais de façon éhontée mais cela nous fit tous rire alors que Louna passait du baume sur ma joue.

"Nous devrions essayer de dormir, les jours prochains risquent d'être fatigants."

Un horrible constat mais si vrai. Calés les uns contre les autres, nous finîmes par tous nous endormir.

Je me réveillai en hurlant malgré la main sur ma bouche et me débattis comme une furie. La voix d'Ocaen résonna à mon oreille et je me calmai aussitôt.


"Il se passe quelque chose Enoa. Tu es réveillée ?"

J'opinai de la tête et il ôta sa main de ma bouche. Tendant l'oreille, je perçus des grognements et autre cris de guerre alors que des armes semblaient s'entrechoquer. Une silhouette se profila et ouvrit notre porte. Nous restions tous estomaqués alors que le chef se penchait vers nous.

"Restez là-dedans si vous voulez vivre. Ce sera mon dernier conseil Enoa. "

Refermant la porte, il disparut dans l'obscurité. Son intervention avait eu le mérite de nous faire taire mais la peur acheva de perfectionner le bâillon qui ceignaient nos coeurs. Il m'avait appelé par mon prénom et j'étais sur le point de prendre conscience d'une chose importante mais elle m'échappait encore. Bientôt un silence pesant s'éleva et on put entendre des bruits de pas venir dans notre direction. Nous eûmes le même réflexe, nous terrer au plus profond de la cage.

"J'en ai trouvé les gars, ils sont sains et sauf !"
"Bien joué Gloïn."

Un nain ouvrit la cage et nous offrit un large sourire. Bien que l'on pouvait lire l'urgence dans ces yeux, il prit son temps pour ne pas nous brusquer.

"Vous êtes libres mais nous devons nous dépêcher."

D'autres silhouettes apparurent. Nos sauveurs étaient au nombre de six dont deux nains, trois humains et un loup-garou mais ça je ne pouvais pas le deviner. Prudemment nous sortîmes de la cage mais restions un instant méfiants. N'était-ce pas là encore un de leur tour sordide ? Mais promenant nos regards, nous découvrîmes ça et là des cadavres de nos ravisseurs. Sans savoir pourquoi, je m'élançais et fouillai le campement à la recherche de leur Chef. Je ne le trouvais nulle part mais j'en profitai au passage pour récupérer certaines choses. Mes compagnons d'infortune firent de même, nous avions enfin assimilés que nous étions délivrés. Fin prêts, nous rejoignîmes nos nouveaux compagnons et nous perdîmes en remerciements. Mais ils les écourtèrent, nous devions partir au plus vite.

Enfin nous étions libres mais d'un coup comme un seul homme nous nous stoppâmes. Nous n'avions pas oublié ce que nous avez fait subir Leena et plus personne n'osa faire un pas en avant. Péniblement j'expliquais la situation à nos sauveurs qui semblèrent perplexe. C'est Tracus qui fit le premier pas alors que nous nous raidissions mais rien ne se passa et nous nous regardâmes perdus. Puis le fou rire nous prit et nous nous élançâmes ivres de liberté, nos sauveurs peinant à nous suivre. Ce que nous ne savions pas c'est qu'ils avaient suffisamment blessé la sorcière pour nous libérer de ce maléfice. Nous calmant un peu, l'allure fut ralentie et nous suivîmes les instructions. Tout d'abord, il fallait prendre de la distance en se dirigeant vers le nord. Après deux jours passés ensemble, je pris ma décision. Voir mes compagnons d'infortune sourire à nouveau avait abreuvé mon coeur d'une résolution nouvelle, d'un espoir naissant. Je devais retrouver la découverte de mon mentor et l'amener au nord. C'était vital.


"Je suis désolée mais je ne peux pas. Je dois retourner dans mon village. Je dois savoir."
"Ne sois pas idiote, il n'y a plus rien ici. Je comprends mais crois-moi, tu vas t'infliger des souffrances inutiles."
"Je ne vous demande pas de me suivre."

Il venait de me vexer car au plus profond de moi, je savais qu'il avait raison mais peu importait. Ce besoin viscéral me guidait et pas question de le nier. Mes compagnons eux n'insistèrent pas et vinrent me dire adieu. Ils allaient au Nord et je ne leur en voulais absolument pas, j'espérais juste qu'ils y parviendraient et qu'ils resteraient en sécurité. Bree m'enlaça, me remerciant encore et encore d'avoir sauvé son honneur.

"On t'attendra là-bas Enoa. Sois sûre que tu nous trouveras quand tu seras prête à nous rejoindre."
"Merci Bree. Je viendrais vite vous rejoindre. Et puis je dois récupérer quelque chose de très important."

Elle déposa un baiser sur mon front et recula. J'observai une dernière fois mes compagnons, leur offrit mon plus beau sourire et me retournai.

"Doucement Colibri, tu ne crois quand même pas que je vais te laisser y aller toute seule ?"
"Quoi ? "

Je me retournai pour trouver Gloïn sur mes talons. Du haut de sa petite taille, il me toisa fier et sûr de lui. M'accroupissant je l'étreignis et entendis le nain ronchonner pour la forme.

"Je te promets d'être sage et puis je connais ces lieux comme ma poche. Nous gagnerons le nord sain et sauf, je te le promets."
"Il vaut mieux car nous n'aurons plus aucune protection magique, tu t'en rends compte ?"

Je haussai la tête et nous regardâmes le reste du groupe partir mais il semblerait qu'Alban ait aussi décider de rester avec nous. Cette attention me toucha au plus profond de mon âme. Ils ne me connaissaient pas mais ils venaient de me sauver la vie et surtout de remettre la leur en jeu pour me suivre dans ma quête désespérée.

"Merci, merci à vous deux."

Alban m'ébouriffa les cheveux et m'offrit un sourire plein de dents blanches et luisantes qui me réchauffa le coeur. Je pris la tête de notre petit groupe, direction mon village.



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Ràna Melro

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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Mar 19 Jan - 13:45

Et voilà maintenant que je courrai vers le village d'Enoa H. Jedodd.Enfin, plutôt vers son herboristerie que je connaissais bien maintenant.Oui oui, vous avez bien compris ! C'est Enoa que je cherchais. Et si ma raison me disait que j'avais bien agi en sauvant d'abord le roi, mon cœur lui me taraudait , disant qu'il était trop tard , que tout était de ma faute et que je n'allais trouver que ruines et cendres, tout comme les deux autres villages que je venais de traverser. Et pour me rassurer, mon sixième sens qui me picotait durement la nuque.Qu'allais je trouver?? Je savais de quoi étaient capable ses barbares. J'en avais malheureusement eu un aperçu avec l'assassinat ou plutôt l'exécution de la commandante des armées. Je n'avais rien pu faire. Cela aurait été un pure suicide que de se porter à son secours. J'aurai été abattu avant d'avoir fait six pas. Et puis ils avaient fait prisonnier le roi et c'est à lui qu'allait ma loyauté en premier. Le pire dans tout cela c'est que nous n'avions rien vu venir. Ils s'étaient abattus sur nous telle une nuée de sauterelles, dévorant tout sur leur passage. Les trois quart du pays était maintenant sous leur domination. Ne restait plus que le nord qui, grâce certainement à ses murailles, résistait encore . Il y avait aussi bien sur des poches de résistances ça et là , mais si peu. Heureusement pour moi, mon existence n'étant pas connu, je n'avais eu aucun mal à me dissimuler aux yeux et à la barbe de tous . Et c'est tranquillement dans les labyrinthes du château que j'avais mis au point l'évasion de notre roi.

Une évasion aussi spectaculaire que folle et osée !!! Et qui avait bien failli foirer aussi. J'avais décidé d'y aller seul. Pas question d'emmener Keléana dans cette folle entreprise. J'avais bien trop peur de ce qu'ils lui auraient fait subir s'ils la prenaient. De plus notre duo n'était pas "roder" et nous aurions pu nous gêner plus qu'autre chose. Et pourtant , cette fois là, j'avais reçu une aide inattendue de la part d'un couple que jamais je n'aurai cru croiser en des lieux si singuliers. un pro du camouflage et une fée , le tout dans une prison !! Quoi de plus naturel. J'avais aidé le premier à délivrer la seconde , et les deux avaient décidé de se porter volontaires à mes cotés pour sauver notre roi. Et si nous y étions parvenus , ce ne fut pas sans quelques péripéties. Enfin, nous en étions sortis vivants et en un seul morceau. Que demander de mieux.Le mettre en sûreté bien sur!!

Et c'est donc tout naturellement que nous avions formé une petite caravane , Keléana et Moon compris cette fois, traversant le pays pour amener notre souverain à l'abri derrière les murailles du nord. Voyage sans coup férir ,sauf pour une bande de pillards qui nous prient pour une bande de lapins de six semaines. Mal leur en prit. J'en éliminais six alors que Keléana en tuer quatre de sang froid et sans aucun remord. Et à ma question  lui demandant si tout allait bien, me souvenant l'effet que m'avait fait mon premier assassinat, elle me répondit par un petit sourire en me disant simplement qu'elle n'avait rien fait d'autre que ce qui devait l'être. Pas même le moindre petit tremblement. Que dieu me vienne en aide......J'espère ne pas avoir former un monstre.Enfin, elle m'avait prouvé ainsi qu'elle était prête, même si son apprentissage était encore en cours. C'est donc tout naturellement , et malgré ses protestations , que je lui avais laissé la garde de notre roi une fois rejoints la résistance. Puis je m'était autorisé à écouter mon cœur et c'est pourquoi j'étais entrain de courir sur cette route qui devais me mener vers celle qui avait fait naître bien d’étranges choses en moi.

Quand je parle d'étranges choses , comprenez par là des sentiments que je n'avais jamais ressenti pour une femme en cent quarante ans d'existence et qui normalement m'étaient interdit. Et si j'avais réussi à les nier au démarrage , j'avais bien vite été obliger de me rendre à ce qui était maintenant une évidence pour moi. Je désirai cette femme plus que tout au monde. M'aurait elle demandé de marcher sur la tête que je me serai aussitôt exécuté. Et le pire , c'est que dés notre première rencontre , mon cœur l'avait su lui.J'avais enchaîné en la voyant régulièrement ,prenant comme excuse ma promesse de lui apprendre à se maquiller. Elle était rapidement devenue  un petit as en la matière , me bleffant même parfois.  Mes visites s'étaient intensifiées. J'avais toujours besoin de quelque chose dans son herboristerie. Bref, il ne se passait plus un jour sans que je la vois. Et puis il y avait eu l'incident avec Moon. J'en avais été si .....Honteux que j'en étais resté cloîtré toute la semaine, ne sachant comment m'excuser. Sur ce, une nouvelle mission m'était tombée sur le dos. Je l'avais accueilli comme un soulagement . Sauf qu'elle m'éloigna de ma déesse un bon mois. C'est là que je compris ce qui m'arrivait.

Si j'avais mis cela sur le compte de ma solitude,bien que j'avais une apprentie, force d'avouer que c'était bien plus que cela. Elle n'avait cessé d'occuper mon esprit et c'est tout naturellement qu'à peine rentré , je filais la retrouver , au grand dame de Keléana et de Moon. A peine avais je pris le temps de me laver et de changer mes vêtements.Je n'avais même pas soigné mes blessures , ce qui me valu un beau sermon de la part de ma belle. Et là où j'aurai surement répliqué et claqué la porte auparavant, je n'avais dit mots. Elle m'avait assis de force sur une chaise avant de m'enlever ma chemise et de me passer onguents et crèmes .Je ne vous dit pas les doux frissons que ses mains sur ma peau firent naître en moi . Était ce partagé?? Je n'en savais rien , car si j'étais capable de tuer de sang froid, le courage me manquait de lui avouer ce trouble en moi. J'avais bien trop peur de la perdre en lui avouant mes sentiments s'ils n'étaient pas partagés. Et pourtant......Il le faudrait bien un jour. Et en attendant , J'étais là à courir comme un fou à sa recherche.

 Je sus avant même d'arriver que ce que j'allais trouver me déplairait. En cause cette  odeur de poutres calcinées qui flottait dans l'air comme dans les autres villages.Mon cœur rata un battement devant le spectacle que je découvris. Partout des toits effondrés, des poutres noircies et des murs éventrés par l'incendie qui avait fait rage. Un champs de ruines....J'accélérai encore mon allure , pour me figer soudain devant l'horreur qui se tenait devant moi. J'avais atteins la place du village et là....... Ce ne pouvait être qu' un cauchemar. Devant mes yeux un cercle de corps enchevêtrer les uns sur les autres et au milieu une pyramide de tête empalées sur des pieux de différentes hauteurs. Mes jambes se mirent à trembler. Je me forçais à avancer et à regarder cette pyramide , espérant ne pas trouver ce que je cherchais. Bizarrement, je ne reconnu aucune tête qui correspondait aux villageois que je connaissais maintenant pourtant bien. C'est surement encore plus égoïste , mais je ne vous dis pas le soulagement que je ressentis lorsque après avoir fini mon inspection macabre je ne la trouvais point.

J'allais me rendre jusqu'à son herboristerie lorsque je surpris un mouvement sur mon coté droit. Je me ruais dans sa direction et en sorti une frêle jeune fille tétanisée de me voir. Elle me supplia de l'épargner , qu'elle ferait tout ce que je voudrai.... Je passais un bon quart d'heure à la rassurer sur mes intentions et un autre fut nécessaire avant qu'elle veuille bien me parler.Elle m’expliqua qu'elle était de ce village.Qu'ils avaient surgi de nulle part, avaient tout ravagé et étaient repartis comme ils étaient venus. Elle et quelques enfants n'avaient eu la vie sauve que grâce à l 'intelligence de leurs parents qui les avaient caché sous un faux plancher. Lorsque , le cœur battant à tout rompre, je lui demandais si elle avait vu mon Enoa, elle me fit un petit signe non de la tête. Elle m'appris que les assaillants avaient formé toute une chaîne de prisonniers et étaient reparti sur le champs.Mon cœur bondit de joie.Pour un peu je l'aurai embrassé.Mon Enoa devait être en vie. Un espoir nouveau renaissait en moi. Je congédiais la petite lui disant qu'il ne fallait pas qu'elle traîne ici seule. Puis je m'efforçais de respirer lentement pour contenir ce que je sentais monter en moi. Mes tremblements se calmèrent , bientôt remplacés par une froide détermination. L'assassin reprenait le pas sur l'humain. J'allais retrouvé mon Enoa quoi qu'il m'en coûte.Je la ramènerai dans le nord où elle serait à l'abri. quant à ces...... Monstres, je les noierai dans leur sang. La chasse était ouverte et gare à celui qui se mettrait sur mon chemin.                          


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Ràna Melro

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MessageSujet: Re: /i\ EVENT /i\ Quand l'espérance ploie, la liberté se meurt... /i\ EVENT /i\    Mer 13 Avr - 15:21

J'avais visité tous les villages aux alentours en un temps record. Je du bien me rendre à l'évidence. Ne la trouvant nulle part , elle avait surement du se faire capturer par ses immondes choses. Je décidais alors de retourner brièvement au château histoire de m'équiper pour l'aventure que j'allais entreprendre. Mon costume noir d'assassin, mon masque de mort, mes très chères lames ainsi que ma hache et mon marteau de guerre . Un peu de vivre pour commencer et le tout dans un petit sac facile à transporter. Je revins au village de ma belle et me jeter à corps perdu à la recherche de traces pouvant me guider. Trois jours!!! Je mis trois jours avant de trouver et d'être sur de moi. Je crus même un instant qu'à vivre ainsi en société , j'en avais perdu mes instincts d'elfe. Heureusement pour moi ce n'était pas le cas. C'est plus déterminé que jamais que je me lançais donc sur la piste de celle qui faisait maintenant vibrer mon cœur.

Ce ne fut pas chose facile , les traces avaient été plus ou moins effacées par les intempéries mais jamais je ne lâchais prise et c'est ainsi qu’après deux bonnes semaines je tombais enfin sur  le campement. Malheureusement  je me rendis rapidement compte que ma bien aimée ne s'y trouvait plus. De la chaîne de prisonniers , pas la moindre trace. Ne restait plus qu'une quinzaine d'hommes ainsi qu'une vieille femme et une autre pas encore adolescente. Ils avaient gardé ces deux dernières pour s'occuper des taches ingrates, ne manquant pas de les battre quand ils en avaient envie, juste histoire de s'amuser. Je faillis passer mon chemin mais une petite voix en moi m'en retint . Il était temps de commencer à leurs instiller la peur. Et qui sait, peut être que la vieille dame pourrait me donner quelques petits renseignements?Je décidais donc de passer à l'action lors de ma troisième nuit d'observation. ils étaient si bien organisés que cela en serait presque trop simple. Je m'habillais tranquillement et mis mon masque. Je savais très bien l'effet qu'il produisait sur mes victimes et j’espérais bien en jouer.
Je sentis aussi à nouveau cette froide détermination m'envahir. Pour la première fois j'avais envie de tuer. Et c'était ce que je faisais de mieux.

Mon entrée fut des plus discrète , la suite beaucoup plus fracassante. Les idiots. Un seul garde pour une entrée plus grande que celle du château. Ils devaient vraiment se sentir en sécurité. Il était temps d'y mettre bon ordre. C'est donc facilement que je me glissais derrière le garde avant de lui passer une fine cordelette autour du cou et de tirer dessus avec toute la haine que je ressentais, l’empêchant ainsi d'émettre le moindre son, avant de me mettre dos à lui et de le faire passer au dessus de moi. A la seconde même où son séant touchait terre , je lui brisais la nuque dans un craquement horrible. Le bruit dut attirer l'attention de son supérieur qui n'eut guère plus de chance, le carreau de mon arbalète se frayant un chemin entre ses deux yeux, explosant l'arrière de son crane tout en le fixant sur le montant de la porte de sa tente.Je me glissais ensuite telle une ombre dans le premier des baraquements où dormaient six de ses hommes. Je les égorgeais sans leur laisser la moindre chance. Mais cela ne m'amusa pas. Pire....Je me sentis frustré. Je voulais les entendre gémir et voir cette petite étincelle de vie s'éteindre en eux. La chance me sourit alors que j'allais entrer sous la deuxième tente. Un des soldat était sorti pour épancher une petite envie toute naturelle. Je m'approchais derrière lui un sourire aux lèvres.

" Salut l'ami!! Besoin d'un coup de main??"

Le soldat tourna d'abord sa tête avant de se retourner complètement pour me faire face, lâchant au passage sa......Enfin ses choses de la vie. Il me regardait maintenant avec des yeux ronds comme un hibou.

"Mais.....Mais......Qui êtes vous??"

Je pouffais de rire avant de reprendre mon sérieux.

" Heu......Ta mort!! Mais tu ne devrez pas plutôt crier pour alerter ce qui reste de tes compagnons? "

L'autre me regarda d'une tête d'ahuri avant de se mettre à beugler. Enfin.....C'était pas trop tôt. Je calmais ses hardeurs en lui coupant le sifflet d'un lancer de couteau parfaitement réussi. Juste à temps pour voir cinq autres ahuris sortir de la tente à moitié réveillés, se demandant ce qui se passait. Me voyant, ils hésitèrent un instant avant finalement de resserrer leur prise sur leur arme et de m'encercler. Bonne tactique sauf que j'étais formé pour ça aussi. Je les laissais tourner autour de moi cherchant lequel oserait être le premier. Ce fut celui avec son sabre. Mauvais choix. Je parais le coup de ma hache avant de secouer un peu trop sa cervelle du plat de mon marteau de guerre. J'enchaînais aussitôt avec le petit futé qui avait tenté d'en profiter pour m'embrocher par derrière. Mon marteau rencontrant son épée et ma hache sa tête qui alla valdinguer aux pieds de celui avec sa lance. Un débutant celui là. Et lorsqu'il se décida à me charger , je n'eus aucun mal à éviter son coup, tranchant au passage sa lance en deux pour mieux la retourner contre lui et lui planter en pleine poitrine. Je me retournais vers les deux gaillards restant.

"J'espère que vous allez faire mieux."

Les voyant hésiter et n'aillant nulle envie de leur courir après, je lâchais mon marteau et ma hache, saisissant mes deux lames pour être à égalité avec eux. Cela dut les ragaillardir car ils me chargèrent alors comme un seul homme. Le tout fut fini en quelques secondes. Le premier cherchant vainement à remettre ses entrailles en place pendant que l'autre tenait son cou à deux mains pensant peu être qu'ainsi il empêcherait son sang de couler .Ma faim n'était toujours pas calmée et pourtant j'allais devoir laisser vivre le dernier. D'ailleurs il était où celui là?? J'entrais sous la tente pour l'y trouver , tremblant de peur , son couteau sur la gorge de l'enfant . Lui aussi était bien jeune.

"N'a....N'approche pas où je la tue. "

"Crois tu que j'en ai quelque chose à faire ??Mais tu as de la chance j'ai besoin d'un messager. Lâche ton arme et je te laisse la vie sauve. "

Le gamin hésita avant finalement de laisser tomber sa lame. Je fondis sur lui plus rapide qu'un éclair, lui mettant la pointe d'une de mes lames entre ses reins avant de le faire sortir et de lui faire faire le tour du camp.

"Regarde!!!! Regarde et mémorise bien. Tu va retourner voir les tiens et leur raconter. Dis leur bien que l'ombre de la mort est juste derrière eux et qu'elle viendra bientôt  les emporter.
Maintenant file avant que je ne change d'avis. "


Le jeune homme ne demanda pas son reste et , sautant sur un cheval, fila au triple galop. Je retournais alors à la tente . La vieille dame et la jeune fille tremblèrent en me voyant. J'enlevais alors mon masque et m'approchais d'eux. Je les rassurais et leur expliquais qu'ils étaient libre. Je leur donnais une adresse où se rendre pour qu'ils soient en sécurité et leur donnais des vivres pour la route. Mais alors qu'ils allaient partir, la vieille dame m'attrapa la main et la retourna tout en plantant son regard dans le mien.

"Qui es tu l'elfe??Je vois pas en toi cet assassin que tu prétends être. "

Je la regardais étonné avant d'essayer de retirer ma main sans y parvenir. Sa poigne était impressionnante....

"Mon nom ne te dirait rien. Et tu devrais me lâcher , tu as de la route à faire. "

La vieille ricana avant de se pencher sur ma main.

"Je vois bien de drôles de choses....Le gamin est bien trop vite devenu un adulte. Beaucoup de tourments et de sacrifices....... Oh!!! Une femme....L'objet de ta quête!! L'elfe au cœur de pierre ne serait donc qu'une façade??Une tempête je vois aussi. Rien que pour toi. "

Une femme....Bon sang mais comment pouvait elle voir ça?? Etait elle une sorcière??De plus j'en avais oublié dans ma soif de sang de lui demander des renseignements, ce qui je fis aussitôt et qu'elle me donna sans plus tarder. J'appris ainsi que ma princesse était bien dans la chaîne . Cela aurait du me réconforter de la savoir encore en vie mais ce que la vieille me dit ensuite me glaça d'effroi. J'appris qu'ils avaient marqué aux fers rouge la dame de mes pensées et que le chef avait jeté son dévolu sur elle. Je faillis en hurler de rage. Je ramassais à la hâte mes armes et alors que j'allais partir , la vieille dame me héla encore.

"Fais bien attention l'elfe. Dans ta quête tu pourrais bien y perdre ton cœur et ton âme....."

J'émis un petit rire nerveux.

"Pour mon cœur c'est déjà fait. Pour le reste.....Qui vivra verra...."

Je leur tournais le dos et partis dans la direction qu'elles m'avaient indiqué.


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